Alors là, l’aventure est au coin de la rue… Chemins de traverses, nationale 7, course d’orientation, impasses, tours et détours, expédition himalayenne… L’emploi c’est par là ?

Dans le sous-continent des mesures, des prestas et des contrats, c’est comment qu’on sort de là ? Par le réseau ? A l'aide de coopérations diverses ? Comment prendre en compte les besoins et les désirs des publics dans cette complexité ?

Quel sens prend l'accompagnement dans votre pratique quotidienne ?

Dimanche 12 février 2006
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Commentaires

Accompagnement en cours...à propos d'aide
De Saint-Denis elle vient pour rencontrer un Cip d'un centre d'accueil de jour d'Emmaus quelque part dans Paris.
Ca m'a fait "bizarre" même après qu'elle m'ait dit qu'une amie lui avait parlé d'Emmaus "qui aidait les demandeurs d'emplois".
Donc elle avait "pas assez d'aide" à Saint-Denis...(besoin d'aide, c'est "con" mais déjà énorme et ça fait parcourir (déjà, encore...) quelques km à une "D.E." comme ils disent.
C'est fou ça alors que c'est paraît-il un coin du 93 ou il y a le paquet de mesures, dispositifs et en plus le Stade de France et la Plaine qui accueillent des centaines d'employeurs avec même Luc Besson.
Commentaire n° 1 posté par GRONONO le 24/02/2006 à 00h04
Ca fait 2 mois que j'interviens sur un espace emploi d'Emmaus. Je connaissais pas les publics "S.D.F." sauf les représentations que j'en avais.
Donc la réalité de l'action (et quelques saines lectures dont certaines recommandées dans ce blog) me fait prendre conscience que :
1-la plupart de celles et ceux que je reçois n'utilisent pas les institutions (donc les ressources) liées à l'insertion pro.(M.L., Espaces Insertions, A.L.E., P.L.I.E.) : "on" est parfois inscrit mais rien de plus...,
2-les retours pour celles et ceux qui sont inscrits sont globalement négatifs (décalage entre la commande/pression sur les institutions donc influence sur le travail de Cip?) : logique de placement à l'emploi directe (sans travail de fond avec la personne et/ou mise en attente du public...supposé donc trop loin de "tout"),
3-quid de l'accès au logement sur un territoire...sans logements pour ces publics sans emplois(!) mais qui en veulent un?

Vous me direz, bien naïf le bonhomme ; certes mais ça dure depuis un paquet de temps cette histoire alors je réfléchis, à mon petit niveau, et j'essaie avec mes moyens et ceux de la structure d'engager des "stratégies". Hors travail de réseau point de salut et aussi réflexion projet pour la structure : créer les passerelles, les actions qui feront que des solutions naissent (dont relation employeur quasi inexistante là où je suis. Les Travailleurs Sociaux prennent dans la tronche un flux énorme de demandes et tous ne sont pas professionnelles de l'insertion pro).
Commentaire n° 2 posté par GRONONO le 03/03/2006 à 09h13

Note : les publics que je reçois me sont orientés par les travailleurs sociaux de la structure. "Le principe" c'est prendre en compte "quiconque" formule une demande d'aide en rapport à l'emploi/formation.


Je sais, ne pas formuler explicitement n'est pas ne pas vouloir...alors quand je suis en "attente" du client, à l'accueil, je m'immerge tant que faire ce peut et j'essaie de re-lier. Par ces échanges, j'ai capté quelques accueillis ("accueillis" ce sont les usagers d'Emmaus).

Commentaire n° 3 posté par GRONONO le 06/03/2006 à 23h10
La personne de Saint-Denis a été pris en charge...à Saint-Denis.
Commentaire n° 4 posté par GRONONO le 06/03/2006 à 23h11

Être SDF n'est pas forcément un atout aux yeux des recruteurs (non ?! si...).

Preuve par les faits: des collègues organisant le recrutement de 15 jeunes sur une passerelle entreprise. Eh bien l'organisme de formation et l'employeur ont recallé un jeune SDF, soit-disant parce que ses résultats aux tests étaient mauvais.

Après vérification, ils étaient bons... C'est quoi la phrase de Sénèque sur la page d'accueil déjà ?
Commentaire n° 5 posté par Mr TANG le 17/03/2006 à 11h35
PETIT CONTE DE FAITS (d’après une histoire vécue) Il était une fois, dans une citée de banlieue fort délabrée, un jeune désoeuvré qui s’interrogeait sur son avenir. Sur le conseil d’un ami, il s’en alla trouver de l’aide chez la bonne fée Mission Locale qui l’accueilli à bras ouverts : « - quel est votre problème, jeune homme ? - j’ai grand besoin de travailler, mais je ne sais où m’orienter. - Qu’à cela ne tienne, jeune homme, nous allons vous éclairer. » On appela bien vite Monsieur POP* afin de tricoter à notre jouvenceau un projet sur mesure. Après trois semaines de dur labeur, un beau projet, tout cousu main, vit le jour. Le jouvenceau, tout ébahi, était impatient de se mettre à l’œuvre en intégrant la formation qui devait lui ouvrir les portes de l’avenir. La bonne fée lui dit alors : « - Il nous faudra d’abord aller quérir quelques subsides. Mais dites-moi, jeune homme, vous avez, me semble-t-il, une RQTH* de la COTOREP. - Oui, ma bonne dame. - Cela est très intéressant : vous allez donc de ce pas vous rendre chez Madame CAPEMPLOI* solliciter un financement pour votre beau projet. » Aussitôt dit, aussitôt fait. Le jouvenceau arrive alors avec son beau projet, si bien tricoté, dans la maison de Madame CAPEMLOI. « - Que puisse-je faire pour vous ? lui demande la maîtresse de maison. - S’il vous plait Madame, accordez-moi quelques subsides pour financer ma formation. » La maîtresse de maison examina alors attentivement le beau projet et constata avec horreur que la bonne fée, sans penser à mal, avait simplement oublié de s’enquérir auprès du jouvenceau de la nature de son handicap et des contre-indications médicales qu’il entraînait. Il est vrai que le jeune homme ne présentait aucun signe extérieur de handicap. Il était cependant reconnu en catégorie C par la COTOREP. Le projet, si bien tricoté, et dans lequel le jouvenceau avait mis tous ses espoirs, venait de tomber à l’eau. Le jouvenceau, dans son bel enthousiasme, affirmait qu’il n’y avait pas de problème, niait le handicap, minimisait les symptômes et refusait de voir la réalité en face. Il lui faudra bien du courage pour faire le deuil de son cher projet et songer à le remplacer. *POP : Projet d’Orientation Professionnelle *RQTH : Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé *CAP EMPLOI : structure spécialisée dans le reclassement professionnel des Travailleurs Handicapés
Commentaire n° 6 posté par pioupiou6 le 17/03/2006 à 18h42
C'est quoi la morale de ton histoire PIOU PIOU?
La Mission Locale a mal fait son boulot acr questionnement pas assez approfondi du jeune homme sur sa situation ?
Ou responsabilité du jeune homme qui a nié son handicap?
Ou encore trop grande rapidité dans la "propostion de solution" ?

Pas de jugement de valeur de ma part, je cherche juste à comprendre.
Commentaire n° 7 posté par Mr TANG le 21/03/2006 à 21h42

La petite fable n'a pas vraiment de morale, elle veut seulement souligner l'importance de la prise en compte du handicap  dans la construction d'un projet. Je ne mets pas en cause le travail de la

Commentaire n° 8 posté par pioupiou6 le 22/03/2006 à 18h43

Cette petite fable n'a d'autre prétention que de souligner l'importance de la prise en compte du handicap dans la construction d'un projet professionnel.


Chaque personne handicapée est soumise à des contre-indications médicales que l'on ne peut pas occulter. Aucune demande de financement ne peut être présentée si le projet n'est pas compatible avec le handicap (cela paraît logique).


Je n'incrimine pas la ML car je suppose que le jeune avait masqué son handicap principal derrière un léger handicap secondaire. La catégorie TH C aurait peut-être pu éveiller la méfiance, mais je comprends que l'apparente bonne santé et l'enthousiasme du jeune aient fait passer le problème du handicap à la trappe.


Cette histoire malheureuse met en évidence des faits qui, sans vouloir donner de leçon, peuvent gagner à être connus.


 

Commentaire n° 9 posté par pioupiou6 le 22/03/2006 à 19h11
...la catégorie C (une catégorie de plus soit dit en passant) c'est vrai aurait du éveiller l'attention du CiP ; mais peut être que le Cip était en surcharge de travail, enchaînait les entretiens...que sais-je ; je veux dire par là que cette "bourde" à certainement de multiples causes et il serait interressant de connaître l'histoire de cet accompagnement afin d'alimenter la réflexion.
Par exemple, une analyse de pratique selon vous aurait elle pu permettre de mesurer la qualité de l'acte pro.?

Dans ma modeste action de CiP, j'essaie à l'issu de chaque entretien de poser cette analyse. Souvent cela me permet de réaliser des manques (mais aussi des plus).
Je prends aussi 10 mn de pose entre chaque rendez-vous ce qui peut paraître un luxe dans beaucoup de structure soumise à de fort flux à gérer.
A la fin de mes rendez-vous j'ai instauré une synthèse que j'effectue oralement auprès de l'équipe des Travailleurs sociaux (qui font la liaison avec les publics les autres jours où je ne suis pas présent) ; c'est donc une "occasion" supplémentaire pour alimenter la réflexion et prendre du recul à chaud d'autant que cela suscite le questionnement.
Commentaire n° 10 posté par GRONONO le 23/03/2006 à 19h16
Ca me prend...
Ne sommes nous pas plus dans l'orientation-conseil que dans l'activation d'un processus de changement?
Je pose cela un peu (beaucoup?) en liaison (pression?) avec ce qui émmerge de ce que les publics de l'exclusion me dise (sans violences, jamais pour l'instant) au sein de  "l'espace emploi" où j'interviens...trop peu et mal.
Pour beaucoup ils ont "suivi sagement" les chemins tracés par les dispositifs et mesures dont ils relevaient...trop souvent en vain, trop chiants les exclus avec leur(s) rupture(s) qui ne sont pas "que" l'explosion de la cellule familiale et/ou le licenciement brutal, trop lourd à accompagner.
Et puis ils viennent, certains, tout de même, avec toujours le désir de s'en sortir, travailler et s'employer...
Moi, je pense qu'on fonctionne à l'envers dans cet espace pour des tas de raison dont une : ce n'est pas assez réfléchi (moi compris), on se contente, on s'illusionne, on surnage et puis ils viennent, d'autres encore, ça fait des stats ces allées et venues.

Ils passent et repassent, ça m'énerve et je m'énerve aussi après moi. Je repense à mes APP à chaud du "début" : j'ai bein mené mon entretien d'accueil, le cadre était posé, j'ai bien vérifier l'adhésion, la comprehension, j'ai bien observé, j'ai reformulé, suite à donner, demander le ressenti...oui, il y toujours de la matière à l'APP ; ils parlent, ils ont confiance, ils le disent...et puis plouf, je suis comme un con, isolé dans mon isolement.
Mais bon, de cette petite colère il faut faire quelque chose.
Donc, réfléchir et faire réfléchir, mon responsable, tout le monde, pour faire autrement et mieux. CiP c'est ça, mieux ou arrête.
Je vous tiendrais au courrant...pour ceux que ça interresse.
Commentaire n° 11 posté par GRONONO le 09/05/2006 à 23h22
Un petit coup de blues par rapport à ton métier et l'éthique que tu en avais? Même si tu ne peux pas faire les choses comme tu l'entends, il reste toujours quelque chose de positif de l'entretien que tu as eu. Même si tu as l'impression de ne pas avoir été efficace à 100%, d'avoir pourtant appliquer ce que tu as appris et ce que tu penses être le mieux dans cette situation, il reste que tu as accordé du temps, que tu as crée un lien social si ténu soit -il....se remettre en question c je pense la base de ce métier mais se dire que rien n'est inutile que c toujours ça de gagner permet d'avoir confiance en l'avenir et d'avancer. Et c ce que tu fais à la lecture de tes différentes interventions, donc continues. Valérie.
Commentaire n° 12 posté par valérie le 13/05/2006 à 11h00
Merci de ce retour Valérie...je sais pas si c'est du blues mais de la frustration certainement.
Je le mets aussi en perspective avec le fait que comme je n'agis pas à temps plein (loin s'en faut) il y a forcément un décalage (des écarts) dont il faut prendre la mesure.
Donc agir en conséquence...je vous tiendrais au fait des évolutions concrètes.
Commentaire n° 13 posté par GRONONO le 14/05/2006 à 14h38
D'une personne au chômage, de 60 ans, qui suit une initiation informatique que j'anime :
"J'ai accepté le stage (prestation création d'entreprise de l'ALE dont elle dépend) car j'ai eu peur qu'en refusant ce que me proposait le Conseiller je me fasse radiée..."
Commentaire n° 14 posté par GRONONO le 02/06/2006 à 16h05

Elle n'a pas complètement tort cette personne : tout dépend du conseiller mais  la consigne est qu'après un refus de prestation, la deuxième proposition  doit être acceptée.  En tout cas il PEUT y avoir sanction.

Et par les temps qui courent....
Commentaire n° 15 posté par Mr TANG le 16/06/2006 à 00h08
"Un ancien combattant - un jeune : un tandem pour l’emploi" (source : http://www.anciencombattant.com, 15/06/2006)
Mobiliser les anciens combattants pour accompagner les jeunes vers l’insertion professionnelle et l’emploi, c’est le pari lancé par le ministre délégué Hamlaoui Mekachera qui a signé le 13 juin avec son homologue chargé de l’emploi Gérard Larcher une convention partenariale se résumant par la formule : « Un ancien combattant, un jeune : un tandem pour l’emploi ».
Ce nouveau dispositif gouvernemental s’inscrit dans le cadre du CIVIS (contrat d’insertion dans la vie sociale). Ainsi, « le parrainage par des Anciens combattants de jeunes bénéficiaires du CIVIS se présente comme un mode d’accompagnement enrichissant les réponses apportées aux jeunes en difficulté d’accès à l’emploi et portant une forte dimension citoyenne », selon le communiqué du ministère. Cette convention constitue la principale mesure du plan du monde combattant en faveur de l’emploi qui a été présenté par Hamlaoui Mekachera en conseil des ministres le 21 septembre 2005. Les Ecoles de reconversion professionnel de l’ONAC (Office national des anciens combattants et victimes de guerre) sont désormais ouvertes à des jeunes en difficulté et orientés par des missions locales pour l’emploi. Ceci est une nouveauté car jusqu’à présent, ces écoles étaient consacrées à la formation de militaires en reconversion professionnelle.
Commentaire n° 16 posté par GRONONO le 16/06/2006 à 22h00
Re-bienvenue Monsieur TANG, tu nous manquais, diable!
Alors comme ça il ya aussi prestation sous pression, c'est donc que la peur de cette dame était fondée.
Misère de misère, ça par en vrille très sérieux.
Il paraît que pour les C.A.E. et C.I.E. vous avez explosé les quotas (donc les enveloppes budgétaires initiales) et qu'ils vous demandent de ralentir "la vente" de ces contrats aidés.
Peux tu confirmer?

Je me permets une bise!
Commentaire n° 17 posté par GRONONO le 16/06/2006 à 22h06

Mais tu peux te permettre, on est entre nous, vu le nombre de participants ! Non, je déconne, il y a des lecteurs aussi....

Pour répondre à tes questions, OUI c'est assez rigolo de voir les aides de l'Etat fondre avec l'arrivée de la chaleur. Je te fais le scénario, ô combien prévisible, de ce qui s'appelle une politique à courte vue:
1) C'est la fête des patrons : tout employeur du secteur privé (ou assoc) qui embauche peut bénficier d'un CIE. C'est-à-dire que TOUTE personne embauchée, qu'elle soit en difficulté ou non, sur diplômée ou non, rentre dans la case (je parle pour la région IDF). C'était quand m^me une aide qui était accordée la plupart du temps sur la base de 47% du SMIC brut et pendant 24 mois !

2) En janvier 2006, fini la grande braderie sur les fonds publics : sans tambour ni trompette un petit mail interne nous murmure que les aides (je parle pour le CIE, mais pour le CAE itou) diminuent... de moitié : plus que 12 mois et des primes plus serrées.

3) Au printemps, la cigale Etat s'aperçoit qu'elle a mangé tout son pain blanc alors que les rigueurs de l'hiver économique et social se font sentir (les banlieues qui flambent valent bien une besace pour les ZUS et autres jeunes à CIVISiser). Alors on réduit encore les aides: plus que 9 mois de primes et des critères public cible surréalistes. Pour résumer, il ne faut être ni trop employable ni en trop grande difficulté. Pour bien faire il faudrait être un handicapé de plus de 45 ans habitant une ZUS.

Ah, ça défoule.... Mais c'est quand même triste. C'était tellement prévisible ce gâchis.

Moi je serais pour une émission spéciale de "vis ma vie": De Villepin et Sarko dans la peau de deux RMIstes qui essayent de décrocher un contrat aidé, pendant que deux RMIstes connaissent les dures contraintes des grandes réceptions républicaines.

Ah, utopie démocratique quand tu nous tiens...
Commentaire n° 18 posté par Mr TANG le 19/06/2006 à 23h47
AFPA PAVA PARIS
Je vais entamer une 4ème semaine avec un  groupe (11 personnes actuellement, 2 mineurs, 1 niveau 4) sur le module PACA (en gros des publics qui ont passé le sas mais qui sont plus loin que d'autres du contrat en alternance : exemple difficultés à évaluer le besoin en formation, difficultés dans les T.R.E....).
J'ai mis près de 3 semaines à comprendre une partie des problématiques(!).
Pour cela j'ai du me dégager du temps pour réaliser des entretiens individuelles à partir d'un planning hebdo.
Je n'ai pas respecté à la lettre l'ingénierie initiale du module (pas seulement parce que je ne me la suis pas assez appropriée) mais parce que je voulais...prendre le temps afin de limiter "les dégats" pour eux comme pour moi et surtout les comprendre ;
En effet, je ne suis pas formateur mais CIP  et j'ai face à moi, en demande forte (UN EMPLOYEUR pour la plupart), des publics avec toute leur singularité et des écarts conséquents quant à "leur employabilité" et la notion de projet (beaucoup trop vite éjecté de la scolarisation, puis balancé en CIVIS, puis PAVA dans la foulée).
Globalement, mes interventions ont ennuyées (c'est un métier formateur) et heureusement que j'ai eu les entretiens individuels pour "rattrapper", ainsi que des échanges de pratiques avec une collègue CIP pour mieux agir .
A ce stade, je pense avoir la confiance réelle  de ...50% du groupe.
Commentaire n° 19 posté par GRONONO le 29/10/2006 à 14h32

J'aime bien lire le récit, les réflexions,.... de professionnels en activité, sur certaines situations, leur boulot....


Aussi, Mr TANG, j'aimerai connaître la suite du suivi du "maçon psy", si ça te dit. Qu'a donner son entretien à la HALDE?


GRONONO, ton expérience à l'AFPA est très intéressante. Apparemment le dispositif PAVA n'est pas au top. Ton implication, ta remise en question, ta manière d'appréhender, d'adapter ton action au sein de ce  dispositif sont d'autant plus méritoires.                                   J'ai aussi  une question te poser : quelle différence y at-il entre un formateur en insertion et un CIP?

Commentaire n° 20 posté par Zoé le 02/11/2006 à 14h44
Zoé (joli pseudo!),

Voici la suite et la fin de l'accompagnement du "maçon psy". En effet, je change de territoire et ne serais plus amené à le suivre.

En fait j'ai décidé de l'envoyer en objectif projet chez un prestataire parisien spécialisé sur les questions de discrimination à l'embauche. En + je connais la consultante, à qui j'ai téléphoné après le 1er entretien et qui m'a livré sa circonspection : elle l'a trouvé méfiant, "trop poli", comme s'il voulait préserver quelque chose.

Pour ma part je l'ai revu une dernière fois pour une histoire de fiche de liaison AFPA. Il était toujours dans cette attitude de, comment dire, soumission-qui se transforme en révolte, avec de la violence qui s'exprime contre le "système". 

J'avoue que je reste un peu désemparé et sans réponse: est-ce qu'il me mène en bateau car il vaut toucher son chomage tranquille? ou bien il éprouve vrailment des difficultés à y voir clair et à se reconvertir ? Surement un peu des 2. Je lui souhaite bonne chance en tout cas.
Commentaire n° 21 posté par Mr TANG le 02/11/2006 à 23h43
A ZOE
L'article publier hier par  CIP8 "
"Aider à recruter" sans exclure comme par hasard pointe là ou cela fait mal. Nous sommes aussi un intermédiaire.
L'objet à priori est l'inadaptation du public au "monde" de l'entreprise. Pour l'instant cela focalise l'attention du Programme. Il faut outiller "l'animal" jeune pour faire bonne figure, j'oserai profil bas. Citoyen "entreprenisé".
Il n'est nul question de développement personnel, de temps de maturation et de transition, d'adapatation à cet "idéal" entreprise et tout ce qu'il implique (rupture avec un mode de vie, un réseau social...brusque découverte des contraintes du poste, du métier, des relations "humaines" que meme le dieu argent ne parvient pas à atténuer).
Bref, le mieux c'est que malgré les "handicaps" cumulés de certains de ces publics jeunes à casquettes, mp3 en bandouillère, au jargon fleuri et tonnant, la démarche chaloupée et lente, aux gestes d'appartenances "étranges" ... "sans projets" ou si peu et bien ce sont eux qui de leur capacité à affronter une partie de ce réel décrochent des offres et réalisent leurs sorties actuellement.
Je souhaite qu'elle leur soit durable et profitable, car dans l'emploi il n'y a souvent qu'un redoutable silence d'accompagnement. 

Pour ce qui est de la différence entre CIP et formateur, je dirai, de ce que j'en vois, que le CIP n'a pas de modélisation, de scénario pret à l'emploi, ni meme  de temps prévu pour l'insertion.
Je ne dis pas que l'action du formateur n'a pas de sens, bien au contraire lorsqu'elle s'articule dans une collaboration étroite avec le CIP et le bénéficiaire (pas qu'entre "experts"), je dis que sur PAVA, ce que j'en vois c'est une modélisation centrée sur "faire bonne figure" face au recrutement..en 4 ou 8 semaines.
Je résume donc j'exagère un peu .
Le CIP que je suis, dans le groupe pour lequel je suis référent essaie de faire autre chose. A savoir ne pas etre omnubilé par la sortie positive, comprendre besoins et attentes et adapter l'action (par exemple penser à la sortie et le parcours après le programme avec le soutien M.L. à rechercher).

Commentaire n° 22 posté par GRONONO le 05/11/2006 à 18h12
En fait je vais essayer d'aborder le groupe accentuant l'individualisation. Je leur fait cette proposition dès demain.
J'aurai du commencer par là (c'était mon angle d'origine) et puis j'ai attrapé le moule. Sauf qu'il n'y a aucune garantie qu'un individu dans le groupe (avec des attentes, des besoins, des histoires et parcours très divers) trouve sa place. Ce peut etre l'inverse qui se produit (replis, décrochage) et dans celui dont j'ai la responsabilité c'est le cas d'au moins 7 personnes.
Je ne m'exclu pas de cette "analyse" ; mes limites en qualité de formateur sont flagrantes. J'ai disons essayé, il faut corriger.
Essayé dans la mesure ou j'étais dans "la pression" du programme.
Commentaire n° 23 posté par GRONONO le 06/11/2006 à 20h05

Bonjour,


J'ai besoin de votre aide. Nous sommes une entreprise d'insertion. Nous venos d'apprendre que nous n'avions le droit de faire seulement 2 renouvellements de contrats pour un même salarié après son contrat initial.


Que veut dire exactement renouvellement ? S'agit-il d'une prolongation de CDD sans arrêt (par ex le 1er contrat se finit le 31/07 et on lui fait une prolongation à partir du 1/08) ? S'il y a un arrêt (par ex le contrat se finit le 31/07 et nous ne réemployons la personne que le 1/10), s'agit-il aussi d'un renouvellement ?


 


Merci par avance


 


 

Commentaire n° 24 posté par Laure le 11/12/2006 à 14h15
Circulaire DGEFP/DGAS n°2003-24 du 3 octobre 2003 consultable sur le site http://www.cnei.org Comité Nationale des E.I. et sinon contact avec la DDTEFP et/ou l'ANPE.
Commentaire n° 25 posté par GRONONO le 11/12/2006 à 19h36

Merci beaucoup je vais aller voir.


En ce qui concerne la DDTEFP, ils ne savent pas. Ils n'ont pas eu la circulaire que le CNASEA  a. Il a fallu qu'on demande cette circulaire au CNASEA pour la renvoyer à la DDTEFP !!!  Mais le CNASEA n'est pas trop d'accord pour nous la transmettre.


Aucun organisme nous donne la même réponse. Il faudrait qu'ils acordent leurs violon.


 

Commentaire n° 26 posté par Laure le 14/12/2006 à 09h52

pour ma part je travaille dans une iae.


nous sommes conventionné pour accueillir 4 salariés en insertion en CAE ou contrat d\\\'avenir.


nous pouvons les renouveller jusqu\\\'à 18 ou 24 mois selon le contrat.


ce que nous appelons renouvellement c\\\'est la signature d\\\'un nouveau contrat de 6 mois au terme du premier contrat.


l\\\'idée du contrat c\\\'est d\\\'accompagner les salariés tant dans leur travail que dasn leur recherche d\\\'emploi.


le renouvellement est justifié au CG par l\\\'intermédiaire d\\\'une fiche liaison expliquant les raisons d\\\'un renouvellement. (apprentissage non terminé ou prjet professionnel non abouti par exemple)


apparement le renouvellement se fait a la fin du contrat. si nous devons accueillir un salarié qui est déjà passé dans la structure plusieurs mois auparavent  nous recommençons une nouvelle procédure. cela n\\\'est jamais arrivé encore...


je pense que l\\\'organisme qui vous conventionne peut vous donner ces explications.

Commentaire n° 27 posté par cip23 le 14/12/2006 à 12h02

aujourd'hui j'avais juste envie de publier un billet d'humeur...


je ne sais pas si c'est parce que les fêtes de fins d'années approchent mais en ce moments les suivis sont difficiles... peu de motivations a faire des démarches ou tout simplement absences répétées et abandon...


alors d'accord je peux me remettre en question mais là c'est plus que d'habitude...


une personne m'a été orienté il y a peu pour travailler un projet professionnel... après des absences répétées et des retards abusifs (malgrè recadrage) des départs au beau milieu de mes séances et un incompréhension totale de mon accompagnement et ce meme après un point étape sur la prestation cette personne n'adhère vraiment pas... disons qu'elle n'est pas vraiment en état de chercher un emploi. bref... il y a eu agressivité et départ de cette personne. a mon avis elle a bien des choses a régler avant d'accéder à l'emploi.


bref j'avais juste envie d'en parler parce qu'en fin de journée ça faisait vraiment trop...  


bon courage a vous et j'espère que tout se passe bien pour vous en cette fin d'année...


vivement 2007!!! (enfin cela vat-t-il vriment changer quelque chose à part l'année??????)


et de bonnes fêtes!!!!!

Commentaire n° 28 posté par cip 23 le 19/12/2006 à 16h43
Bonne question : Cette période de festivités à venir peut-elle avoir un impact quelconque sur les attitudes des publics... mais aussi sur les nôtres ?
Fatigue ? Découragement ? Le sentiment d'exclusion est certainement plus présent lorsque les valeurs de solidarité (même si elle n'est que de circonstance) et de la famille sont mises en avant et lorsqu'il est impossible de participer à la débauche de consommation (norme de société)...
Est-ce qu'il t'a été possible d'aborder avec cette personne les motifs d'abandon de ton accompagnement ?

Quoiqu'il en soit cher CIP23, le combat continu et très bonnes fêtes à toi...
Commentaire n° 29 posté par CIP8 le 19/12/2006 à 22h19

malheureusement non


nous avions repéré ce problème dès le départ de l'accompagnement. cette personne est en pleine décompensation psychologique et ne peut pas se concentrer sur ces problèmes d'emploi.


nous avions espéré pouvoir aborder cette question avec elle mais tant qu'elle n'aura pas admis sa volonté à se faire aider nous ne pourrions rien pour elle. je pense que la pousser au bout de sa logique n'aurait fait qu'empirer son sentiment d'exclusion et nous serions devenu la cause de son echec alors que nous souhaitions l'aider...


cette prestation  avait pour but de le mener a l'emploi sur trois mois...chose impossible pour ce monsieur.


ce sont des choses qui arrivent mais qui sont toujours dure a assumer...


voilà;


merci! et bonne fête encore a cip 8 et tous les autres d'ailleurs

Commentaire n° 30 posté par cip23 le 20/12/2006 à 16h59
3 mois...c'est court.
Commentaire n° 31 posté par GRONONO le 18/01/2007 à 21h52
A propos de CIVIS

Lu sur un contrat :
Etape 1 : bien suivre les conseils du référent.

Espérons qu'ils soient judicieux...
Commentaire n° 32 posté par Scrub le 18/01/2007 à 21h59
c'est vrai que trois mois c'est court mais c'est la durée de prestation légale : opi, trois mois...
Commentaire n° 33 posté par cip23 le 30/01/2007 à 12h39

Bonjour,


Ancienne CESF j'ai repris mes études en Master, et mon mémoire concerne l'insertion des allocataires du RMI : influence de l'institution sur les pratiques des professionnels et conséquences sur les parcours d'insertion.


En d'autres termes, je souhaite mettre en évidence que l'institution peut freiner les parcours d'insertion de part une sélection par  statut et non par besoin, et surtout, j'aimerai mettre en lumière  les stratégies de contournement des référents ou conseillers insertion pour pallier à ces freins et permettre la mise en place d'un parcours cohérent. Cette recherche est un préalable au doctorat qui s'interessera à la notion d'employabilité, avec un regard croisé sur les professionnels de l'insertion, les employeurs et les allocataires RMI.


Merci et A bientôt!


Dom


Si vous souhaitez vous exprimer sur ce thème, je vous invite à me contacter via mail. Je vous ferai parvenir un questionnaire d'une dizaine de page à remplir online.

Commentaire n° 34 posté par Dkb le 25/03/2007 à 14h43
Petit "billet d\\\'humeur" sur un sentiment d\\\'échec, de frustration professionnelle, de "j\\\'ai les boules" en rentrant du boulot:

En gros, je suis une personne (je n\\\'oserais parler d\\\'accompagnement) régulièrement pour faciliter son retour à l\\\'emploi. Hier ce monsieur, un maçon de 45 ans environ, est venu péter les plombs à l\\\'accueil en se plaignant que sa recherche de formation n\\\'avançait pas, de même que sa recherche d\\\'emploi...

Hormis la réputation que ce genre d\\\'événements vous procure auprès des collègues les moins intelligents qui vont s\\\'empresser de juger ma pratique professionnelle (pour se rassurer eux-mêmes?), ça me fait surtout chier pour ce monsieur: je n\\\'ai pas réussi à l\\\'emmener sur une dynamique positive de recherche de solutions. Pire : la relation de confiance n\\\'a pas été instaurée  puisque il n\\\'a pas cherché à me rencontrer.

Certes ce monsieur a un souci psy, il raconte toujours la même histoire de discrimination qui le fait invariablement monter en pression de manière inquiétante, et la recherche de formation est devenue une quête impropable aujourd\\\'hui. Mais je sais à quel moment j\\\'ai fais une erreur: j\\\'ai voulu le relancer dans sa recherche avec fermeté et il a réagi violemment. C\\\'est alors que j\\\'aurais dû tout reprendre, quitte à poser un nouveau diagnostic.

Bon, ça fait un peu APP à distance, mais comme on ne le pratique pas du tout là où je suis, je me sers de cet espace pour le faire et, pourquoi pas, susciter des commentaires, des réactions.
Commentaire n° 35 posté par Mr TANG le 16/09/2006 à 14h49
Hello M. Tang,

Tu évoques un "problème psy" qui se manifeste par la répétition d'un discours sur une discrimination qu'il subit.
Ne serait ce pas là un point  important à partir duquel  commencer ce travail indispensable de compréhension pour instaurer cette relation d'aide effective?
Commentaire n° 36 posté par GRONONO le 17/09/2006 à 12h49

Mr TANG


J\\\'espère que tu as passé un bon week-end, que tu as pu évacuer ce sentiment de "malaise" et que tu es en pleine forme pour reprendre la semaine et cette histoire avec du recul.


Ce que tu nous racontes, m\\\'a fait penser à des moments que j\\\'ai vécus. Le CIP est un être humain qui travaille avec de l\\\'humain, alors forcément ce n\\\'est pas toujours simple.


Tu dis avoir fait une erreur, si c\\\'est le cas , l\\\'erreur est humaine et l\\\'erreur est rectifiable. Par ta manière de faire tu as au moins provoqué une réaction chez cette personne, et c\\\'est peut-être l\\\'occasion de reprendre et revoir le "contrat " établit entre elle et toi pour faire avancer l\\\'histoire.


Je rejoins Gronono quant à l\\\'aspect "psy" de cette personne. Et voici quelques unes des questions que je me pose (en vrac) : Est-ce un réel prob. psy ou bien est-ce le fameux " schéma négatif? relève t-elle de cet accompagnement? As-tu les compétences pour évaluer le "degré psy " de ce monsieur? As-tu  contact avec le prescripteur ? As-tu des collègues "intelligents" que tu pourrais solliciter?....


En espérant que ces quelques réfexions te soient utiles

Commentaire n° 37 posté par Zoé le 17/09/2006 à 19h47
D\\\'abord, merci à Zoé et Gronono pour ces "paroles" réconfortantes  et pleines de ... congruence ? (à moins que je confonde avec une espèce d\\\'oiseau migrateur).

Ensuite quelques éléments de réponse. En ce qui concerne la relation d\\\'aide, Gronono, je l\\\'ai évidemment fondée sur ce vécu du racisme au boulot (portugais des chantiers contre lui, arabe). J\\\'ai reformulé, essayé de comprendre ce qu\\\'il avait ressenti et lui proposer des solutions pour qu\\\'il fasse son deuil de cette étape douloureuse (contacter la HALDE, se rapprocher d\\\'entrepreneur maghrébins plutôt). En fait mon objectif, passé cette phase, était de le relancer dans sa recherche ET son projet, mais sans garder cette armertume et dans son cas, je parlerai même de rancoeur.

Mais Zoé, tu as raison quand tu dis (et je t\\\'en remercie) que je l\\\'ai "à ma manière" fait réagir. Après tout, le temps que moi je programmais pour qu\\\'il fasse son deuil n\\\'est pas le sien et il ressent peut-être comme une violence de sortir de son "schéma négatif" comme tu le dis.

Comme je dois le voir demain, je vais de jouer franc-jeu et de lui expliquer ma démarche afin de faire repartir la relation sur de nouvelles bases. Mais ce n\\\'est pas gagné car j\\\'agis dans un cadre qui fausse la relation d\\\'aide: le SPE. J\\\'ai un pouvoir sur lui et cela change des choses. Disons que je vais utiliser mon éthique de conseiller pour faire au mieux.

C\\\'est pour cela que je ne comprends pas ta question, Zoé, lorsque tu me demandes si je connais le prescripteur !  Je vais plutôt essayé de consulter mes collègues mais, en vérité, je trouve que le temps me manque cruellement pour cela. Sans doute faut-il le prendre.

Pour finir sur l\\\'aspect psy: certes je ne suis pas un spécialiste mais quand une personne commence à s\\\'énerver toute seule dans votre bureau (plusieurs fois sur le même thème) au point de devenir inquiétante et de vous faire peur, euh... vous appelez cela comment vous ? Le bon sens a aussi sa place dans notre métier je crois.

Tout cela est bien compliqué mais il s\\\'agit décidément pour moi  de la partie la plus intéressante de notre métier: l\\\'humain.
Commentaire n° 38 posté par Mr TANG le 17/09/2006 à 21h41
La situation professionnelle proposée par M. Tang m\\\'amène à formuler  quelques remarques concernant ce "problème psy" que tu évoques et qui semble prédominant dans l\\\'empêchement de ce monsieur de retrouver un emploi.
Qu\\\'est-ce qu\\\'un problème psy ? Dit comme cela, c\\\'est indéfini et chaque moment de la vie quotidienne vécu difficilement pourrait être assimilé à un "problème psy" : une trop grande peine, une situation qui nous met en échec dans nos savoirs, une injustice, une difficulté relationnelle, etc. Si les mots ont un sens et donc les comportements aussi, les "probèmes psy" se caractérisent par des troubles émotionnels et par des maladies mentales selon que l\\\'on identifie chez l\\\'individu des névroses ou des psychoses. Le sujet est toujours conscient de sa pathologie s\\\'il souffre de névrose, il ne la reconnaît pas dans un cas de psychose. Chez une personne qui déclare avoir souffert de discrimination, avec les débordements comportementaux que ta desciption laisse deviner, il peut s\\\'agir d\\\'un véritable traumatisme. La névrose traumatique, reconnue dans le tableau des troubles psychologiques, est consécutive à un choc émotionnel généralement lié à une situation où le sujet a senti sa vie menacée (actes terroristes, enlèvements, guerre)... Il semble que nous soyons loin de ce type de situation... De plus, la réorganisation de la personnalité qui s\\\'ensuit provoque généralement de l\\\'angoisse et des inhibitions... contrairement à ce que tu décris. Ce ne sont là évidemment que quelques remarques d\\\'ordre général et tout diagnostic à distance avec seulement quelques informations est impossible... Mais je crois qu\\\'il est plus sage tout de même d\\\'évacuer cette psychologisation des publics dont le risque majeur est de les enfermer dans une catégorie "invalidante" dont le professionnel de l\\\'insertion serait à l\\\'origine. Cette stigmatisation constituerait alors le principal frein à l\\\'emploi du poin de vue des professionnels (public psy, en difficulté, cas lourd, etc.) et par un phénomène d\\\'intériorisation constitutif de la construction de l\\\'identité, la personne finirait par entériner son incapacité à adopter des attitudes lui permettant de retouver un emploi... Et la boucle est bouclée... La personne désignée en difficulté adopte les comportements attendus qui lui permettent d\\\'appartenir pleinement à sa nouvelle catégorie de personne ayant "un problème psy et en difficulté d\\\'insertion". Il est bien compliqué d\\\'être CIP... Alors peut-être vaut-il mieux reparler emploi, compétences, choix professionnels, pénibilité du travail avec ce monsieur et l\\\'autoriser "dans la plus grande normalité" à dire ce que signifie pour lui l\\\'acte discriminant (ou de racisme ?) dont il a fait l\\\'objet et, le cas échéant, le reconnaître comme tel. Ce qui aide aussi au "travail de deuil" dont tu parles mais qu\\\'il faudra redéfinir dans nos prochains échanges... si tu le veux bien... bien évidemment...
Commentaire n° 39 posté par BA ba le 17/09/2006 à 23h09
On fait comment, sans relation employeur au sens CIP, pour faire en sorte que ce Monsieur qui en a déjà pris plein la tronche,  ne s'en reprenne pas une couche supplémentaire à la prochaine offre sur laquelle il se positionnera?
Commentaire n° 40 posté par GRONONO le 18/09/2006 à 22h16
Je veux bien, même si ce n\\\'est pas évident de remettre en cause sa pratique dans l\\\'"inconnu" (?).

En fait j\\\'ai revu ce monsieur aujourd\\\'hui, comme prévu. Il m\\\'a confié qu\\\'une fois une bagarre avait éclaté sur un chantier, dont il n\\\'était pas à l\\\'origine, et que cela s\\\'était terminé au poste... L\\\'origine étant des provocations, des "humiliations" (c\\\'est son terme) à caractère raciste. Donc il a pu éprouvé un sentiment de menace, peut-être pas à sa vie, mais au moins à son intégrité physique. De là à parler de névrose traumatique, je ne sais pas.

Ce qui est sûr, c\\\'est qu\\\'il est dangereux d\\\'enfermer une personne dans une catégorie psy. J\\\'avoue que ta démonstration, BA ba, est assez convaincante: "je te dis que tu as un pb, donc tu l\\\'intériorises tellement bien que tu te centres là-dessus". Et l\\\'inverse de l\\\'effet attendu se produit  ("La machine à exclure", il y a un bouquin qui s\\\'appelle comme cela, quelqu\\\'un a les références?).

Pour le "travail de deuil" ( je ne sais pas si le terme est bien choisi)  je lui ai proposé d\\\'être reçu par un prestataire spécialisé sur les questions de discrimination et dont le travail consiste précisément à faire verbaliser le vécu de ces personnes pour ensuite les outiller pour faire face, à l\\\'avenir, à ce genre de situation.

Mais tu as raison de dire que je dois me recentrer sur les questions de compétences, de choix professionnels. Après tout c\\\'est ce qu\\\'il attend de moi. C\\\'est ma place dans la relation.
Commentaire n° 41 posté par Mr TANG le 18/09/2006 à 22h19
C'est plutôt bien et pro dans ton contexte "ALE" de tendre à réaliser ton boulot de CIP, de prendre une marge
Combien sont ils à ne plus se poser de questions...
Commentaire n° 42 posté par GRONONO le 19/09/2006 à 18h09
La Région Ile-de-France vient de mettre en place depuis le 2 avril (le 1er ça faisait pas sérieux) la gratuité des transports pour les allocataires du RMI. Ce qui semble être plutôt une bonne nouvelle. D'autres régions ou d'autres grandes villes (Toulouse me semble-t-il, par exemple) avaient déjà mis en place ce type d'aide.
Campagne présidentielle oblige, mais pas seulement, cette mesure a relancé la polémique entre partisans et détracteurs des systèmes assistanciels. Mais les arguments utilisés entre pro. et anti. sont assez basiques. Pour les uns, il est injuste de faire bénéficier ceux qui ne travaillent pas de la gratuité des transports alors que ceux qui travaillent n'en bénéficie pas. Pour les autres, il s'agit de favoriser les déplacements et c'est une mesure de justice sociale. Au-delà de ces arguments, il serait utile que nous nous exprimions, en tant que professionnels. Pour dire, à partir de nos pratiques et des situations vécues par ceux que nous accompagnons, si ce type de décision politique favorise l'insertion socioprofessionnelle des publics (mobilité) ou au contraire rend plus compliqué encore leur accès à l'emploi (perte de ressources à la reprise d’emploi). Ce serait une bonne manière de contribuer au débat politique mais à partir des réalités sociales à partir desquelles nous travaillons...
Que constatez-vous et que disent les personnes en insertion ?
Commentaire n° 43 posté par CIP8 le 06/04/2007 à 11h24

il est vrai qu'à toulouse le système de gratuité des transports existe depuis bien longtemps pour les demandeurs d'emploi et les Rmistes. il faut savoir qu'un ticket de bus coute 1.40€ en tarif plein et que les possibilités d'abonnements sont réduites aux moins de 25 ans ou aux personnes de +65 ans ou aux familles nombreuses... grosso modo pour les travailleurs entre 25 et 65 ans il n'est pas possible de bénéficier de réduction ce qui lorsqu'on n'a pas de voiture plombe un budget assez sérieusement. toujours est-il que la gratuité des transports est une mesure qui facilite les déplacements pendant la recherche d'emploi. cependant le permis et le véhicule sont souvent exigés dans les offres d'emploi et un grand nombre de demandeurs d'emploi ne peuvent se positionner sur ces offres pour la simple et bonne raison qu'ils n'ont pas le permis. cela facilite leur déplacement pendant leur période de chomage et souvent c'est un argument de moins lorsqu'ils n'honorent pas leur rdv. ils ne peuvent plus dire qu'ils n'avaient pas l'argent pour venir vous voir. ils peuvent aussi se déplacer sans se poser la question du "combien cela va me couter d'aller à trois rdv dans une même journée". c'est quand même bien pratique. il est vrai qu'après.... on ne voit plus les transports sous le même angle. j'ai moi-même bénéficier de cette mesure lorsque j'étais au chomage et je dois dire qu j'en ai bien profité. maintenant je prends très peu les transports en communs et suis plutôt à pied ou en vélo qu'en bus... (en ancien franc ça fait  quand même 20f par jour de prendre le bus pour aller au travail). donc les réductions devraient aussi s'appliquer en fonction des revenus (surtout le petits revenus). c'est clair qu'en travaillant je n'ai plus la possibilité de prendre les transports en commun aussi facilement que lorsque j'étais demandeuse d'emploi. mais pour autant il faut faire perdurer cette mesure. à toulouse elle existe depuis longtemps et je n'arrive pas à concenvoir qu'elle pourrait être abrogée. elle est vraiment pratique et facilite bcp de chose lorsque l'on est au chomage avec ou sans voiture... vu le prix d'un ticket comment voulez-vous honorer même deux rdv semaine sans transports gratuits?? ça fait de suite 5 à 6 € rien qu'en déplacement...

Commentaire n° 44 posté par cip23 le 10/04/2007 à 13h56

Conseiller en ML (référent PLIE 18-25) il aurait bien été facilitateur pour les publics jeunes qu'ils puissent en bénéficier. "Le jeune" est désormais très mobile contrairement à ce qu'il y paraît (pas autant que les SDF peut être).

En effet, il est jeune donc souvent curieux et disponible et pas seulement pour sa "tribu". Il reconnaît plutôt bien son territoire et souvent dépasse régulièrement les frontières de celui-ci. J'apprends beaucoup avec eux sur la géographie d'IDF avec laquelle j'ai toujours un peu de mal mais aussi sur leurs stratégies de déplacements (ils marchent beaucoup, si, si).

Sinon, je n'en ai quasiment aucun qui n'a pas cette problématique de mobilité récurrente (et les amendes qui vont avec). Pour eux c'est le chèque mob qui prévaut sauf que le cadrage est très "cadrant" dont je vous passerai les détails.

Vu les flux qu'il faut "gérer" (et le quota de chq. dont je dispose) je me retrouve à "aider' via cheq. mob. avant tout ceux inscrit dans une action (pas forcément rémunérée, il va de soi). Vous voyez immédiatement ce que cela implique pour les "autres".

D'où aussi mon étonnement agacée que j'ai évoqué sur un précédent billet à propos d'une offre d'une grande enseigne de la distribution pour un recrutement avec un pré-requis situant à 30mn du lieu de travail max. le domicile des candidats. Je veux bien sauf que...

Commentaire n° 45 posté par GRONONO le 13/05/2007 à 19h27
Sur le métier: j'ai vraiment le sentiment de m'occuper à 90% de ta^ches administratives (il faut faire car il faut maintenir le service, assurer les chiffres de la structure), et  de passer 10% de mon temps sur de la VRAIE intermédiation: rencontre avec les employeurs, réflexion sur des solutions pour le public, sur leurs parcours, etc.

J'ai participé à un comité de pilotage d'un chantier d'insertion : on a parlé des gens, des vrais, des humains, avec leurs singularités et on a cherché des solutions d'avenir pour le chantier aussi. Ca fait du bien !

C'est un ressenti très subjectif et il est vrai que je ne suis plus beaucoup au contact du public, étant chargé d'encadrer une équipe de conseillers. Mais ce sentiment est-il partagé par d'autres ?

(ou alors ce blog est un objet perdu dans l'espace infini et silencieux d'internet et j'écris pour moi-même ??)
Commentaire n° 46 posté par Mr TANG le 30/06/2007 à 12h07

bonjour,

j'aimerai connaitre votre avis sur un problème que je rencontre fréquemment lors de mes accompagnements. lorsque je recois des demandeurs d'emploi en reconversion de plus de 26 ans je suis souvent confronté au problème des contrats de professionnalisation. en effet pour intégrer certaines formations un contrat de professionnalisation est souvent la seule possibilité de décrocher le fameux sésame qui leur permettra de suivre cette formation. or je n'apprendrais a personne que passé 26 ans les employeurs sont souvent frileux à embaucher les DE sous ce contrat car hormis certaines réduction (fillion ou pour certaines branches comme le BTP) il s'agit d'un contrat souvent perçu comme peu avantageux. le pb est que après étude des possibilités de financement (Région, cif, assedic, CG ou formation AFPA...) c'est souvent la seule solution restante. il arrive que certains accompagnement se soldent par un echec même si la personne est motivée , qu'elle a validé son projet car elle ne trouve pas d'employeurs... comment contournez-vous ce problème? le rencontrez-vous? que faites vous dans ces cas-là? comment négociez-vous ces contrats auprès des employeurs?

Commentaire n° 47 posté par cip 23 le 20/08/2007 à 12h00
alors?
Commentaire n° 48 posté par cip23 le 29/08/2007 à 10h03
Oui, et alors? c'est que le sujet est complexe!

Peut être négocier qualitativement avec l'employeur; Si celui-ci est focalisé sur les allègements de charges c'est là qu'il faut creuser pour l'amener à prendre en compte ton candidat au contrat pro.
Candidat qui dispose du potentiel, de la technicité, des compétences nécessaires à la tenue du poste, puisque tu as bossé en amont avec celui-ci. Il amène du plus(!) à décliner à cet employeur.
Il faut connaître, finement, justement le poste et la problématique de l'employeur : principe de la relation employeur.
Mais tu soulèves aussi celle liée à l'accès à la formation. Identifier les possibles...comme l'emploi direct qui reste une option.

Moi, je suis sur du public jeune ; j'essaie de mettre en oeuvre de la relation employeur (demain je vais sur un chantier afin de comprendre le plus objectivement possible le poste : câbleur en fibre optique).
J'ai entamé une relation avec l'employeur, j'essaie de lui montrer ma disponibilité, ma crédibilité. J'écoute, j'essaie de comprendre...ce peut être long, je sais bien mais quand ça marche tu fidélises un employeur qui oublie pas le "service" gratuit et un salarié qui "assure" (reste à suivre dans l'emploi!).
Commentaire n° 49 posté par GRNN le 29/08/2007 à 19h48
En réponse à Dom qui recherche des infos pour un mémoire sur les bénéficiaires du RMI et les logiques institutionnelles pouvant biaiser les prises en charges de parcours, je suis très intéressée pour échanger avec toi. Psy en orientation prof, et depuis peu au service RMI d'un CG, je commence à m'interroger sur ces questions.
J'observe comment la grosse machine institutionnelle peut venir broyer les pratiques, les jugements, interférer sur les prises en charge, tout en laissant croire aux professionnels qu'ils gardent leur libre arbitre, et surtout qu'ils sont là pour faire cheminer les gens à leur propre rythme... Belles désillusions, grosses intrerrogations sur ma pratique... suis à ta disposition pour continuer cet échange.
Commentaire n° 50 posté par gegecub le 01/09/2007 à 19h35

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"Ce n'est pas un acquis social quand on a un minima social de ne pas être obligé d'exercer une activité pour justifier ce minima. C'est une lâcheté, un oubli, une faiblesse, une habitude."

Nicolas Sarkozy - 18/06/05

 

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A écouter ICI en ayant une pensée pour le bonimenteur de "la France qui se lève tôt" et du "travailler plus pour gagner plus"...


°°°°°°°°


"Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles que nous n'osons pas, c'est parce que nous n'osons pas que les choses sont difficiles."

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"C'est comme ça que j'ai recommencé ma vie en seconde édition. Comme quoi la vie, pour vous remplir, commence toujours par en bas. J'ai eu les génitoires en action avant le cerveau.

Ceux qui voudraient repêcher des types à la dérive avec de la morale concentrée devraient bien se mettre ça dans le crâne."

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