Les employeurs sont des gens ouverts au dialogue et ont toujours comme intention (louable) l'insertion durable des publics et le bonheur de leurs salariés.

Si vous n'êtes pas d'accord avec cette opinion, ce n'est pas la peine d'écrire !

... Enfin si, vous pouvez quand même réagir… D’accord ou pas d’accord !

Dimanche 12 février 2006
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Commentaires

Et si...on réfléchissait à un outil qui permettent des mises en relations employeurs?
Je m'explique : parfois on capte des offres (exemple du réseau personnel) que l'on ne peut traiter car pas sur le territoire et/ou pas de relation employeur sur la structure...l'idée serait de proposer à un Cip compétent du réseau de traiter l'offre.
Les offres ne seraient pas diffuser en ligne (pour éviter les "bogues") seulement le contact qui dispose de l'offre. Au contact d'expliquer la nature de l'offre, l'échéance, etc, bref les infos dont il dispose sur le poste (ou les) poste(s) à pourvoir afin que le Cip "preneur" puisse envisager une action de mise en relation.
Commentaire n° 1 posté par GRONONO le 07/03/2006 à 13h39

Bonjour,




 




CIP depuis 6 mois, j'ai des milliers de questions. Mais la première qui me vienne à l'esprit :




Quand on dit MER avec un employeur, c'est nous qui appelons l'employeur, le jeune et/ou ça dépend du jeune?




Et on peut demande rà assister à l'entretien.




Si oui à une ou aux 2 questions, vu l'image encore négative des ML est-ce qu'on ne met pas le jeune en difficultés? Ou alors on se présente comme "hargée de missions"????




 




HELP!!!!!!!



Commentaire posté par: Vanilla le 08/03/2006 - 20:45:54
Commentaire n° 2 posté par Vanilla le 09/03/2006 à 00h11
Et bien peut  etre méfiance avec les sigles...le potentiel employeur il faut le convaincre donc négocier la mise en relation, ses modalités. A nous Cip de nous adapter, de convaincre tant que faire ce peut l'employeur de la pertinence (efficacité?) de la démarche que nous construisons avec lui.
S'ils nous sollicitent c'est qu'ils ont un besoin ; à partir de là le boulot commence (quelles sont les problématiques de recrutement ? etc, et en quoi le Cip (donc aussi sa structure : missions, moyens) est une ressource pour tendre à régler ces problématiques).
Du coté public, il y a aussi un boulot à engager : qui va correspondre, sur des critères objectifs, au poste dont l'entreprise à besoin (réf. à "l'analyse de poste")?

Sinon, sur les ML tu parles "d'images" ; l'image fait pas les faits. Si le public te donne son opinion, son ressenti et bien il faut en tenir compte ("mauvaise" expérience avec un conseiller par exemple) et comprendre pour mieux faire.
Les publics comprennent, comme nous, lorsque nous les amenons à comprendre ce pourquoi nous sommes missionnés. Il faut etre transparent, crédible bref tissé la fameuse relation d'aide...il n'y aucune raison de leurrer et de mettre en difficulté(s)...pour quels bénéfices?
Commentaire n° 3 posté par GRONONO le 09/03/2006 à 13h52

Hello!


 


On a pas du se comprendre sur "l'iamge". Je ne cause pas de l'image du public mais de l'image que nous avons auprès des autres structures, administrations et auprès des emploeurs. U exemple? Cet aprèm' j'étais sur un forum sur lequel se présentaient des CFA. Les formateurs n'ont eu de cesse de me dire :


- Qu'un bidouillait et que nous ne connaissions pas leur formation,


- Qu'ils ne voulaient pas trop de nos jeunes qui fument/boient et insultent.


!!!!???? Et ce n'est pas rare! Pour bcp nous nous occupons uniquement de cas soc' et cela dessert mes jeunes lorsque j'appelle pour faire la mise en relation....


Dans ma structure, nous avons un chargé des relations entreprises. Mais c chaque ConS qui met son jeune en relation sur une offre.


Voilà, peut être qu'avec mon explication sur l'image vous comprennez mieux ma question :/


;-)

Commentaire n° 4 posté par Vanilla le 09/03/2006 à 19h01
Pour l'image, c'est valable globalement...si la structure "partenaire" a une telle représentation c'est qu'il y a lézard...donc pourquoi...donc peut être travail à faire auprès de la dite structure et les personnels avec lesquels vous êtes en contact.
Et puis la dite structure elle devrait peut être s'interroger sur le pourquoi du comportement du public à moins qu'elle ait choisit, d'exclure de son champ ces publics "trop chiant à insérer" et privilégier le "haut du panier" sur je ne sais quels critères aléatoires...

Comment ça se passe le positionnement du public sur une offre dénichée par votre Conseiller Relation Employeur? Et comment se déroule la mise en relation?
"La pression dela commande Civis" est-elle  forte chez vous? Et si oui comment tu gères?
Commentaire n° 5 posté par GRONONO le 09/03/2006 à 20h05

Bonsoir a tous et à toutes


Un sms cet apres midi m'a prevenu de votre blog. je suis cip 5 et en poste deuis bientot 2 ans. 9 mois a l'anpe comme beaucoup de ma promo et bientot 10 mois dans une milo en province. j'ai mis en place la relation employeur qui était inexistante et si on se donne les moyens de dépasser les clichés du jeune feignant et du patron exploiteur, çà marche assez bien. alors courage faut pas désespérer.

Commentaire n° 6 posté par poussinet le 09/03/2006 à 20h52

C'est surement ça le problème.


Dans ma structure, un ConS prospecte, diffuse des offres d'emploi et voilà. Si on reçoit un jeune qui correspond, est prêt à l'emploi, on travaille sa candidature avec lui et advienne que pourra :-(


On ne connait pas l'argumentaire de la prospection, ni les moyens ??? On me sort un discours assez bateau.... :-(


J'aimerai mettre des choses en place mas je n'ai pas encore assez de recul...Je m'interesse donc à ce qui se fait ailleurs, pour m'en inspirer lolll


CIVIS, pression mais pas énorme. On dépasse les "quotas" donc on a une paix royale pour tout vous dire ! Moi je ne me sens pas pressurisée lol


Et toi, comment le vis tu?

Commentaire n° 7 posté par Vanilla le 09/03/2006 à 23h06
Et bien je suis pas en ML, ni en PLIE, ni en ALE...j'interviens à Emmaus au sein d'un centre d'accueil de jour, en qualité de Cip, en bénévole, fraichement "titré" CiP (promo CiP8, Afpa Paris, 2004-2005) en liaison avec les Travailleurs Sociaux.
J'ai des collègues en ML, dont certains ont du fournir des quotas assez important...un peu à la chaîne.
Moi aussi, je réfléchis à pouvoir raccrocher le wagon existant à Emmaus sur la relation employeur. Ils ont développé un projet mais là où je suis on est encore loin de pouvoir en bénéficier...pour des tas de raisons.
Donc pas évident de poser l'accès à l'emploi (peu de temps, peu de communication interne, réseau à créer...) pour le moment avec des publics (trop nombreux) carrément agressés par l'exclusion sous toutes ses formes.
Poussinet pourrais peut-être nous causer (petit à petit) de ce qu'elle(?) a mis en place et sur quel territoire.
Le possible existe encore, heureusement, mais faut avouer que l'époque est plutôt "tendue"
Commentaire n° 8 posté par GRONONO le 09/03/2006 à 23h43
Au fait mon histoire de réseau...je l'ai fait sur une offre captée par une amie qui a causé du boulot de CiP à un chef d'entreprise. Celui-ci lui a parlé d'un recrutement en cours, elle me l'a dit et j'ai refilé l'info via mon réseau à un CiP du territoire de cet employeur.
C'est en cours et il est satisfait de ce que lui a proposé le CiP...à suivre...
Commentaire n° 9 posté par GRONONO le 10/03/2006 à 00h13

bonsoir a tous et a toutes


Je vous pose le décor, dans ma milo je suis conseillère niveau II et avec 1/4 temps projet. mais dans la pratique, 70 accompagnements pap et 90 civis. le probleme est de sortir les jeunes du dispositif en sortie positive. je suis partie du constat que quand on positionne un jeune  noyé dans la masse, il s'en sort pas, donc on a mis en place une cvtheque de jeunes opérationnels dans un ou plusieurs métiers, un fichier entreprise(le tout sur excel). je travaille en etroite collaboration avec tous ceux qui font de la prospection, (anpe, cg, cci...) pour ne pas refaire ce qui est déja fait. en plus je fais pas mal de comm par mail, brochure, je suis sur tous les forum et je multiplie les contacts, je fais deux visites d'entreprise par mois pour découvrir les métiers et les entreprises. j'essaie de me mettre à la place de l'employeur et a la place du jeune. j'ai developpe une offre de service pour les jeunes et les entreprise, un peu comme du cle en main...


c'est un taf énorme, mais passionnant. j'ai beaucoup appris car j'avais beaucoup d'appriori.


voila quelques pistes a+

Commentaire n° 10 posté par poussinet le 10/03/2006 à 20h53
C'est quoi la définition de la sortie positive histoire de préciser?

Sinon, tu choisis comment les entreprises que tu visites et ton offre clef en main, comment l'as tu bâtie?
Commentaire n° 11 posté par GRONONO le 11/03/2006 à 13h57

Bien la sortie positive, c'est dans le plan de cohésion social, a savoir  au minimum quand tu fais de l'insertion pro, vu que c'est çà qui fait les financements actuellement ! donc pour votre culture perso, sortie positive c'est cdi, contrat de professionnalisation, contrat apprentissage, cdd de + de 6 mois.


je prend les entreprises qui ne sont pas vu par l'anpe, le cg, je ne refait pas ce qui a dejà été fait. donc je me rencarde auprès des partenaires, des embauches quand ils prospectent, j'ai mis en place une logistique intra milo ,qui me permet d'etre réactive et de positionner les jeunes, avant diffusion de l'offre, en fait c'est un deal. quand a l'inverse, j'ai des offres et que j'ai pas les profils et bien je propose au partenaire de positionner les demandeurs emplois. ca s'appelle "travailler en partenariat".


mon offre de service, c'est la préparation des jeunes, une validation du projet, du profil de poste, des EMT en amont, pour etre sur, que le jeune n'aille pas dans le mur! un suivi en poste, enfin tous ce que fait un CIP quoi!!!


A+

Commentaire n° 12 posté par poussinet le 11/03/2006 à 16h32
Et bien merci Poussinet, c'est plutôt précis...j'aime bien "le côté" éviter le mur aux publics et l'utilisation des ressources comme par exemple l'E.M.T. (évaluation en milieu de travail).
Comme quoi y'a pas que des "freins terribles" avec l'Agence et des négociations aboutissent...vous êtes "espace jeune" je suppose.
En tout cas pas mal ton travail de réso et ton positionnement.

Je suis très curieux, ton "intra milo" m'interresse. Peux tu nous décrire sa mise en place (de l'idée à la concrétisation) évidemment si tu as le temps et peut être en plusieurs billets.
Commentaire n° 13 posté par GRONONO le 11/03/2006 à 21h55

L'intra milo' c'est une logistique interne, la + réactive possible entre le moment ou une offre tombe (d'ou qu'elle vienne) et le positionnement du jeune.


C'est :


Bien lire l'offre, faire si possible un profil de poste avec l'employeur, connaitre le métier, l'entreprise c'est encore mieux.


Ensuite, c'est rechercher un ou des profils, disponibles opérationnels, sans frein trop contraingnant pour ce poste


Vérifier avec le ou les jeunes la bonne comprehension  du poste, des conditions de travail...


Eventuellement, mise en place d'EMT ou autre en fonction des régions il peut y avoir d'autres outils de validation de profil (plateforme de vocation par exemple dans le cadre du civis et du plan de cohésion sociale pour les - de 26 ans)


L'objectif, est de bien préparer en amont. Nos outils: une cvthèque opérationnel, des ateliers de recherche d'emploi tous les matins, du caotching pour la préparation au entretien d'embauche...


Evidemment, je précise pas mais c'est le travail de toute une équipe, il faut une volonté et l'accord de la direction. Nous on a tous ca, alors on se donne des moyens et ca marche assez bien, mais nous ne sommes qu'au début de l'expérimentation


A suivre donc....

Commentaire n° 14 posté par poussinet le 13/03/2006 à 18h56
Dans la plate forme de vocation il y a possibilité de découverte d'un métier en entreprise? Je suis pas un "spécialiste des outils milo"...

C'est comment la prépa entretien? Est ce que vous bossez avec le public sur les discriminations?

Merci pour tes contributions "poussinet" et ta réactivité.
Commentaire n° 15 posté par GRONONO le 13/03/2006 à 19h27
Bien l'bonsoir à tous,

Puisqu'en ce moment l'opposition au CPE se manifeste un peu partout, j'aimerais bien savoir ce qu'il en est concrêtement des offres en CNE dans vos structures ?
Quelle est votre expérience là-dessus ? Les employeurs en demandent-ils, qu'en pense le public ?
Commentaire n° 16 posté par RéMI le 14/03/2006 à 20h14

salut à tous et a toute


Je n'est rien contre le fait de parler avec Gronono mais ou sont les autres?


Pour le CNE, sur mon bassin, province, 100 km de Paris ville moyenne, on fait pas du tout.


Sinon pour la préparation d'entretien, c'est effectivement préparer des réponse, anticiper les pieges de l'employeur, j'évite de focaliser sur la discrimination, la victimisation, c pas mon truc. on en parle, je les préviens. par contre je leur donne des arguments, pour les problemes de garde d'enfant ,de mobilité, de jeunesse, manque de qualif... on leur parle de leur allure de leur facon de se comporter...


La plateformation de vocation, c la validation d'un profil professionnel, (quand il non pas le diplome et /ou l'expérience) par test d'habilité et études des compétences transversales. c pas mal, c un bon outil pour valider un projet ou pour le casser s'il est pas réaliste, histoire qu'ils se rendent compte de la vrai vie.


A+


 

Commentaire n° 17 posté par poussinet le 15/03/2006 à 21h10
SUR  LE CNE (Paris)

Je travaille exclusivement avec des employeurs du bâtiment  (beaucoup de TPE) et ils sont très demandeurs du CNE. Leur argument est de dire : comme je suis pas sûr de mon activité à moyen terme, je préfère pas me retrouver avec un salarié à qui je n'aurais pas de travail à fournir.

Certes il ya un risque à entreprendre, mais ce n'est pas pour autant qu'il faut faire passer ce risque du patron au salarié ! D'autant que le salarié n'a pas les avantages du patron, lui.

Moi j'essaye modestement de les alerter sur les conséquences pour le public. Mais disons que ce n'est pas leur préoccupation principale. Néanmoins cet argument fonctionne pour les postes difficiles à pourvoir: "déjà que c'est dur de trouver un candidat mais si vous lui proposez un siège éjectable..." En gros, bien sûr !

Je vous rapelle qu'il est possible que les 2 parties s'entendent pour réduire la période d'essai  (tout est possible e terme de durée).
Commentaire n° 18 posté par Mr TANG le 21/03/2006 à 21h34
A PROPOS DES ACTIVITES DES TPE DU BATIMENT

Cette activité des TPE elle est caractérisée par de la sous traitance à des grosses boîtes?
Commentaire n° 19 posté par GRONONO le 23/03/2006 à 22h49
Réponse tardive à ta question:

Oui il y a pas mal de sous-traitance sur des gros chantiers. Mais aussi des artisans qui ont leur propre clientèle : dépannage/bricolage chez les particuliers comme les électriciens, les serruriers, mais aussi les peintres, les menuisiers, etc.
Commentaire n° 20 posté par Mr TANG le 06/04/2006 à 22h28
Merci Monsieur TANG pour ta réponse...sinon pour l'offre d'emploi que j'avais aiguillé vers un CiP et bien le recruteur a trouvé tout seul. J'espère en savoir un peu plus sur le pourquoi prochainement.
Commentaire n° 21 posté par GRONONO le 09/04/2006 à 12h48

en ce moment je suis en pleine prospection employeur et developpement de reseau en y réfléchissant je retrouve ces bonnes vielles habitudes de téléprospection (c clair que ça m'aide beaucoup d'avoir une expérience là-dedans) bref, j'ai vraiment l'impression que le marché est de plus en plus caché... j'ai l'impression que l'on tend vers un marché (un vrai) de l'emploi où les emplois se disputent comme des biens immobiliers... j'ai l'impression d'être un agent d'emploi comme on trouve des agents immobiliers. évidemement nous devons aller au devant du marché caché, mais meme le marché que l'on dit "ouvert" n'est pas si ouvert que cela. n'en déplaise aux employeurs qui ne veulent plus faire de selection eux-meme combien de fois tombe-t-on sur des petites annonces qui nous renvoient soit vers une agence intérim, soit vers une agence de placement, soit vers un conseiller ANPE. c'est à croire parfois que les cabinets ou asso sont d'autant plus performants qu'ils détiennent l'information secrète d'un emploi possible dans telle ou telle entreprise...


vous ne trouvez pas que de plus en pus ce métier tend vers un côté qui se rapproche de plus en plus des professions commerciales? (je pense à l'agent immobilier qui passe ses journées à trouver des biens et positionner les meilleurs dossiers dessus) 


il n'y a qu'à voir tous ces cabinets privés qui séduisent de plus en plus...  


alors c'est vrai que je suis autodidacte. je n'ai pas de formation réelle de CIP... y-a-t-il une analyse de cela???

Commentaire n° 22 posté par cip 23 le 06/10/2006 à 10h29
je réitère ma question... mais à priori ça n'intéresse pas grand monde...
Commentaire n° 23 posté par cip23 le 17/10/2006 à 16h12
Au contraire, c'est une question passionnante, une vraie question de métier et la relation avec les employeurs est une activité effectivement en fort développement ! Alors il faut un peu de temps pour la réflexion, voilà tout (ça vaut ce que ça vaut comme argument... celui du temps) !
Je ne sais pas si le marché de l'emploi est de plus en plus opaque, caché, privilégiant les pratiques de réseau pour les recrutements ou si l'on découvre ou redécouvre l'existence de ce marché et de ses pratiques parce que l'on essaye de plus en plus de le pénétrer, de s'y attaquer, en tant que CIP "chevaliers blancs de la bataille pour l'emploi".
Par contre, pour ce qui est de se transformer en VRP avec des pratiques intrusives voire manipulatoires, il me semble qu'il y a un grand pas que nous ne devons surtout pas franchir. Sur cette activité, nous restons des CIP avec notre éthique, nos pratiques et nos outils et ne sommes en aucun cas tenus de devenir des commerciaux. D'ailleurs, qu'aurions-nous à vendre ? De l'humainà l'employeur le plus offrant (en réalité le moins offrant) au mépris des choix et de la volonté du public que l'on accompagne ?
Il me semble, au contraire, et ouvrons ici ce vaste débat, que nous avons un rôle majeur à tenir auprès des employeurs (principalement les PME, les très petites entreprises, les artisans, les commerçants, les professions libérales, les entrepreneurs individuels) pour discuter de leurs besoins en emplois, de leurs pratiques de recrutement, de leurs difficultés à faire face à cette activité pour laquelle il n'ont souvent que peu de temps et surtout peu de compétences... Il y a là une opportunité pour les professionnels que nous sommes pour faciliter les recrutements du public que nous accompagnons et s'affranchir des discriminations dont ils font souvent l'objet...
Ce ne sont là que des premières remarques sur la question que tu as soulevée et qui me semble encore une fois primordiale et revêtir des enjeux majeurs pour notre métier, le public et plus globalement pour une société moins injuste...
Commentaire n° 24 posté par Monsieur A. le 17/10/2006 à 21h01
AFPA PAVA PARIS
Aujourd\\\'hui je suis en colère...contenue ; j\\\'ai complètement loupé un entretien. Je me suis laissé dépassé par notre rythme et la gestion de groupe. Malgré une alerte juste avant l\\\'entretien (je ne me sentais pas disponible, le contexte immédiat peu propice : présence d\\\'autres personnes à proximité, sollicitations multiples du groupe pour lequel je suis référent...) j\\\'ai voulu assurer l\\\'écoute (pensant maitriser).
Résultat, j\\\'ai rien compris de ce qu\\\'exposait le bénéficiare et il l\\\'a bien senti (il reformulait, lui, pour se faire comprendre!). J\\\'ai tout juste pu rattrapper en lui proposant pour le lendemain un "point complémentaire" et en admettant n\\\'avoir pas été en capacité (rester crédible et honnete avec le public).
Ce n\\\'est pas que cet entretien et son relatif échec qui me gene, mais fondamentalement le décalage entre l\\\'approche modélisée (construire des candidats "pret" pour des entreprises) et la réalité de ce que ce meme candidat va devoir affronter.
Nous ne les préparons pas, nous cautionnons des méthodes et des schémas abherrants, nous "élevons" le dispositif à notre propre survie de "professionnels" de l\\\'insertion en...C.D.D. et pire nous pataugeons dans une morale nauséeuse (cf. Jean Meckert) .
Les résultats ne sont pas au rendez-vous, les chiffres de placements sont mauvais pour tous les dispositifs PAVA. Donc "on" doit pouvoir mieux faire...je ne pense pas que nous puissions aller plus bas et de toute façon cela change ou je n\\\'y reste pas.
Commentaire n° 25 posté par GRONONO le 17/10/2006 à 23h03

Je pense que là, vous voulez faire de l'humour !!


En tant , "qu''ancienne" dans la formation, j'avoue que ça me fait trop drôle de lire ça !! Quand j'étais dans le secteur de l'insertion, il était toujours très difficile pour notre public d'obtenir un stage ... heureusement, que certains ( oui, j'avoue , il existe ) font preuve de tolérance ... enfin, surtout quand ils ont besoin de main-d'oeuvre !!


 


oui, je suis dure, mais je pense que c'est la triste réalité !!


bon, il ne faut pas généraliser ..


bonne continuation et bravo pour votre idée !!


Pascaly ( celle qui calcule la moyenne sur OB)

Commentaire n° 26 posté par Pascaly le 18/10/2006 à 00h06

c'est vrai monsieur A que je ne me sens pas me transformer en commerciale (heureusement parce que mes compétences et mon éthique ne me le permette pas...) j'ajoute meme un bémol à cela puisque le fait de prosepecter des entreprises m'ouvre un champs d'intervention beaucoup plus vaste et intéressant (bien que cela prenne du temps). il est meme vrai que je me sens plus compétente face aux personnes que j'ai en suivi... ma remarque valait ce qu'elle valait et je suis heureuses d'ouvrir le débat. en ce moment je prospecte beaucoup auprès de geiq( groupement d'employeurs) et des entreprises intermédiaires. le fait de construire une relation de partenariat est très bénéfique et fait avancer beaucoup de chose. comme on dit elle me permet de faire bénéficier d'un réseau. je pense que c'est un point important de notre métier parce que l'on a trop souvent tendance à s'éloigner du monde de l'entreprise et au bout d'un moment on devient de mauvais conseil.


juste un point pour gronono... ne te décourage pas. ce que tu ressens est je pense un sentiment de frustration que l'on a souvent quand on commence un emploi. on ne peut pas orienter un jeune d'entrée de jeu. le temps de la réflexion est très important voire primordiale pour faire le point sur les compétences, les envies, les contraintes. si ce virage est bien négocié ça va (presque tout seul) meme si les terrains de stage sont durs à trouver! cependant moi lorsque je suis entré dans l'insertion je me suis posé beaucoup de question en me demandant meme si j'allais y rester. trop de sentiment de frustration, d'échec, d'incompétences... puis j'ai monté mes outils, appris à me dire que je n'avais pas tous les pouvoirs et que parfois j'étais incompétente... on est humain et ce sentiment (je ne sais pas pour les autres) est difficile à dépasser mais aau bout d'un moment on retire beaucoup de satisfaction à faire ce métier. l'essentiel est de bien préparer ses séances ( je ne t'apprend rien) et de rester modeste avec soi-même... on n'a pas toujours les moyens de répondre correctement à une demande mais on fait de son mieux! courage je suis sûr qu'avec un peu d'acharnement et d'expérience ça finira par te plaire.

Commentaire n° 27 posté par cip23 le 18/10/2006 à 16h12
Ce n'est pas du découragement mais plutot de la colère (contenue). Je suis plutot centré sur les publics et ce que je vois (et auquel je participe) me hérisse.
Il est vrai que l'équipe tente de réagir (dont les CIP, 3 au total et des FPA) et nous sommes en phase de réflexion active pour tenter d'améliorer l'existant (dont individualisation du parcours et amener de la relation employeur pour débloquer l'accès à l'entreprise, réduction du nombre d'entrée à 40 semaines).

Ce n'est pas fait, je vous tiendrez au courrant.

Commentaire n° 28 posté par GRONONO le 19/10/2006 à 21h40
Juste un petit mot au sujet du PAVA :

c\\\'est moins un dispositif d\\\'insertion qu\\\'une affaire politique. Qui, évidemment, rapporte du fric à l\\\'AFPA, et pas qu\\\'un peu !
Une belle blague sur le plan humain. On est de plus en plus sur un marché de l\\\'insertion.

Mais heureusement, il n\\\'y a pas que des échecs ni que des horreurs...

Serait-ce pour nous une leçon ultime d\\\'humilité ? Nos champs d\\\'action et d\\\'initiative sont limités. Mais restent du domaine du possible. Il nous faut composer, beaucoup, au quotidien. Même si nous restons assujettis à des enjeux en coulisses que nous ne maîtrisons pas.
Mais nous ne saurions davantage maîtriser la vie ou les choix de nos DE...

C\\\'est que c\\\'est frustrant ce job ! Frustrant, ingrat et porteur quand-même. Et des joies aussi. Il arrive même que ce soit gratifiant !
Dans le cadre du PAVA y compris... (j\\\'ai pratiqué comme toi).

L\\\'air de rien, toutes ces dimensions en jeu sont interdépendantes pour un certain équilibre.
Cela ne suffit pas pour autant. Sauf que ce n\\\'est jamais ni noir ni blanc.

Commentaire n° 29 posté par tralala le 27/12/2006 à 13h45
Oui, tous les candidats ont été pré sélectionnés sur la base de compétences transférables ou déjà présentes pour le métier concerné. Et les candidats retenus ont été informés au même titre que les autres.

La concurrence était rude car il y avait une 15aine de candidats pour 5 postes.  
Commentaire n° 30 posté par Mr TANG le 22/01/2007 à 23h01
http://www.maison-emploi-senart.fr/emploi.php?breve37

C\\\'est un lien vers une enquête d\\\'ampleur sur les pratiques de recrutement en 2005.

En gros, ce que j\\\'en comprends c\\\'est que les employeurs croient savoir recruter sans trop prendre la peine de définir un poste de travail et de demander l\\\'aide des médiateurs de l\\\'emploi.

Pourtant ils se plantent (abandons de procédures de recrutement importantes), mais disent que ce n\\\'est pas de leur faute : c\\\'est l\\\'absence de motivation des candidats ! La motivation pouvant passer par un meilleur salaire, de meilleurs horaires, non ?

Pour finir, on reste trop souvent sur des critères subjectifs (aléatoires): la motivation, la personnalité,... A définir.
Commentaire n° 31 posté par MR tang le 03/01/2007 à 16h05
A TRALALA

Ce ne serait non plus qu'au sein des institutions que les "changements" devraient s'opérer mais bien en périphérie...nous sommes instrumentalisés (grande nouvelle!), les marges sont réduites...au sein des ALE, des M.L. , des PLIE...je te rejoins sur le "combat" politique, une association nous en donne encore le ton pour l'accès au logement.
Mais nulle clameur des ALE et des M.L. et autre PLIE...un silence assourdissant résonne...
Commentaire n° 32 posté par GRONONO le 03/01/2007 à 22h33
Bonsoir GRONONO,

Je ne dis pas qu\\\'il ne faut rien dire, rien faire... mais il existe plusieurs façons ou plusieurs méthodes pour le faire :
soit, le dernier coup d\\\'éclat en faveur du logement a du mérite : circonstances obligent, aussi : c\\\'est l\\\'heure de la campagne éléctorale.
Mais cela n\\\'est pas TOUT : on agit chacun et chaque jour. Chaque intervention modeste ou médiatisée apporte de l\\\'eau au moulin... Sans jeu de mots. Dans tous les sens de l\\\'expression.
Alors, ok, parlons \\\"clameur\\\" retentissante : c\\\'est-à-dire quoi concrètement ? Commment, par qui ? Quand ?
On ne peut pas toujours attendre des autres qu\\\'ils agissent pour nous, n\\\'est-ce pas ?!
Donc ?
...
Commentaire n° 33 posté par tralala le 09/01/2007 à 22h49
Petit récit d'un entretien d'embauche d'une société du bâtiment qui recrutait des chauffeurs PL en Essonne.

La DRH, très en verve, présente son entreprise et son groupe aux chômeurs médusés. Elle dit par exemple, que dans son groupe, on appelle les personnes qui travaillent sur les chantiers des "compagnons", car "ouvrier" c'est pas joli. Je vous jure que c'est vrai !

Ensuite elle commence ses entretiens dans une salle ouverte aux 4 vents (sorte de job dating) en commençant par une question d'ordre privée: la situation familiale, "marié pas marié", "3 enfants déjà ?!".... Puis elle pose des questions sur le parcours pro de la personne, ses éventuelles incohérences. Elle se permet des remarques assez brutales, du haut de son pouvoir de recruteuse. Enfin elle termine par les hobbies.
Retenant 2 candidats (dont 1 qui lui pose question quant à la solidité de son projet professionnel: alors pourquoi tu le recrutes ?!), je lui demande poliment quelles informations elle voulaient obtenir à travers ces entretiens. Elle me répond percevoir "la personnalité".

L'enquête de la DASES avait donc raison: les employeurs recrutent surtout sur des critères subjectifs. N'empêche que cette DRH a quand même choisi 2 personnes qui, derrière leur "personnalité", avaient un bagage professionnel important pour les postes qu'elle proposait.

Mais c'est moins fun de dire qu'on recrute des ouvriers sur leurs compétences peut-être.
Commentaire n° 34 posté par Mr TANG le 18/01/2007 à 21h39
Monsieur Tang, a t-elle présenté son offre aux "heureux" candidats? Ceux ci avaient-ils été pré-sélectionnés?
Commentaire n° 35 posté par GRONONO le 18/01/2007 à 21h56
...ils ont pris comment la chose les 10 restés sur la "paille"? Et aussi cette "super-Rh" a t-elle expliqué le pourquoi aux candidats non retenue?
Commentaire n° 36 posté par GRONONO le 24/01/2007 à 23h08
AIDES PUBLIQUES AUX ENTREPRISES, 65 MILLIARDS D'EURO EN 2005 POUR LA FRANCE
source http://www.localtis.info rubrique actualité pour l'intégralité de l'article.

"D'après un rapport réalisé par trois inspections - finances, administration et affaires sociales - à la demande du Premier ministre dans le cadre des "audits de modernisation" de l'Etat, les aides publiques que la France verse aux entreprises sont très supérieures aux 10 milliards d'euros répertoriés par la Commission européenne.
Elles ont atteint 65 milliards d'euros en 2005, soit 4% du PIB de la France. En tout cas si l'on inclut dans le champ des aides publiques, comme le fait ce rapport discrètement mis en ligne ce 25 janvier suite aux premières informations données par la presse, les allègements de charges et certaines aides fiscales nationales.
Cette somme représente un peu plus que le total du budget de l'Education nationale et près de deux fois le budget de la Défense.
Ces aides sont débloquées, parfois au coup par coup, en fonction des politiques publiques décidées par une multitude d'acteurs : l'Etat, les différents niveaux de collectivités, les établissements publics... L'Etat est toutefois largement le plus gros contributeur de ces aides : il en fournit près de 90%. Une contribution finalement "mal connue", "alors que l'opinion commune "surévalue la part des collectivités territoriales", notent  d'ailleurs les rapporteurs."
Commentaire n° 37 posté par GRONONO le 25/01/2007 à 19h41

Mais cela ne doit pas être assez, car, comment chacun sait, les temps sont durs, la compétition économique est impitoyable et il faut s'adapter chaque jour un peu plus aux exigences de la mondialisation. Et l'entreprise est fragile vous dit-on... D'autant que pendant ce temps là, les salariés (car on ne dit plus les ouvriers) rechignent à travailler gratuitement. Et les salaires... ça coûte trop cher...


Alors en 2006 l'aide publique aux entreprises a encore augmenté et 15 nouvelles ZFU, par exemple, ont été créées... Voir Plus ça va, plus ça zone sur ce blog.


Pour mémoire, une entreprise en ZFU est exonérée de l’impôt sur les bénéfices, de la taxe professionnelle, de la taxe foncière sur les propriétés bâties, des charges sociales patronales, des cotisations sociales personnelles pour les artisans commerçants et bénéficie du taux réduit du droit de mutation aux acquisitions de fonds de commerce ou de clientèles… Ouf…

Commentaire n° 38 posté par B.A. BA le 25/01/2007 à 21h08
Réunion d\\\'information pour le pré-recrutement de candidats à la formation de conducteur de bus qui débouche sur une embauche (en CDI normalement).

Les employeurs déboulent, lisent les résultats aux tests d\\\'entrée en formation puis font leur choix sur la liste en fonction du lieu d\\\'habitation.

Comme ils n\\\'ont pas le temps, on zappe la réunion d\\\'information normalement animée par l\\\'ANPE qui vise à informer les candidats du processus de recrutement, et notamment de ce qu\\\'est une évaluation en milieu de travail préalable au recrutement...

Les intermédiaires de l\\\'emploi jouent leur rôle de manière très basique : ils conduisent les heureux candidats vers les employeurs pour qu\\\'ils "passent en entretien". Ou comment passer de médiateur de l\\\'emploi à larbin des employeurs... (putain ça défoule)

Et pour finir, en lieu et place d\\\'un débriefing sur ce qui a présidé au choix des employeurs (motifs de choix et surtout de refus), ils filent une liste au conseiller avec des dates d\\\'évaluation en entreprise. A charge au conseiller d\\\'informer les demandeurs d\\\'emploi des coordonnées de l\\\'entreprise et des dates d\\\'évaluation. Ou comment un recrutement et une formation prise en charge par le Service public de l\\\'emploi devient un marché aux esclaves...
Commentaire n° 39 posté par Mr TANG le 09/03/2007 à 22h11
Sur la plateforme parisienne AFPA PAVA, il y a un chargé de dévelopement qui assure une prospection.
Si mise en relation il y a nous n'en sommes pas maitre. On positionne un candidat potentiel et c'est le chef de projet en liaison avec le chargé de développement qui s'occupe de la MER.
Commentaire n° 40 posté par GRONONO le 29/09/2006 à 00h11
Vu dans une offre pour une plateforme de vocation pour l'employeur Carrefour (recrutement d'hôtes et hôtesses de caisse).
"Les candidats devront être à moins de 30 mn du site d'emploi".

J'ai évidemmant dénoncé ce critère discriminant auprès de la plateforme en question (ANPE) qui en ajoute aux difficultés des publics du territoire ou j'interviens (référent PLIE, public 18/25, 93).

Je me demande ce qui est "négocié"...pas de réponse à ce jour...le transport à "beau" être gratuit (pour certains)...
Commentaire n° 41 posté par GRONONO le 22/04/2007 à 17h03
D'accord sur le critère de distance en temps entre le site d'emploi et le lieu d'habitation qui est mal formulé : 30 mn à pieds, à cheval, en voiture, en moto, à vélo, en métro, en bus ou sur les mains ? En fonction du mode de déplacement l'éloignement peut être plus ou moins grand en distance. Et pourquoi 30 mn et pas 20 mn ou 40 mn ? En utilisant ce critère, que recherche véritablement l'employeur ? S'assurer de la ponctualité du futur salarié ? Alors ce critère est insuffisant. Y aurait-il des horaires de travail de nuit lorsque les transports en commun ne fonctionnent pas ?
A voir et à questionner auprès de Carrefour pour comprendre le sens de ce critère et à négocier évidemment...
Par contre, il ne s'agit pas d'un critère discriminant au sens de la loi... Voir le site de la Halde ICI...
Commentaire n° 42 posté par Tout sauf Sarko le 23/04/2007 à 23h44
Par le style et surtout le fond je reconnais l'auteur du commentaire précédent.
Certes le repère légal a toute son importance (force de la loi) cependant un Conseiller pas forcément attentif (le flux, parcours 3 et j'en passe) peut complètement exclure sur le positionnement de cette offre un "paquet" de candidat sur cette "seule" annonce relative au temps de parcours (subjectivité de l'appréciation).
Sur la discrimination, loi oblige certes, mais la loi couvre t-elle l'ensemble des problématiques du quotidien auquel doive faire face professionnels de l'insertion et publics "cibles" (et surtout ces derniers dailleurs).
Aujourd'hui a étré exclu de son foyer d'accueil, sans information préalable à "son" référent (moi même) un jeune suivi et inscrit dans un parcours NEGOCIE (passerelle longue apprentissage).
Ce jeune et depuis 4 jours à la rue. Aucun travailleur social ne m'a informé de cette exclusion alors même qu'ils avaient l'ensemble de mes coordonnée (y compris tél. mobile perso. et informés du parcours dont solution logement activée au 30/04/2007).
Quel rapport avec "l'offre Carrefour...il me semble que l'ANPE devrait (par delà le clientélisme) "offrir" le luxe de la précision opportune du commentaire précédent plutôt que "subir" l'offre.
Commentaire n° 43 posté par GRONONO le 24/04/2007 à 23h06
Lors d'une réunion avec des partenaires du SPE et des employeurs, je me suis aperçu que les 1ers passaient leur temps à se tacler entre eux tandis qu'un représentant des employeurs a su mettre en valeur le travail d'accompagnement à l'emploi fait sur des publics "en difficulté" (en réalité ceux qui n'ont pas TOUS les atouts pour être embauchés de suite).

Il disait en substance (ah) que le travil de remise à niveau préalablement à la formation puis le suivi dans l'emploi avaient porté leur fruit. Le taux de maintien dans l'emploi était excellent, bien meilleur en tout cas que ceux des publics "faciles".

Voilà un petit message d'espoir pour toux ceux qui s'échinent à faire de la VRAIE insertion. Ca fait pas de mal à entendre !
Commentaire n° 44 posté par Mr TANG le 30/06/2007 à 11h57
Les politiques et l'emploi...
Organisation d'un forum pour l'emploi dans la bonne ville d'Evry, sous le haut patronat de la mairie. Celle-ci fit appel à un cabinet privé spécialisé dans "l'événementiel", puis rassembla les partenaires locaux de l'emploi avec déjà une bonne idée de ce qu'ils voulaient mettre en place: un forum pour l'emploi réservé aux Evryens, m^me si les entreprises pouvaient venir d'autres communes. En outre le "forum" (par définition un lieu ouvert prompt à l'échange, à la discussion) se refermait encore un peu puisque les candidats seraient pré-sélectionnés avant de rencontrer les entreprises qui recrutent. Une sorte de grand job dating en quelque sorte.

Comme le partenariat est directement lié aux zones d'influence des politiques, chacun fit comme si c'était une bonne chose. L'ANPE mit quend même son véto sur la discrimination géographique : qu'allait-on faire des habitant de Ris-Orangis par exemple ? Leur dire ah non désolé mais vous n'habitez pas Evry, les emplois c'est pas pour vous même si l'entreprise qui recute est située dans votre rue ! S'exposant à quelques heurts, ils reculèrent sur ce point.

Et puis le maire pourraient toujours voir ses ouailles récompensées plus que les autres, par le biais de la présélection, à la main du cabinet constitué de copains (ou d'amis d'amis).
Ce cabinet se charge de contacter les entreprises à qui ils font payer 500 à 2000 euros la participation au forum ! Celles-ci leur donne leurs offres les + difficiles à pourvoir en espérant le miracle (à moins qu'elles aussi soient liées au politique ?).

La "chaire fraîche" doit être ramenée par les partenaires pour l'emploi (ah tiens les revoilà) sur la base des offres diffusées sur un site : elles sont très floues et pas forcément alléchantes. Surtout le cabinet n'y connît rien à l'emploi et mélange les facteurs avec les ELS dans les métiers de la distribution (de courrier je suppose !)... Autre exemple, dans les métiers administratifs on trouve des jardiniers (ben oui ils sont embauchés par la mairie, c'est un employeur du secteur administratif non ?).

Résultat le jour J ? On fait venir les principaux intéresssés, c'est--dire les chômeurs et les entreprises, à 8h30 pour écouter ... 7 discours par les pontes dont le maire soi-même. Il est content : il voit plein de monde, qui doit s'en aller une fois les discours finis: ils reviendront pour leur entretien de pré-embauche (à 14/ 15h pour certains). Le beau forum avec plein de monde se transforme alors en désert où les employeurs s'ennuient ferme et les chômeurs ont le trac avant de passer en entretien.

Le résultat en terme de placement ? Je ne l'ai pas et il sera surement bidonné. Mais était-ce vraiment l'objet de la manifestation ?
Commentaire n° 45 posté par vallsitude le 02/11/2007 à 22h50
bonjour, je suis allée à l'AFPA pour m'inscrire à la formation de CIP. On m'a gentiment demandé d'aller pratiquer ce métier pendant 1 an puis de revenir. Je suis allée à l'ANPE pour demander comment me vendre comme CIP alors que je n'ai jamais pratiquée ce métier. On m'a gentiment demandé de mettre Conseiller en Insertion Professionnelle comme titre à mon CV d'éducatrice et de l'envoyer à toutes les associations de la région.Je n'obtiens aucune réponse. Comment dois-je faire pour devenir CIP?
Commentaire n° 46 posté par morin le 20/11/2007 à 16h51
tu peux envoyer ton cv au reseau des missions locales qui le publiera sur le reseau et t'enverra les offres internes.
c'est comme ça que j'ai fait.
Commentaire n° 47 posté par julie le 11/01/2008 à 18h32
Bonsoir,

Vous avez dit pour envoyer le cv aux reseaux des ML, mais j'ai ouvert le site et il n'y a pas un espace pour envoyer un CV.

Comment dois-je faire pour envoyer mon CV?

Merci.
Commentaire n° 48 posté par Ella le 12/01/2008 à 20h31
Ayant milité des années dans une association d'insertion de cadres, j'ai été en contact avec de nombreux entrepreneurs. J'estime qu'il y a un nombre important d'entre eux pour lesquels le seul but est : le fric. Ceux-là se fichent éperdument du bonheur de leurs salariés, et plus d'un serait fort satisfait de se passer de main d'oeuvre s'ils le pouvaient.
Commentaire n° 49 posté par Racaille le 20/01/2008 à 22h57
A quand donc le peuple se réveillera et demanderas des comptes à ces soit disants dirigeants ??
Je suis qualiticien , et je m'aperçois que la France va direct au mur avec un tas de mesurettes, de stages bidon, d'évaluations X, Y, Z qui ne servent qu'à faire de la réunionite ..!!
Rien de bien concret, sinon que 8 millions de personnes vivent dans la pauvreté, plus les dégâts collatéraux !! drogue, alcool, suicide, etc... 
Commentaire n° 50 posté par Christian le 08/04/2008 à 23h33

PAROLES de CIP

Bibliothèque Idéale

POING... CONTREPOINT



  LES PHRASES QUI TUENT


"Le pire ennemi des profits, c'est le plein emploi."



(France Info - rubrique La Bourse)

"Ce n'est pas un acquis social quand on a un minima social de ne pas être obligé d'exercer une activité pour justifier ce minima. C'est une lâcheté, un oubli, une faiblesse, une habitude."

Nicolas Sarkozy - 18/06/05

 

    CELLES QUI SAUVENT


A écouter ICI en ayant une pensée pour le bonimenteur de "la France qui se lève tôt" et du "travailler plus pour gagner plus"...


°°°°°°°°


"Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles que nous n'osons pas, c'est parce que nous n'osons pas que les choses sont difficiles."

Sénèque - Il y a longtemps


"C'est comme ça que j'ai recommencé ma vie en seconde édition. Comme quoi la vie, pour vous remplir, commence toujours par en bas. J'ai eu les génitoires en action avant le cerveau.

Ceux qui voudraient repêcher des types à la dérive avec de la morale concentrée devraient bien se mettre ça dans le crâne."

Jean Meckert - Les coups - 1942


"Il faudrait comprendre que les choses sont sans espoir et être pourtant décidé à les changer."

Francis Scott Fitzgerald





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