Premier contact, première rencontre, premières paroles et premier entretien.

Et pourtant l’histoire avait déjà commencé, entre idées pré-conçues, représentations bien ancrées, sentiments mêlés et confiance à instaurer.

L’organisation des structures en question, entre respect du public, convivialité, qualité de l'accueil et... un peu, beaucoup, passionnément (?) froideur et logiques institutionnelles... Et nous, comment on s'en sort dans tout ça ?

Dimanche 12 février 2006
recommander
ajouter un commentaire commentaires (52)   

Commentaires


Voilà 6 mois que je suis sorti de la formation et environ 3 mois que je reçois le public, et voilà qu'hier j'ai ressenti ma première lassitude à recevoir quelqu'un.... Déjà ! Je saturais à l'idée de découvrir un autre parcours, une autre problématique, une autre recherche de solutions à apporter, etc. Cette curiosité insatiable à découvrir l'autre, à vouloir l'aider intelligemment avait disparu (temporairement).

Pourquoi? J'ai bien sûr analysé cela: tout d'abord l'enchaînement des entretiens, sur un rythme relevant parfois des "Temps modernes" (eh oui il y a une productivité dans les métiers de l'insertion!); ceci ne laissant pas la place à la fameuse APP (analyse de pratique professionnelle). Elle est d'autant plus dure à respecter entre chaque entretien (ou tous les 2 entretiens), qu'elle est rarement pratiquée par les collègues. Toutefois, certains d'entre eux ressentent, intuitivement, le besoin d'échanger sur leurs pratiques. Dernier point, le fait de ne pas pouvoir accompagner les gens dans la durée a un côté frustrant (là c'est dû aussi à la structure dans laquelle je suis).

Eh puis bon, on nous avait prévenu que la phase d'enthousiasme allait s'estomper. C'est une alerte.

Comme je suis persuadé que je ne suis pas une exception, j'attends des témoignages sur vos façons de vous préserver de cette "lassitude professionnelle". Stratégies personelles, collectives ?
commentaire n° : 1 posté par : Mr TANG le: 17/03/2006 11:28:45
Monsieur TANG, mon ami! Je comprends ta lassitude quand tu évoques certaines conditions de l'exercice de ton travail...as tu songé à  changer de structure?
Moi je suis plutôt dans des conditions "idéales"  (4 rdv par semaine) sauf que je me heurte aux limites de temps, aux limites de la structure (moyens, etc), aux limites liées aux réalités de la prise en charge institutionnelle des publics sdf (pas assez de toit, pas assez de suivi individualisé avec des réponses adaptées) et tout cela me questionne un maximum et parfois me lasse. Quand et comment ça peut bouger? Mon acte de professionnelle de l'insertion contribue t-il plus à l'insertion du public où à faire perdurer un sytème absurde (exemple : M.L. et ANPE qui botte en touche, un peu comme ton exemple du SDF en passerelle entreprise et conséquence beaucoup des personnes que je rencontre refuse d'y retourner), donc liaison avec une A.I. elle même en situation de survie et qui survit grâce aux publics lui même en sursis, en espérant que cette passerelle instrumentalisée (y'a un revenu pour le public) puisse permettre de déclencher un changement profitable pour ce même public : emploi durable, qualification supplémentaire, re-liaison sociale...bref insertion quoi!
commentaire n° : 2 posté par : GRONONO le: 23/03/2006 19:36:07
Précision sur quand et comment?
Je suis pas (encore) "désespéré"...je dis ça en rapport à la réaction citation fort à propos de "Monsieur A" sur la page d'accueil. Je le remercie pour sa toujours grande justesse dans la prise de recul, la pertinence des mots employés.
Sauf que sans parler de position politique (et pourquoi pas dailleurs?) les livres, rapports, synthèses en tout genre (et encore récents dont certains liens sur ce blog) montrent les décalages immenses entre les annonces ("bataille pour l'emploi", "plan de cohésion sociale"...) et les moyens et méthodes affectés depuis des lustres. Il y a toujours plus de RMISTES, la précarité est érigée en modèle ("les zones grises du travail", le CPE nouveau annoncée par le CNE en cours, logique gestionnaire/financière et de contrôle des demandeurs d'emplois, décentralisation des compétences dévolues à l'Etat (formation, rmi...) aux collectivités territoriales...
Si tout ne peut être anticipé (quid de l'activité future des entreprises par exemple et des "miracles de la croissance") il y a quand même à se poser la question : "la tendance" est clairement calée sur l'alimentation des besoins de l'économie (CPE, CNE) modèle libérale (le travailleur (doit) s'adapte(r)) plutôt que sur une réflexion-action sur la sécurisation des parcours professionnelles (c'est pour cela que la proposition des "socialos" avec leur "parcours sécurisé" me laisse pas indifférent en terme d'idée, de pistes).  Note : j'ai pas la carte P.S. pas plus que celle de l'UMP ou autre.
J'exagère peut être mais j'ai le sentiment que "nous" faisons beaucoup plus pour adapter un public à une demande économique plutôt que préparer celui-ci aux réalités des multiples défaillances d'activités (périodes de chômage plus ou moins longues qui succèdent à des périodes d'activités plus ou moins longues(!)). Ainsi un des critères de sortie positive c'est souvent un un CDD de 6 mois(!).
Et puis n'y a t-il pas "lézard" qui perdure quand l'action d'insertion débute avec la rupture (souvent la perte de l'emploi). Qu'est ce qui est en oeuvre dans l'activité professionnelle pour   anticiper  les transitions? L'accès à la formation des salariés par exemple, qu'elle en est le paysage, la réalité? L'entreprise a une responsabilité claire, pourquoi ne pas renforcer ses devoirs et faire peser toujours plus sur l'individu? Et je parle même  pas de la liaison éducation-enseignement>emploi.
Voilà, c'est peut être pas assez explicite mais bon je tenais à ajouter cela.
Merci à Monsieur TANG de soulever du questionnement par ses ressentis. Ben oui, on peut "en avoir raz la casquette" dans certaines situations, l'essentiel est de ne pas tomber dans le bidouillage, pour nous comme pour les publics. Et puis aussi Monsieur TANG, nos échanges réguliers, par delà le blog, je peux te dire que c'est aidant. Au fait c'est quand qu'on fait la bringue?
commentaire n° : 3 posté par : GRONONO le: 25/03/2006 12:04:58
Chose dite...
un rmiste se présente dans une "Espace Insertion" (du 92). C'est son premier rdv, il a un projet et souhaite bénéficier d'une formation (scannériste : coût 2400 euro) pour compléter son bagage technique (infographie) et d'après ses recherches (il a déjà bossé dans le secteur pour des labos, a un petit réseau) il y a des possibiltés d'embauches. Il sait que c'est souvent des missions de courtes durées et à terme, il aimerait bosser comme formateur après s'être fait la main.

Donc une certaine matière dans le discours de ce Monsieur...résultat des courses :
1- pas prioritaire comme formation donc rien(!?),
2- pas de "rebonds" sur ce que ce Monsieur souhaite, pas d'alternatives pour trouver des solutions "brefs" entamer un échange constructif en vue de...son insertion professionnelle

Infographie...y'a des compétences transférables? Il peut faire peintre dans le bâtiment...c'est bien peintre dans le bâtiment, non?
commentaire n° : 4 posté par : Pirlo le: 24/04/2006 23:22:28
Pourquoi peintre en bâtiment, qu'est-ce que ça vient faire dans cette histoire ?
commentaire n° : 5 posté par : Lilian le: 24/04/2006 23:42:48
Secteur en tension, Lilian...
commentaire n° : 6 posté par : FITAZ le: 25/04/2006 23:19:59

Bonjour à tous,


Tout d'abord bravo au créateur (cip8?) pour le site!


Je suis une ex stagiaire CIP Afpa .


J'ai plein de choses à dire et je ne sais pas par quoi commencer, alors je livre en vrac comme ça me vient. Ce n'est peut-être pas le lieu pour, mais je me lance....


Vous allez sans doute me trouver négative, pessimiste, ........et tout ça.


Avant de suivre la formation CIP, j'avais déjà une certaine expérience de l'insertion et notamment auprès de publics dits très en difficulté. Là où je travaillais , on me confiait de nouvellles actions, alors que je n'avais que très peu d'expérience, et les bilans étaient à chaque fois positifs. J'étais ainsi enthousiaste, plein d'allant, heureuse d'apporter ma petite contribution à l'amélioration (ponctuelle , je suis et j'étais déjà réaliste) de la vie des personnes que j'accueillais, j'accompagnais.


Puis l'ambiance s'est  dégradée au sein de la structure : de nombreux départs + ou - volontaires; des conditions de travail de + en + écoeurantes; un climat malsain; ...... enfin, comme cela se passe dans certaines?, nombreuses? structures.


Alors je suis partie, et je me suis engagée dans cette formation pleine d'illusions , en me disant que grâce à cette formation je trouverai la structure idéale où je pourrai enfin me stabiliser.....mettre en application mes acquis de formation ...et ne plus penser à ma propre recherche d'emploi ....et fini les galères....


Aujourdhui, après avoir travaillé une courte période  à l'issue de la formation, j'ai une boule à l'estomac et les boules tout court ...


Voilà 1 an1/2 que je ne travaille pas, plus d'ARE, et le RMI qui pointe son nez , et j'ai beaucoup de mal à faire cette démarche... d'ailleurs je repousse le moment ......


Et pour faire le lien avec les commentaires précédents: entre temps (il y a quelque mois) j'ai sollicité les services de l'Anpe. J'ai demandé un accompagnement (je ne savais pas trop quoi, mais j'étais bloquée et je voulais que ma situation change).


Résultat : un accompagnement sans consistance ou plutôt "insidueusement conflictuel "  , et à la suite , un entretien avec un conseiller anpe (où là , j'ai regretté d'avoir demandé un accompagnement) . Dans les 2 cas le sentiment d'être agréssée, le renvoi d'une image négative...... Super pour la reprise de confiance en soi et la remotivation...... et des propositions d'engagement dans des secteurs en tension ......


Mais en fait, Peintre en bâtiment......tiens je n' y avais pas pensé ... c'est peut-être ça mon futur métier ....c'est bien peintre en bâtiment, non?.......... je vais en parler au conseiller Anpe.....


Bon voilà, c'est un peu long, peut-être pas le lieu......mais si certains se reconnaissent dans ce type de situation, ou si vous avez des commentaires à me faire, n'hésitez pas.....


Signé : Une déçue de l'après formation CIP et une dégoûtée du milieu de l'insertion....


 

commentaire n° : 7 posté par : zoe le: 26/04/2006 13:02:11
Bon Zoé, comment dire... Tout d'abord bienvenue sur ce blog.

Ton commentaire m'amène à quelques remarques et aussi à formuler plusieurs questions. En général, la formation de CIP et l'obtention du Titre professionnel facilite l'accès à l'emploi. Elle permet une reconnaissance immédiate, par les responsables de structures, de tes compétences et puis elle favorise le développement de ton réseau par les alternances, la rencontre avec les jurys et tous les contacts professionnels que tu as dû établir pendant la formation et que tu peux mettre à profit pour ta recherche d'emploi. Mais ce sont là des réflexions d'ordre général. Alors qu'est-ce qui ne fonctionne pas en particulier pour toi ? A quels obstacles précis te heurtes-tu ?

Je propose que l'on puisse continuer à échanger ici sur ta situation et sur ta réflexion sur les structures d'insertion.

Et puis, l'essentiel... Si tu cherches du boulot, en fonction de l'endroit où tu te trouves, il y a ici un réseau de CIP et on peux peut-être avancer ensemble vers quelques pistes ?
commentaire n° : 8 posté par : Monsieur A. le: 26/04/2006 20:17:51
DE LA DIFFICULTE DU METIER DE CONSEILLER ANPE:

Etant dans l'obligation d'incarner, malgré moi, l'Institution (en mettant dans le même sac Assédic et ANPE), je me suis reçu un coup de poing en pleine gueule de la part d'un chômeur devenu fou car on lui supprimait ses allocs.

Il s'en ai pris à moi alors que tentais de le recevoir humainement, de lui expliquer la situation objectivement...

CIP = souffre-douleur des personnes en détresse ? Non merci. Je me suis mis à relire mes fiches sur la relation d'aide, en espérant que ça puisse encore servir...

En fait cet événement nous fait prendre conscience, mes collègues et moi, du nombre de fois où la communication est rendue difficile par la violence des échanges. Du nombre de fois où ça peut basculer vers l'agression.

Est-ce que vous avez été témoins, victimes d'agressions de ce type ? Quelles sont les limites du métier dans ces cas-là ? Et comment "réparer" les fractures, hormis physiques, causées par ce type d'agression ?
commentaire n° : 9 posté par : La Verdure le: 26/04/2006 23:48:38
La relation d'aide sert mais le système que tu évoques  ("assedic-anpe") est il "pensé" pour que cette relation s'exprime et se développe?
Que peut on espérer d'un sytème (mécanique) qui affiche des objectifs quantitifs conditionné par la commande du Gouvernement omnubilé par des échéances présidentielles?
Enfin, que faisons nous professionnelle de l'insertion pour combattre les dérives du dit système?
La peur, l'angoisse de perdre son boulot, l'indifférence, la fatalité, l'isolement au travail, la négation de ses propres souffrances...où est la violence?
commentaire n° : 10 posté par : GRONONO le: 27/04/2006 00:21:13

La Verdure


Je viens de lire ton histoire, et j'imagine à quel point tu dois être choquée et sonnée (au sens propre et figuré....!!!! ).


Pas facile d'être conseiller Anpe de nos jours ( vue les  directives gouvernementales) , il doit y avoir une sacrée pression........Et il fait pas beau être chômeur non plus.... toute cette culpabilisation, cette pression,....ces radiations à tout va.....


Tu parles de communication, ou plutôt de violence des échanges......


Je ne vais pas parler de ton histoire en particulier car je te sens sincère quand tu dis "le recevoir humainement" et "expliquer objectivement" .Simplement je me fais la réflexion ( et surtout  je me mets à la place de cette personne)  comment réagir autrement lorsqu'on nous enlève ce qui nous sert à vivre au quotidien , cela ne peut engendrer qu'un sentiment de peur, d'injustice, d'agressivité ........la personne vit une situation violente où elle se sent impuissante ....seule face à cette  grosse machine ANPE (et dans ton histoire  l'Anpe c'est toi, pas de chance!)  qui semble déployer tous les moyens pour débusquer "le faux chômeur"(et là je pense que tout chômeur se reconnaît) , et le punir.


Ton histoire me rappelle  aussi celle que j'ai vécue il n'y pas longtemps. En tant que DE, j'ai eu un entretien avec une conseillère anpe. J' ai été sidérée par ces propos , surtout par sa manière . On ne m'avait jamais parlé comme ça....Il se trouve que je sais me contrôler , prendre du recul, ..... car sinon je me serais levée et je lui aurais mis mon poing sur la gueule.....  Moi qui suis quelqu'un de calme.. C'est vraiment ce que j'ai ressenti....


En conclusion : EMPATHIE, la clé des échanges harmonieux.


Et puis j'ai découvert un site qui peut d'intéresser : lavievueparlafourmi.over-blog.com (journal d'une conseillère anpe qui raconte ses journées à l'agence, intéressant et sympathique).


Bon courage pour la suite, continue à échanger sur ce que tu as vécu et comment tu l'as vécu , et si tu as du mal à sortir de cette histoire, tu pourrais peut-être en parler à un psychothérapeute.

commentaire n° : 11 posté par : caramel le: 27/04/2006 23:52:53

Bonjour Monsieur A., (impressionnant et drôle à la fois ton psoeudo! ).


Merci de t'intéresser à ma situation et de me proposer ton aide.         Je perçois du scepticisme dans ta réponse. Je m'attendais un peu à cette  réaction.......et en même temps, serais-je la seule  à vivre ce type de situation?


Avant d'aller plus loin dans les échanges, j'aimerais te poser quelques questions: Avais-tu une expérience directe dans l'insertion avant la formation? As-tu trouvé du boulot rapidement après la formation? Es-tu satisfait de ton emploi (structure, conditions de travail, contrat, salaire,.....)?                                                                            Tu as raison quand tu parles de général / particulier. Pour ma part le facteur "particulier" est très important........Je m' interroge (entre autre) sur mes réelles motivations à continuer à travailler dans l'insertion.......    


Mais  ce n'est sans doute pas par hasard si je suis arrivée sur ce blog ......... Alors tout commentaire et toute aide seront les bienvenus.        

commentaire n° : 12 posté par : zoe le: 28/04/2006 11:06:24
Le propos de Laverdure sur l'agression...

Le témoignage, déjà, est tout à ton honneur d'autant plus que tu ne te poses pas qu'en victime mais que tu engages la réflexion sur le comment faire pour prendre en compte ce qui s\'est passé et donc éviter que cela se reproduise. Il est de plus complètement humain que tu en soies marqué et choqué.
Evidemment cela reste complexe puisque cette situation dépasse la stricte relation que tu avais engagé avec le public ce jour là (et tu avais déjà détecté sa tension que tu as pensé pouvoir gérer).
Il y a t-il prise en compte de "ces dimensions" qui générent des tensions au sein de ton ALE? Comment est pensé l'accueil, l'aménagement des espaces, la sécurité, les personnels participent t-ils d'une réflexion pour améliorer les conditions de travail et d'accueil des publics? Sont ils formés? Cette problématique (récurrente?) n'est elle pas aussi vécue dans d'autres  ALE et en ce cas comment est elle concrètement prise en compte?
J'espère très sincèrement que tu puisses continuer ton travail dans la sérénité et que ta direction (et tes collègues) prendra la mesure de cet incident ; je pense que tu ne perds jamais à rester attentif aux publics que tu reçois dans le cadre de la relation d'aide que tu tentes d'instaurer lors de tes entretiens.
Tiens nous au parfum, cet espace est le tien et s'il peut aussi contribuer aux mieux être...
commentaire n° : 13 posté par : GRONONO le: 04/05/2006 21:12:02
Réponse, ou plutôt continuation de l'échange avec Zoé.

Oui j'avais une expérience de CIP avant la formation AFPA : environ une dizaine d'années.
Quant à la question de la motivation, c'est évidemment à chacun d'effectuer un travail de réflexion et d'introspection pour essayer d'identifier ce qui nous pousse à nous orienter puis nous investir dans ce travail construit autour de la relation à l'autre. Mais, déjà, en disant cela, je réponds pour mon propre compte et je quitte les voies dangereuses de la généralisation (nous, on).
En effet chacun peut trouver d'autres intérêts personnels à se tourner vers le métier de CIP que de construire une relation à autrui. Pour moi, c'est pourtant ce qui a été déterminant. Le métier de CIP, le travail d'entretien, l'investigation d'une problématique m'a permis de me confronter à l'autre, c'est-à-dire à celui qui est différent de moi et qui a une expérience du monde différente de la mienne. Et c'est certainement par ce détour que j'ai pu apprendre à mieux me connaître et à m'accepter pleinement. En d'autres termes, je n'avais aucune  vocation à aider l'autre mais un réel égotisme qui devait trouver à s'exprimer dans la reconnaissance de l'utilité de mon activité par le public auprès duquel je travaillais.
Bref, CIP un métier de la relation pour m'aider moi à entrer en relation et non pour aider l'autre à vivre une vie meilleure. Mais meilleure que quoi ? Que ce que j'estimais être une vie digne ? Et si le désir d'aider l'autre n'était que le masque d'une relation de pouvoir qui ne s'annonce pas mais qui trouve à s'épanouir dans la volonté du professionnel ou du futur professionnel à assigner l'autre au respect de ses propres normes ?

Questionnement à poursuivre, bien évidemment...
commentaire n° : 14 posté par : Mr. A... le: 10/05/2006 23:19:58

Bonjour,


Je suis conseiller ANPE de profession et suis tombée sur ce blog. Je recherchais quelques réflexions de profondeur sur l'approche de l'humain partagée avec des professionnels. Pour ceux qui ne seraient du secteur de l'insertion professionnelle, sachez que l'ANPE méconnaît l'humain, et les échanges de pratiques qu'il peut promouvoir ne sont justement qu'un échange sur les différentes voies (de garage le cas échéant) vers lesquelles on va orienter les chercheurs d'emploi, les types d'emploi, les formations.


Comme le soutenait un professionnel du domaine : Nous ne souhaitons pas de psychologues parmi nous, pas de supervision, car les psychologues manquent de pragmatisme.


Effectivement, le pragmatisme ne conduit qu'à s'interroger sur l'opportunité de la voie de peintre en bâtiment contre la voie de ... ?


C'est à ce niveau très bas que ce trouve le débat.


Qui a parlé à l'instant de "D.E". C'est quoi déjà ? Lâchez-nous les basket avec ce jargon !


Que le conseiller ANPE n'attende pas d'émouvoir les fameux "D.E.". Souhaite-t-il être consolé ?


Ce n'est pas parce que le logiciel ANPE crache des avertissements avant radiations suivis de radiations (sans l'initiative des conseillers), que les conseillers ne portent plus aucune responsabilité. En effet, ils connaissent le système et en exerçant leur fonction, acceptent ce fonctionnement.


Croquette

commentaire n° : 15 posté par : Croquette le: 13/05/2006 21:17:37
essai envoi de message
commentaire n° : 16 posté par : zoé le: 29/05/2006 11:54:15

suite échange Mr A


Après plusieurs tentatives, je peux enfin envoyer un message. Tout d\\\'abord, je tiens à te remercier pour ce type de "réponse". J\\\'ai été impressionnée, je trouve courageux d\\\'exprimer ce que tu dis. Egotisme (j\\\'ai regardé la def. dans le dico) , quelque part je me reconnais bien là. "Mieux se connaître et s\\\'accepter", "désir d\\\'aider et relation de pouvoir" ça me semble effectivement des points de réflexion essentiels lorsqu\\\'on s\\\'engage dans ce type de métier. Pour parler de ma situation perso., et bien elle n\\\'a pas évolué. Depuis que j\\\'ai repris les démarches, je réponds à des offres et j\\\'obtiens des entretiens. Ma candidature intéresse. Après, je crois que je n\\\'ai plus l\\\'enthousiasme et l\\\'énergie necessaires pour convaincre. Est-dû au fait d\\\'être restée trop longtemps sans activité? Me suis-je trompée de "vocation" professionnelle? Est-ce le signal pour changer de cap professionnel? Que faire? Voilà où j\\\'en suis.


 Mr A, et toute personne qui visite le site, vos commentaires et votre aide sont les bienvenus. A bientôt

commentaire n° : 17 posté par : zoé le: 29/05/2006 12:15:17
Chronique de premier accueil...
Site : Bureau Information Jeunesse
Territoire : Suresnes
Moi, Responsable de ce Bij : titre pompeux pour dire animation et gestion dudit site.
Donc officiellement être en capacité de "faciliter" l'accès à l'information à un public en demande (ça fait un peu hurler Monsieur A. et il a raison...vous verrez pourquoi).
L'objet de cette chronique est pour moi de dire ce qu'évoque des publics de leur(s) problématique(s) et des réalités de leur(s) confrontation(s) aux institutions sencées répondre à leurs besoins d'aide (CIO, M.L., Espace Insertion, ANPE...).
Donc, pas de leçon, pas de jugements, des choses dites et vécues par ces "usagers", "accueillis", "bénéficiares", "D.E.", des hommes et des femmes au fait, comme vous et moi.
commentaire n° : 18 posté par : GRONONO le: 28/06/2006 21:47:49
Aujourd'hui, fin d'après midi...une mère et son fils. Lui, évacué de son établissement après décision du Conseil de Classe de 3ème.
15 ans et demie. Voeux initial : BEP mécanique auto, soit disant inscrit dans un établissement (vous savez l'obligation de suivi de l'établissement d'origine).
Pas d'inscription en définitive. Panique à bord pour la maman qui a fait avec son fils quelques dizaines de km avec le fiston (en prenant une journée de congé) en pure perte (que va t-il faire si il a pas d'établissement? Moi je voulais qu'il redouble! C'est vrai, il a mal travaillé, il a pas de bonnes notes. Lui, ils m'avaient dit que j'étais inscrit et puis aujourd'hui ils me disent que je suis pas inscrit, je comprends pas. Est ce que je peux redoubler et mieux travailler pour mieux trouver après?) ; elle a les yeux embuées, elle prend la mesure de la réalité de la course aux établissements pour les élèves de la filière miraculeuse professionnelle, elle comprend que la soit disant inscription c'est comme les promesses de Sarko...un mirage.
L'établissement d'origine renvoie vers le CIO compétent (au téléphone). Madame et le fiston vont au CIO.
Le CIO compétent sort un listing de sa banque de données des établissements qui proposent le BEP "choisi" par le jeune homme, listing qui rayonne jusque dans le 95, 2 pages imprimées et données à la dame (Note : je sais pas le niveau d'adhésion de ce jeune homme à ce choix : subis, par défaut? C'est un premier accueil, j'essaie de comprendre).
Le CIO oriente la dame et le garçon vers...le BIJ : objet, il peuvent peut être vous aidé dans vos recherches(!).

Voilà pour le suivi CIO et l'implication de l'établissement d'origine.
Note : je revois ce "petit monde" vendredi matin...suite à donner...
commentaire n° : 19 posté par : GRONONO le: 28/06/2006 22:15:40
Suite de la chronique...
Madame a fait "jouer" son droit au redoublement (souhait original, je lui ai décliné ces droits en la matière appuyé par le texte de loi), l'établissement d'origine a donc inscrit son élève de fils qui n'avait pas de projet défini ("BEP Mécanique auto mais peut être BEP Plomberie"...).

Note : le chef d'établissement a exigé de l'élève une lettre par laquelle il s'engageait à travailler et ne pas perturber la classe(!). En plus de la lettre (obligatoire celle là) où le responsable de l'élève sollicite par écrit le redoublement.
Voilà une pratique, selon moi, qui dépasse le cadre légal et qui ne s'inscrit en rien dans une dynamique éducative (ne pas oublier tout établissement dispose d'un règlement intérieur lequel est "normalement" expliqué à l'élève).
Elle ajoute une pression potentielle sur l'élève (qui est manifestement en difficulté), elle réduit la problématique de cette élève à une situation de comportement, si tant est qu'elle soit le coeur des difficultés de cette élève...ce qui ne semble pas, pour ma part être le cas.
commentaire n° : 20 posté par : GRONONO le: 02/07/2006 10:59:30

A prendre les usagers pour des c…, ils nous le rendent bien, vous ne trouvez pas ?


Mais c’est ce que semblent ignorer démagogues et technocrates de l’insertion : Les gens, même du plus bas niveau, peuvent nous cacher des choses. C’est à la portée de n’importe qui.


Revenons à l’origine du «conseil » (même « subi » ou « sous - contrainte ») :


Quelqu’un qui vient chercher un conseil, c’est une personne est « en panne » ou « en arrêt sur image » parce qu’elle ne parvient plus à établir une passerelle entre son envie, ses talents d’une part, et son environnement, son marché d’autre part. Il y a pour elle de moins en moins d’interaction et de visibilité par rapport à ce marché.


Et qui rencontre - t’elle alors ?


Trois types de personnes :


- Des conseillers privilégiant le « psy », l’écoute. Mais ils rencontrent de telles fausses - barbes qu’ils y perdent vite illusions et énergie.


- D’autres, davantage dans l’énergie, se prévalant de méthodes et de contacts liés au recrutement et au placement. Eux, quand ils voient quelqu’un, c’est : « dans quelle case puis-je le mettre ? ». Ils sont cependant tellement reconnus par l’organisation qu’ils oublient totalement l’aspect coaching et accompagnement à la transition personnelle et professionnelle.


- D’autres enfin qui, pris dans l’idéologie et la cuirasse de métier, cachent leur jeu, se protègent des deux extrêmes. Ils perçoivent très bien les tentatives des usagers de surenchérir, de demander des formations. Bref, ils voient bien la langue de bois; les postures de victime, les prises en otage (liées à un projet professionnel irréalisable) opérées par des profils qui ont une faible attractivité concurrentielle, et qui veulent en faire porter la responsabilité aux institutions.


Mais ils se taisent, ils ouvrent les parapluies.


Car ils sont rentrés dans un processus où, à force de se protéger, ils se sont éloignés du cœur de l’affaire : La confrontation avec les usagers, avec leurs collègues mais aussi avec leur propre identité !


Ce n’est pas ça qu’on appelle un métier ?



 



Il faut dire que le « métier » de l’insertion (qui a une vingtaine d’années) est effectivement dur et insaisissable: Il ne faut être ni trop psy, ni trop commercial, ni trop gestionnaire, ni trop technique …



 



Alors il faut être quoi ? Etre rien ? Hurler avec les loups. Pleurer sur l’impuissance publique ?


Non, il faut être adulte, mon colonel !


Se trouver sa propre liberté d’action, au milieu de ce fatras de procédures qui justifient l’action de gens qui ont perdu depuis belle lurette toute vocation et tout militantisme. Car l’emploi est lié au politique. Et on ne se bat pas contre l’inertie d’un système qui profite à tout le monde (le chômeur en premier) sur lequel tant de gens sont assis.



 



Votre social, n’attendez pas une structure pour le porter à votre place, afin que vous vous sentiez contenus. Créez-le vous-même, ce « social ». Et ce, dans n’importe quel secteur.


Mais à partir de vos talents réels : Animateurs, débroussailleurs, administrateurs, organisateurs, concepteurs.


Vous l’avez bien vu : Les structures d’insertion portent les mêmes conflits humains qu’ailleurs car la nature des hommes n’y est en rien changée. Mais pire : Le but social empêche les gens de se dire les choses, se confronter et se positionner. Les conflits sont larvés. Tout le monde est pris dans une « bonne posture », bien pensante. Dans le privé, on se frite, on se dispute sur des méthodes, puis on se rabiboche car on a un objectif. Dans le social, c’est « idée contre idée », « personnalité contre personnalité ». Et cela inonde finalement tout le monde.


Vous aurez d’autant plus de force à imposer vos valeurs (même dans une petite boîte de recouvrement de créances) qu’elles seront portées par votre vrai talent (identifié).



 



Car le conseiller dans tout cela (vous l’avez compris, il n’y a que lui qui m’intéresse), comment se positionne – t’il, se ressource - t’il. Comment se représente t’il son identité et sa trajectoire ?


Pour les apparatchiks qui ont passé le concours ANPE comme un autre, ce n’est pas grave; ils ont depuis longtemps investi une autre sphère de motivation et attendent le barbecue du week-end.


Mais pour les autres, ceux qui ont la vocation, l’envie, le militantisme ? Comment s’épanouir ?



 



Qui leur fournira matière, méthodes et modèles afin de travailler dans les conditions de travail qui sont les leurs : C'est-à-dire des entretiens de moins de quinze minutes ?



 



Les réduira – t’on eux aussi à « magasiner » les gens dans tel ou tel module, faire de l’incantatoire, gérer l’impuissance publique, ouvrir des parapluies, nourrir des sentiments agressifs envers et souvent disqualifier les voisins ou partenaires; en un mot protéger leur caste et leurs emplois ?



 



Ou bien leur permettra - t’on de jouer pleinement leur rôle d’aide à la transition personnelle et professionnelle ?



 



Eh bien, là, je ne veux pas faire comme les conférenciers qui vous font de magnifiques constats, puis se dérobent lorsqu’il faut faire des propositions concrètes.



 



Il y a des solutions.


Applicables immédiatement et individuellement pour chaque conseiller, référent d’insertion, qui veut se ressourcer et se renouveler un tant soit peu dans son métier.



 



Connaissez-vous les cv « identitaires », « tout-terrain » ou « à géométrie variable » ?


Pour résumer; on peut, en jouant sur les compétences puis intitulés de postes mis en avant, faire passer un directeur de clinique à agent d’entretien (qui le demandrait).


Vous retrouverez la trace de ces cv dans les approches canadiennes. Comme un sonar qui envoie des ondes réfléchissantes, ils sont un outil de feed-back entre soi et son marché, un outil de recherche et de découverte de soi simultanée.


On peut les utiliser à fond, comme un méthode de coaching, permettant en fait de neutraliser les auto - censures et neutralisations fréquentes lors des entretiens. cCela assainit le rapport de conseil dés le départ, car le conseiller se pose d’emblée en tant qu’interface neutre entre la personne, son message et son marché. Il n’est pas dans le solutionnement (entraînant la passivité en face). Il « démine » le message du cv et engage ainsi le bénéficiaire sur un travail invariablement productif. Cela cadre la relation en la préservant de toute dérive et enlisement à la fois sur le versant personnel, mais aussi sur le versant employeur : La personne est interrogée sur son « métier » (zone transitionnelle entre identité et fonctions pour les employeurs) et son « vouloir ».


Puis elle est invitée à creuser ses talents et compétences, que le conseiller articulera en fonction de ses rencontres professionnelles et demandes ultérieures.


La personne repart avec un travail à faire, qu’elle ne pourra que réaliser, ou saboter.


Après, cela permettra de mieux jauger à qui on a affaire : Si la personne la joue victime, elle souffre cependant, et quelques encouragement la feront changer de posture. Si c’est une « touriste », elle n’aura rien fait. Et il s’agira de lui faire assumer son rapport à la contrainte.


Bien - sûr, le plus dur est de manier parfaitement les compétences des gens : Etre capable de déconstruire - reconstruire complètement les messages de candidats, en fonction de ce qui les mobilise aujourd’hui et demain. Sur - dimensionner, sous - dimensionner les profils, lisser les intitulés de postes, flouter les secteurs d’activités (stratégie par rapport aux employeurs). Tout cela à la demande des bénéficiaires bien – sûr. Et non – pas fonctionner (bien à la française) à l’étiquette de poste, perdant de vue l’individu qui est derrière.


Car ils respectent les visions des individus, et évitent de les enfermer dans des visions qui ne sont pas les leurs.



 



Loin d’être le simple support admis en fin de parcours d’accompagnement, ils permettent, tour à tour :



 



-        Une approche centrée sur la personne (son fil conducteur) et non sur les fonctions des entreprises (mais toutefois lisibles par les deux),


-        Un message à l’adresse de son marché du travail, qui lui permet d’obtenir un vrai feed-back, s’éprouver, se définir et se déterminer (y compris par rapport au « faux », si elle le souhaite et l’assume),


-        Une manière de développer la capacité d’une personne à ne pas s’enfermer dans un objectif tronqué (« vision d’elle-même » opposée à « vision des employeurs »), à aller vers, à ouvrir sa capacité de rencontre et à reprendre une trajectoire.


-        Une méthode (assimilée à du coaching) à l’adresse des conseillers emploi, afin de glisser sur les freins proposés par les candidats, qualifier non - seulement leur lien à l’emploi, à leur identité, mais aussi à l’accompagnement institutionnel, économiser son énergie.



 



Cela suppose enfin de se dégager de l’emprise qu’a l’ADVP sur tout le système d’orientation. Attention, je ne combats pas l’idée de l’ADVP (que j’ai toujours trouvé très juste), mais sa mauvaise application et coordination institutionnelle et partenariale … De nombreux référents PLIE et ANPE ont en effet depuis longtemps compris en quoi les bénéficiaires d’accompagnements s’étaient adaptés à ce discours, ce rythme et cette méthodologie, et engouffrés dans la brèche qui existe entre d’une part le temps du travail du projet, et d’autre part celui de la recherche active.



 



Le marketing personnel appliqué aux non - cadres et, concept assez récent, aux personnes en addiction par rapport aux dispositifs d’accompagnement, fournissent d’excellentes formules d’accompagnement, qui permettent d’accueillir, questionner, suivre et gérer différemment (de manière souple, interactive, autonomisante et rapide) les personnes en recherche de devenir.



 



Une démarche novatrice, mais qui dérange tout le système clientéliste (avec des gens bien au chaud) autour du PLIE et de l’ANPE.



 



Si cela intéresse, j’ai pas mal d’infos à passer.



 



Je pourrai aussi vous parler de la manière dont nos pontes, au lieu de tourner en rond dans leur vieux discours militants, peuvent interpeller et associer les politiques pour faire réellement avancer les gens.


Une simple question, comme ça : Pourquoi les syndicats nationaux ne désignent-ils pas des représentants locaux, dans des commissions d’ALE, des chambres de métiers, des CCI, pour co-gérer et arbitrer les propositions (positionnements à l’emploi) faites aux gens. Pour continuer à pleurer dans le dos et attendre l’alternance politique ?



 



Car, il ne faut pas se leurrer, aucune personne ne bouge si elle est certaine de n’avoir jamais aucun compte à rendre.


La seule dynamique saine sur laquelle tout le monde peut tomber d’accord, serait alors un système qui combinerait (effet de synergie) un accompagnement individualisé des individus, avec un système de positionnement systématique sur des offres.


Et là, fini les « victimes » et les « touristes » (toutes sortes de « faux-demandeurs », en fait), mais qu’il faudra réaccompagner vers une autonomisation et une reprise en charge de leur démarche de retour à l’emploi.


C’est là que
la CIP
aura son rôle-clef, dans la durée, et fera sortir les gens de l’ornière.

commentaire n° : 21 posté par : Hello le: 19/07/2006 01:13:05

Ah, esprit de nuance, quand tu nous tiens ...
Donc je résume:
- le marché, tout-puissant, est ouvert aux changements de trajectoire des individus (c\\\'est bien connu....)
- les conseillers ANPE (et PLIE) sont des feignasses qui ne pensent qu\\\'au week-end.
- et (le pire de tout), il faut démasquer le FAUX CHOMEUR qui sommeille en chaque demandeur d\\\'emploi !

C\\\'est presque un programme politique.
Sans parler des bienfaits d\\\'un "coaching actif et dynamique": c\\\'est quoi? Un entrainement de foot ?

Bon, passé le stade de la critique, tu soulèves des questions intéressantes: la posture du conseiller, ce qu\\\'il décide de faire une fois qu\\\'il a fait le constat d\\\'une gestion politique inefficace de la lutte contre le chômage (qui avantage à mon humble avis bien davantage les patrons que les chômeurs: "je te prends à ce salaire et avec ce type de contrat sinon il y en a 10 qui attendent dehors", c\\\'est assez rédibitoire...).

Au niveau des solutions, tu proposes une méthode de CV. Pourquoi pas, j\\\'aimerais en savoir plus d\\\'ailleurs. Mais cela reste un OUTIL, non une fin en soi.

De même la proposition d\\\'offre systématique: si la personne est en reconstruction, a un projet de formation, quel intérêt ? Autant l\\\'AIDER sur sa demande, quitte à faire une usage informatif de l\\\'offre d\\\'emploi, de temps à autre, mais pas systématiquement.

Non décidémént, l\\\'approche psy que tu sembles fustiger me semble la plus pertinente: resituer la personne dans son environnement, étrablir une relation de confiance, l\\\'amener sur du changement , et pas seulement sur le terrain de l\\\'emploi, en la prenant dans sa globalité), c\\\'est quand même une belle ambition professionnelle.

Attention: je ne dis pas qu\\\'il faut faut s\\\'improviser psy/AS, etc. Mais tu sembles avoir du métier,  tu l\\\'auras deviné.

Un dernier truc, que j\\\'ai bien aimé : l\\\'idée de fire bosser la personne, de voir le retout après lui avoir proposé une activité précise pour la faire avancer. Des fois j\\\'oublie dans ma pratique quotidienne.

Ah, au fait, je suis conseiller ANPE et il m\\\'arrive de penser à mon boulot, y compris le week-end (c\\\'est pas bien d\\\'ailleurs).
commentaire n° : 22 posté par : Mr TANG le: 19/07/2006 03:03:01

Il ne manquerait plus que le marché ne soit pas ouvert aux changements de trajectoires des individus !

 



Qu’il y soit résistant, oui, c’est sûr!

 



Mais là est précisément notre boulot mon gars :

 



Outiller les gens pour qu’ils arrêtent de produire des messages « nécrologiques » (cimentés dans le passé), et neutraliser les représentations de ces connards d’employeurs, qui ont des préjugés sur les parcours (dans le jargon, on appelle cela la « médiation à l’emploi », non ?).

 



Ca, c’est la responsabilité réelle d’un accompagnant.

 



Et qu’on ne me parle pas de ces opérations de placement à l’emploi

 



Et que fait l’ANPE ?

 



Elle entend « cv » ?

 



Paf : Atelier de recherche d’emploi, ou objectif emploi. Avec des gens qui débitent des généralités qui ne répondent pas à la stratégie des intéressés.

 



L’institution, à force de s’organiser comme la poste en banlieue chaude, qui blinde ses vitres (mais avec le « sourire », et en suivant des stages sur « l’empathie »), ne se parle plus qu’à … elle-même.

 



Quel module, quel centre de formation, ne consacre pas au moins la moitié du temps à bassiner les gens, à « poser son cadre » ?

 



Le cadre, cela doit être celui du métier des gens !

 



On trouve tant de conseillers qui se masturbent intellectuellement devant les gens « polis ». Mais les écoutent – ils seulement ?




Les conseillers, des fainéants ?

 



Euh … Pour ne (toujours) pas utiliser de langue de bois … c’est malheureusement un peu tout comme.

 



En fait, ils sont désabusés.

 



Et ce n’est pas simple de leur faire remonter la pente.

 



Entre impuissance et toute-puissance, ils ont un mal fou à trouver la bonne distance, la bonne exigence.

 



Et ils se réfugient dans des idéologies de métier, critiquant le système.

 



Sauf que ce ne sont ni des sociologues, ni des journalistes, ni des hommes politiques.

 



Ce sont des acteurs à responsabilité !

 



Mais …

 



Quel conseiller est véritablement outillé pour aider à faire le lien entre l’identité professionnelle mouvante d’une personne, et les fonctions et exigences professionnelles elles – aussi mouvantes des entreprises ?

 




 



Quel conseiller est outillé pour neutraliser les « étiquettes » dans lesquelles se figent les individus, mais aussi celles dans lesquelles les entreprises figent les profils qu’elles souhaitent recevoir ?

 



Quel conseiller est outillé pour qualifier le lien à l’emploi des gens, observer la stratégie des gens avant d’en monter une ?

 



Je suis désolé, c’est le vide sidéral à l’agence.

 



Tout le monde aide à des petits projets, mais personne n’a une vision globale de ce que c’est qu’un repositionnement professionnel complet.




Démasquer le FAUX CHOMEUR ne veut pas dire le crucifier.

 



Je crois au contraire qu’il prend cette attitude spectatrice, parce que les gens ne savent pas y faire en face.

 



On a une vision manichéenne du bâton (cadre d’exigence pour rester indemnisé) et de la carotte (écoute de la singularité de la personne, et promotion de son message sur le marché), alors que les 2 fonctionnent en synergie (comme je l’ai écrit).

 



Mais le flicage, oui ! Il doit nécessairement faire partie du système. C’est au référent de pondérer les manettes …

 



Sinon, les touristes continueront à vous pourrir la vie, essouffler votre conviction et votre discours (qui englobe tout le monde). Le bon speech à la bonne personne (après avoir testé son attitude par rapport à l’accompagnement). Et stop aux procédure d’accueil et aux processus mécaniques !

 



Et les « victimes », quant à elles, très au fait des discours d’élus, continueront à venir s’asseoir en face de vous, vous dire merci avant même que vous ayiez ouvert la bouche, vous parler de « solution unique », vous défier de faire autre chose, et ne sont au final jamais « sauvées » comme elle le voudraient.





Ce que je fustige, c’est le fait de se plaindre (pour les conseillers) devant les gens du marché du travail.

 



Du point de vue de ces derniers, c’est totalement stérile. Cela ne les fait en rien avancer. Pire : Cela les conforte dans leur équation impossible, dans laquelle ils nous prennent en otage.

 



Mon approche est totalement psy. Derrière une démarche (cv) semblant anodine, « outil », ou « technique » ; il y a là une vraie approche de l’entretien express, qui est pragmatique.

 




 



Je regrette seulement que des mots comme coaching fassent encore aussi mal à la vue des conseillers ANPE. Tout comme d’ailleurs toutes les gadgets ou tentatives, dont ils ont été inondés depuis 20 ans. Ils ne voient plus rien.

 



Ou alors, si : Pour sembler novateurs, d’une agence à une autre, ils tentent de temps à autre une opération, en « faisant confiance » à un sous-traitant.

 



Mais comme une équipe éducative dont un des membres peut planter tout le travail ; ils ne respectent pas les protocoles et stratégies mis en place. Et ils phagocytent tout, comme s’ils voulaient rester les derniers combattants sur terre. Comment explique-tu cette agressivité latente en gens du social ?

 



 




 




Un conseiller doit savoir en premier lieu se taire : Lire le profil, écouter la demande, ne surtout pas y coller et tenter d’y répondre.




Si tu penses à ton boulot même le WE, c’est que celui-ci ne t’a pas encore transformé en robocop !

 





 



L’approche cv permet là encore de faire glisser et renégocier la demande initiale. Cela se voit si peu ?

 



 




 




 


commentaire n° : 23 posté par : hello le: 19/07/2006 10:44:15

Bonjour à tous,


A vous qui avez apprécié ma précédente publication, sachez que mon dernier ouvrage est actuellement en librairie.


Intitulé « La validation des acquis de l’expérience », il propose un bilan sur le dispositif de professionnalisation mis en forme dans la loi de modernisation sociale votée en 2002. Cet ouvrage examine le contexte du dispositif VAE visant à favoriser la création de viviers de compétences dans les entreprises et les organisations. Il étudie les pratiques des certificateurs, le fonctionnement du répertoire national des certifications professionnelles et analyse les enjeux individuels (accès à la certification des travailleurs les moins diplômés) et ceux des entreprises et des organisations.


Bonne lecture,
Alix Bouguerba




commentaire n° : 24 posté par : Alix Bouguerba (site web) le: 09/08/2006 17:10:09

message pour hello....


comme tu es bien dûre....


 pourquoi écris-tu ça? où veux-tu en venir?


la question que je me pose après avoir lu tout ton panflet c'est au final à qui en veux-tu???au chômeur qui parfois vient pour la troisième fois dans ton bureau après opi, bilan, atelier... et qui au final n'a besoin parfois que d'écoute et de motivation.? mais à qui l'on fait croire qu'il a besoin d'aide (ça repousse...)


au conseiller qui c vrai des fois se retrouve confronté au fait de démontrer a des chômeurs "reveurs" (mais au fond on a le droit de rêver) que leur projet est trop gigantesque pour leur niveau? de se retrouver confronter a des fermetures de formation? des rejets ne serait-ce que pour des stages... (bref tous les pb quotidiens )? et puis d'y penser encore et toujours le soir et le we?


a la société qui ne fait pas en sorte de prendre en compte les personnes qui ne correspondent pas à la "norme"


comme tu le dis on est pas des sociologues... (encore que....???) alors où-es ta solution meme si ton analyse est pertinente????? 

commentaire n° : 25 posté par : cip 23 le: 24/08/2006 17:13:55
Moi j'ai un peu de mal avec la notion de "flicage", de controle...ils ne bougeraient (les chomeurs) que sous la contrainte.
C'est un un peu beaucoup réducteur ; nous sommes, avant meme qu\\\'ils aient passé la porte d'une structure, déjà dans un système de contraintes et de controle, et ce sont déjà les plus fragilisés qui subissent la surcouche institutionnelle.
Pourtant, ils passent encore la porte, c'est donc soit par masochisme, j'y crois peu, soit parce qu'ils savent (et ils savent) que c'est encore un droit ou encore qu'ils espèrent que ces autres "experts" de l'insertion vont peut etre leur apporter ce soutien, cette aide à...

Pour moi, avant tout, le CIP est celui qui voit avant le chomeur, le jeune , le SDF,  le rmiste, l'étranger, la femme, le quota, la commande, les stats...un etre humain, pas un handicapé social ,de l'emploi et /ou un déficient chronique ou pire un challenge, un cobaye à outils et mesures, un défouloir...
Cela n'a rien à voir avec de la victimisation, de la compassion, le militantisme...
 
commentaire n° : 26 posté par : GRONONO le: 25/08/2006 23:54:41

AFPA PAVA PARIS


En fait de synthèse je procède par le commencement...l'accueil des publics.


Donc, sur ce programme nous recevons, orientés par les Missions Locales, un public de 16-25 ans, par "vagues" de 50-60 (en ce moment).


La réflexion sur le pré accueil avant l'information collective sur le programme nous a amenéà l'organiser.


L'objet étant de gérer ce flux important avec le minimum de "bouchon", ainsi que de montrer l'attention que nous portons à ce public. "Sensibles" à cette approche, le public est ainsi supposé être en de meilleures dispositions pour "absorber" les informations de l'info col.


En effet, pour la plupart, ils ignorent complètement les tenants et aboutissants du programme sur lequel ils sont positionnés par les M.L..(M.L. qui sont sencées maitriser l'essence du programme PAVA) d'où l'info col...durant laquelle une partie du brouillard se dissiperait.


Pour ma part je ne suis pas certain que la dissipation du premier rideau de fumée mette en de meilleures dispositions les publics pour la suite. Je formule l'hypothèse, à ce jour (j+7 de mon intégration), que cette clarification/découverte génère des interrogations et autres questionnements inquiets.

commentaire n° : 27 posté par : GRONONO le: 03/10/2006 22:56:16

Bonjour à tous!


Je suis actuellement en formation à l'AFPA et participe dans le cadre de ma formation au PAVA. D'ailleurs, c'est intéressant de voir les disparités entre régions puisqu'à Toulouse, l'âge minimum est fixé à 18 ans et il y aurait (nous l'avons récemment apprisà une tolérance de 20% concernant les personnes de plus de 25 ans...! Tout cela pour dire que, comme tu le soulignes, certains conseillers de M.L étant avares d'informations quant à ce programme en tout cas, l'info collective se révèle être efficace pour planter le décor, donner les infos basiques (finalité,rémunération, durée, statut, lieux,...). Quant au découpage en ateliers, le côté individualisé et tout le toutim, je pense que cela reste assez opaque pour eux effectivement. Pour avoir accueilli 4 jeunes après l'info coll, je dirais que l'essentiel était bien compris. En revanche, une chose me "chiffonne", la sélection des candidats. J'ai participé à 2 réunions et j'avoue que mes collègues et moi avons été plutôt décontenancés de voir un candidat dont le projet était clair et qui s'était renseigné sur les formations et le métier se voyait rejeté sous prétexte qu'il n'avait pas validé son projet au sein d'un sacro saint dispositif type CPF, OPI,...alors qu'une jeune femme dont la formatrice disait clairement qu'elle souhaitait être secrétaire médicale parce qu'elle avait vu la pub à la télé) était acceptée sans l'ombre d'une hésitation! Et je passe bien d'autres incohérences.


Qu'en est-il à Paris? Comment cela se passe-til avec ton groupe?


Bravo pour la création de ce providentiel espace d'échanges!


 


 

commentaire n° : 28 posté par : Demilune le: 04/10/2006 20:43:36
AFPA PAVA PARIS

Ca se passe...le mirage du programme (calé sur une offre d\\\'alternance sur les secteurs en tension) ne peut fonctionner.
La plupart des prescriptions M.L. ne concerne pas ces secteurs...faute de candidat, grande découverte(!).

Quant au "projet", il faudra m\\\'expliquer  son essence. Quid de la démarche d\\\'un public en difficulté depuis son parcours scolaire ou l\\\'apprentissage antérieure n\\\'a pas eu de prise (ce qui ne fait pas pour autant d\\\'eux des handicapés).
Notre position est de prétendre, sans relation employeur en soutien (dont négociation avec les recruteurs potentiels de l\\\'intégration et accompagnement de ces publics) de préparer/outiller ces memes publics (très divers) à affronter des situations de recrutements d\\\'ou n\\\'émergent que des pré-requis et exigences complètements subjectives voir discriminantes (motivation, expression, tenue, niveau).
De plus, l\\\'offre de formation sur les différents modules tend à l\\\'adaptation à priori du public à cette horizon et "oublie" l\\\'amont, les sources des difficultés antérieures.  
Le tout dans une dynamique...collective (traitement de masse) qui si elle peut déclencher des effets positifs peut tout autant infliger des violences (grandes disparités des acquis, des besoins, des problématiques...).

Je suis en phase de bilan avec un groupe entré en sas...en écrivant, ce soir, APP "tiède", je réalise plus encore les écarts, les frustrations qui sont exprimés par ces publics, voir les angoisses.
J\\\'essaie d\\\'etre transparent, honnete avec eux (2 entretiens "bilans" pour aujourd\\\'hui et échange avec ma collègue). Je ne peux pas promettre l\\\'accès à l\\\'entreprise...je peux tout juste espérer bien faire mon boulot de CIP, à savoir activer avec eux le potentiel identifier afin de créer, éventuellement, les conditions de sa valorisation.

Je sais pas si je suis clair, j\\\'arrete là avant de dire des conneries!
commentaire n° : 29 posté par : GRONONO le: 05/10/2006 22:53:49

Donc en résumé, et si j'ai bien compris : Les missions locales orientent le public vers ton dispositif PAVA. Comme souvent dans les dispositifs d'insertion, les prescripteurs sont soit mal informés de la nature des actions et des objectifs de celles-ci (en l'occurrence PAVA) soit il faut coûte que coûte proposer quelque chose au public après une brève analyse de la demande. Dans les 2 cas de figure, le résultat est le même : l'orientation qui constitue une étape dans le parcours d'insertion est inappropriée. Elle s'appuie sur une méconnaissance de l'action et/ou sur un diagnostic erroné car non partagé.
Ensuite vous positionnez votre public jeune sur des offres d'emplois recueillies par "un chargé de relation entreprise" qui ne prend pas en compte dans sa prospection les compétences et les souhaits du public. Le système est donc descendant (faire correspondre des profils aux exigences des employeurs). De plus les facteurs exclusivement subjectifs et discriminatoires des recruteurs ne sont pas négociés et rediscutés en s'appuyant, par exemple, sur une analyse du poste à pourvoir mais "relayés" par le même chargé de relation entreprise.
Tu semble dire également que les problématiques individuelles n'ont pas été véritablement prise en compte (souhaits, désirs, urgences des situations, atouts, freins, etc.) par le prescripteur (M.L.) et que sur PAVA vous n'en avez pas les moyens ou cela ne correspond pas à vos missions.
Ce tableau peut-être un peu rapide et sans doute imprécis voire inexact, mais je compte sur toi pour apporter des éléments complémentaires, nous permet de comprendre les angoisses et les frustrations ressenties par les jeunes, que tu évoques, et les écarts entre leurs attentes et ce qui leur est proposé.
Je crois que tout ceci est assez caractéristique et symptomatique de la réalité des dispositifs d'insertion aujourd'hui (et peut-être aussi hier). Les logiques institutionnelles (traitement de masse, objectifs quantitatifs, pas de prise en compte des besoins du public) s'opposent aux situations vécues et aux stratégies d'insertion des personnes. Que reste-t-il alors de la volonté d'insérer (développement de l'autonomie dans la compréhension des systèmes sociaux et économiques et dans les stratégies de recherche d'emploi, approche éducative, prise en compte globale de la personne) ?
Ce que tu annonces de la relation que tu mets en place avec le public s'inscrit en tous les cas dans une position éthique. Malgré tout, informer les jeunes du réel du dispositif PAVA (organisation, missions et limites) pour leur permettre de comprendre, d'analyser, de développer un esprit critique et donc de faire des choix et d'adopter des stratégies adéquates.


Je crois que c'est comme cela que l'on peut rester CIP et continuer "à bien faire son boulot". Ne pas "tordre les gens" comme tu le dis par ailleurs... Quelles que soient les incohérences des dispositifs ou des structures d'insertion.
Pour finir, une question : quelles sont ces frustrations et ces angoisses dont parlent les jeunes ?

commentaire n° : 30 posté par : CIP8 le: 06/10/2006 23:19:47

Bonjour tout le monde,


J'ai découvert ce blog au hasard de déambulation sur le net. Les échanges ont l'air interressants, notamment sur le dispositif PAVA mis en place hativement à la fin du second semestre 2006 par l'Etat.


La mise en application de ce dispositif est différent d'une région à l'autre (comme le note un commentaire entre Toulouse et Paris) mais il l'est également, différent, d'un département à l'autre voire même d'un centre AFPA à l'autre.


Les commentaires sur la prescription de ce dipositif par les conseillers des missions locales PAIO me font légèrement sourire...en effet j'y travaille ! Loin de moi pourtant de faire état d'un esprit de corps car le travail d'accompagnement des jeunes diffère selon la taille de la structure, sa localisation géographique....


Concernant le PAVA, l'objectif est clair à la base : permettre aux jeunes interressés de se former via un contrat en alternance. Selon l'avancée de son projet le jeune est orienté vers l'une des 5 actions du PAVA. Si des conseillers ML PAIO sont incapables de faire circuler ce genre d'information, c'est qu'il y a un souci !  


Je tenais juste à nuancer car des jeunes vont avancer dans leur projet grâce à ce dispositif (qui n'est pas révolutionnaire certes)


A bientôt

commentaire n° : 31 posté par : danafabula le: 09/10/2006 15:48:47

AFPA PAVA PARIS


Sur le stress et l'angoisse des publics, j'évoque le groupe avec lequel j'étais sur le sas (Module d'Accueil de Positionnement et d'Intégration).


J'éviterai de généraliser tant que faire ce peut...




La manifestation la plus visible relève de l'effet de l'information initiale dispensée par le prescripteur (le plus souvent les M.L.). Le PAVA est un potentiel pourvoyeur d'organismes de formation et surtout d'employeurs. Peu ou pas d'information sur ce qu'implique le programme (et ce qu'il est dans les faits) à savoir un investissement personnel conséquent le tout en "dynamique" de groupe pour un public ayant effectué un travail de fond sur son employabilité et son choix/orientation métier...sur secteur en tension (batiment, hotellerie, restauration).


La déception est grande lorqu'ils découvrent que notre offre ne correspond pas, immédiatement, à leurs attentes : "mais alors qu'est ce qu'on va faire?", "à quoi ça peut servir?", "j'ai l'organisme de formation ce qu'il me faut c'est l'entreprise!", "je suis bluffé"..."c'est n'importe quoi".


Lors d'entretiens individuels j'ai eu souvent : "qu'est ce que je vais faire après si je n'ai pas mon contrat en alternance?" La demande de soutien, d'aide est implicitement formulé (note : certains sont positionnés après à peine...un seul entretien suivant l'inscription en M.L. de plus sur des métiers sur lesquels nous n'avons strictement aucune offre : par exemple "petite enfance", "mécanique auto-moto"). Les regards deviennent fuyant, les soupirs surgissent, l'agitation apparait, les corps se voutent ou se crispent, le dialogue se transforme en monologue du CIP qui tente de "récupérer" ce qui est récupérable.


Note : je tiens à faire part de la qualité de l'écoute et des échanges avec ma collègue sur les différentes problématiques des publics de ce groupe, sur son ouverture quant à des avis que j'ai émis sur l'intégration dans le PAVA de certains et le retour au prescripteur d'autres (2).



la suite...prochainement

commentaire n° : 32 posté par : GRONONO le: 11/10/2006 21:45:41
AFPA PAVA PARIS

A ""anafabula" A PROPOS DES PRESCRIPTIONS M.L.,
sauf à mettre en doute systématiquement la parole des publics  que je couple aux faits : - les fiches de prescriptions des M.L. que je vois chaque jour avec aucune information de fond, le plus souvent, sur le travail entrepris avec le public,
- ainsi qu\\\'avec des contacts aux référents des publics -dont certains sont étonnés de voir revenir leur "client"- afin de tenter d\\\'entamer une relation-collaboration (note bis : aucun référent ne m\\\'a encore à ce jour contacté sur ce qu\\\'il advenait du "client", dont certains sont en CIVIS, autre contrat s\\\'il en est dont il me semble qu\\\'il pose la notion de parcours individualisé ; mieux, des publics sont convoqués pour entretien en M.L. sans que le référent ne daigne le moins du monde m\\\'en informer, je l\\\'apprends du public.

Quant à "l\\\'objectif clair" du PAVA, je serai là nuancé...je te propose de venir sur la plateforme Parisienne afin que tu puisses constater certains des points que j\\\'évoque.
Pour ce qui est "d\\\'avancer" pour les publics je serai aussi très nuancé. Si tant est qu\\\'il y ait une véritable évaluation (autre que quantitative) et si nous puissions savoir pour celles et ceux qui auront eu accès à l\\\'alternance ce qu\\\'ils seront advenus.

Quant à "révolutionnaire" nous en sommes très loin...en effet révolution s\\\'est aussi rotation...dans notre cas j\\\'ai un sérieux doute sur l\\\'effet positif de cette "dynamique" gyroscopique qui ne me fait en rien sourire.
commentaire n° : 33 posté par : GRONONO le: 11/10/2006 22:18:24

Bonjour à tous et toutes


Tombee comme un papillon desequilibre sur un fil d'argent, dans ce chaudron inespéré, je respire un grand coup. Je ne suis plus seule à oser dire ou penser ce qui ne pas dans nos metiers.


Depuis des années je m'occupe des gens en difficulte. Je devrai dire que la societe rejette pour de multiples raisons et qui finissent par perdre tout confiance en eux.


Des entretiens toutes les vingt minutes, de 8h 45 a 12h45 puis de 13H45à 17H...épuisant; ça fait mal cette detresse que l'on soulage comment ? Avec la peur au ventre en venant nous voir ? Quels sont les moyens pour les aider ? Sommes nous formés suffisamment ?


Aujourd'hui, je dis non ! Comment peut on parler travail a des gens qui sont sous la menace d'une expulsion ? Il faudrait regler certains problèmes plus rapidement.   La paperasserie devientvraiment encombrante et finit par etouffer toutes les energies. Les chiffres quantitatifs  deviennent trop  exigeants au detriment  de notre travail etde la qualité à apporter pour aider vraiment ces personnes.


A tous et tous, je ne peux que vvous dire : courage !pour arriver à aider ces gens que les entreprises jettent dehors sans pitié, sans se preoccuper des consequences.


 


Marie


 

commentaire n° : 34 posté par : Erotica51 (site web) le: 17/10/2006 14:09:04
A MARIE
Merci pour cette contribution et le constat. Dans quelle strcuture exerces tu? Auprès de quel(s) public(s).

Je te rejoins sur l'environnement procédurier, "administratif" qui rogne (ruine?) peu à peu semble t-il le coeur de l'action à savoir la relation duale.
Moi, j'interviens sur le programme PAVA (public jeune) de Paris, piloté par l'AFPA, commande institutionnelle.
commentaire n° : 35 posté par : GRONONO le: 17/10/2006 22:35:52
AFPA PAVA PARIS
Lundi 23, info. coll. de masse (plus de 130 inscrits, je ne sais plus le nombre de présents)  pour pallier à des reports d'entrée. Entretien de "diagnostic" à la chaine avec l'appui de Formateur pour Adulte de l'AFPA (en cours de formation)...
J'ai eu énormément de mal à assurer, dans ce contexte fait de bruit et de promiscuité, une écoute et une attention cohérente...
J'ai fait rentrer dans le sas en posant clairement que celui ci posait le principe d'une évaluation du "potentiel" PAVA du candidat (dont un "choix" métier réaliste).  
commentaire n° : 36 posté par : GRONONO le: 24/10/2006 21:09:42
AFPA PAVA PARIS
Si j'ai fait rentrer c'est pour "contrebalancer" la frustration des publics en cas de rejet (ne pas oublier l'information initiale dispensée par les M.L.). Je tiens à dire leur remarquable patience durant cette info coll. de masse.
J'ai "parié" que le sas d'une semaine (revu et remodelé) était un vecteur qui pouvais nous permettre de mieux comprendre et diagnostiquer (avec 2 entretiens individuels approfondis dont un pour évaluer le "projet" (et proposer une première orientation au référent du sas) et un de "bilan" le dernier jour du sas) ; de plus ces entretiens (trop) courts ne sont pas, à mon humble avis, fiables.
L'intégration dans un CIVIS (un des critères pour entrer) n'est pas plus une garantie (quid de ce qui y a été entrepris par exemple).
Bref, un peu loterie...je sais aussi que de faire entrer c'est leur faire prendre un risque.
Notre prestation, sur le sas, sera t-elle adaptée pour que le public prenne conscience de l'intéret ou non pour lui de ce programme? Ne va t-il pas générer encore plus de décalages, de doutes? La dynamique collective du sas est telle a priori pertinente pour tous...j'en doute.
commentaire n° : 37 posté par : GRONONO le: 29/10/2006 14:00:47

Bonjour à tous,


Je me prépare à rentrer en formation CIP (dans une MFR de Vendée) c'est moins reconnu que l'Afpa...


Je suis très motivée, mais je ne connais encore rien de ce métier (sauf ce qu'on en voit en tant que DE). J'aimerais bien qu'on me donne des titres de livres intéressants (sur les différentes structures d'insertion... ou tous ce que vous trouvez intéressant...).


Merci à tous


PS : super ce blog, mais quelques fois déprimant!!

commentaire n° : 38 posté par : Mynéa le: 31/10/2006 17:44:17

salut à tous!


je viens de découvrir ce blog... je me trouve confrontée à des publics très différents et je suis en train de me poser les véritables questions quant à la cohérence entre ce ke les jeunes demandent et ce ke NOUS avons comme "solutions"...ben pas follichon! je sais ke je ne révolutionnerai pas le monde social...koike ;-) je me questionne aussi sur le juste milieu entre ce ke nos emplyeurs exigent de nous CIP et ce ke nous sommes en mesure de faire, de proposer. nos outils ne sont pas assez développés, la communication quelle qu'elle soit est très limitée, on nous demande de faire d'abord du CHIFFRE alors ke nous sommes dans des structures sociales et pour ma part associative! on nous éparpille dans notre boulot si bien qu'à certains moments, où donner de la tête? comment centraliser les infos, les offres, les urgences si tu es le seul à le faire?


je suis en fait en train de tenter de me spécialiser uniquement ds le domaine de la formation par le biais d'un cif mais je voudrais trouver la plus pertinente...au moins je pourrai m'adonner à ce ki me passionne réellement ds mon boulot mais il faut pour cela ke ce soit réalisable dans le temps (parce ke je n'ai pas envie d'évoluer dans 10ans) et ds le coût (parce qu'un cif est toujours compliqué à solliciter). mon but est de "terminer" en tant ke responsable de la formation...quelqu'un aurait-il des pistes pertinentes sur mes recherches ou aurait-il fait des démarches semblables??


merci d'avoir pris le temps de me lire et de pouvoir me répondre, bon courage à tous!


amél

commentaire n° : 39 posté par : amél le: 05/12/2006 17:13:11

bonjour à tous


cipette de formation, je recherche des ouvrages de TRE en vue d'animer des ateliers collectifs sur élaboration du cv....


si vous avez des références à communiquer cela m'intérresse


merci d'avance & longue vie au blog des CIP8


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 

commentaire n° : 40 posté par : lol le: 07/03/2007 12:46:19
Je recherche des personnes ayant suivi la formation cscd avec l'AFPA, je souhaiterai receuillir vos témoinages suite à cette formation. Merci
commentaire n° : 41 posté par : ujerh le: 16/03/2007 19:00:13
bonjour à tous, 

je souhaite de devenir cip, é jaimerai avoir kelke témoignage, pk vous avez voulu devenir cip, kest ki vous plait dans ce métier
commentaire n° : 42 posté par : NORA le: 11/06/2007 15:55:27
C'est sympathique cette prose Nora! Un peu surprenant (j'ai lu 2 fois pour bien comprendre, je ne suis pas (encore) habitué aux subtilités nées du dialogue en ligne et du sms.

Pour moi, je suis devenu C.I.P. parce que je pensais pouvoir "aider" des personnes en difficultés d'accès à l'emploi. C'est pour beaucoup mon propre parcours qui a "conditionné" ce choix assez tardif (à 38 ans). J'ai eu beaucoup de mal à trouver ma voie (plus de 6 ans) pour des tas de raisons...j'aurai bien aimé croiser un CIP à cette époque.

J'aime ce métier parce-qu'il est chaque jour différent et aussi (c'est assez égoïste) parce qu'il me permet de mieux vivre, bref d'être.

Sinon, qu'elle métier exerces tu? A moins que tu ne soies pas encore dans la vie active?
commentaire n° : 43 posté par : GRONONO le: 11/06/2007 21:59:01
Très sympa comme site! je me suis décidé à devenir CIP après maintes réflexions... et après travaillé pendant 17 ans en centres de loisirs avec des enfants en difficultés ZEP, en général et de 2 à 12 ans. donc je me renseigne à l'afpa et là on me dit kil faut avoir min travaillé avec 1 public min agé de 13 ans! donc courageuse à 35 ans je passe l'équivalent du bac et je me suis inscrite à la fac pour 1 deust d'accompagnement à l'emploi et puis vous connaissez la suite!! donc si vous connaissez une assoc ki veut bien prendre des gens pour travailler 1 an ou plus avec eux.. merci d'avance.sinon à l'anpe on me propose garde d'enfants .. pour m'en sortir...! 
commentaire n° : 44 posté par : kar le: 22/08/2007 22:38:22
Pour avoir des information sur les anciens CSCD (conseiller service client à distance) rien ne vaut de contacter le formateur...
05 61 14 71 32.
commentaire n° : 45 posté par : Vanneau le: 19/11/2007 14:50:19

help
Je cherche une analyse d'une situation problématique lors d'une alternance en tant que cip.
Merci de vos réponses.

commentaire n° : 46 posté par : lea le: 24/11/2007 01:56:49

L'insertion... 12 ans que je baigne dedans, et 12 ans que je me demande ce que j'y fais, et 12 ans que, parce que je prends malgré tout un gros dans ce boulot, je cesse de me demander ce que j'y fait et je me remets au  travail ! 
Parachuté dans le "milieu" en 1995 dans le cadre de mon Service National comme chargé de relations entreprises au sein d'un OF spécialisé en BCA, MAP et conduite externe de projets (ASI, OPG, OEI...), je n'ai depuis plus jamais voulu faire autrechose. J'ai change d'employeur 3 fois, pour X raisons. Je suis aujourd'hui chargé de recrutement "Insertion". En gros, j'aide les publics les plus en difficultés (mais néanmoins employables...) à réintégrer l'entreprise, et surtout à y rester ensuite. 
Or, même si je m'éclate dans ce boulot, et ce malgré toutes les difficultés que nous rencontrons au quotidien lorsqu'on accompagne ces publics en précarité, je commence à me dire que dans ce secteur d'activité, on nous prend sacrément pour des idiots ! Pourquoi ??! Parce qu'on a pour mission d'aider les chomeurs à sortir de la galère, et que nous même y sommes en plein dedans ! L'insertion ? des tonnes de papiers à remplir, des objectifs de plus en plus élevés, des publics de plus en plus cassés, des entreprises qui crient "au secours" dès qu'on leur parle d'embaucher un RMiste, des gouvernements qui tour à tour nous pondent des lois improbables et tout ça pour quoi : des salaires de misère et des contrats précaires. C'est quoi le problème avec l'insertion ? C'est le mot qui n'est pas joli ? C'est qu'il faut admettre qu'en bossant dans le "social" on doit forcément être dans le caca nous aussi ? Faut il trouver normal de bosser comme formateur avec un BAC + 5 en psycho du travail pour 1500 € par mois et se dire qu'on a de la chance d'avoir du travail ? Non, franchement, désolé, autant j'aime ce que je fais et je suis très conscient de la nécessité et de l'utilité de notre job, autant le faire dans ces conditions là me pose sérieusement problème aujourd'hui....

commentaire n° : 47 posté par : Waterproof le: 30/11/2007 10:15:22
Bonjour,
je suis formatrice en insertion professionnelle ; je suis tombée sur ce blog alors que je cherchais des infos pour devenir conseiller anpe; j'avoue que ce que j'ai lu jusqu'à présent ne m'incite pas à continuer mes recherches.
Je suis entièrement d'accord avec le commentaire du 30.11.2007. Je travaille dans un organisme de formation et mes conditions de travail sont épouvantables : je suis en face à face à temps plein, j'interviens sur 4 voire 5 actions différentes sur la semaine et pareil pour mes collègues. Résultat, nous n'avons ni le temps de préparer quoi que ce soit, ni au moins le temps de nous concerter sur le déroulement des actions. Nous avons un public ML de + en + difficile. Je suis en CDD d'usage depuis 2 ans avec un salaire de misère compte tenu du boulot et du stress engendré. Le problème c'est que je ne me vois pas travailler ailleurs que dans le social... mais à ce rythme là je ne vais pas tenir longtemps...j'ai le sentiment que nous sommes quantité négligeable et que nous passons complètement inaperçus...
commentaire n° : 48 posté par : cathy le: 01/03/2008 16:42:23
Bonjour à tous,

Je découvre ce jour même un espace d'échange fort interessant dans la mesure où je suis moi même CIP. Je m'étonne, par contre, de tant de révoltes et d'exaspérations liées à nos exercices et environnements professionnels! 

"La vie est durte!" comme m'a si sérieusement dit mme "X" que je rencontre toutes les semaines (cf. Objectif Emploi").

Je suis de condition modeste, issue d'une famille de "va-nus-pieds", exilés, oubliés,... et heureux d'avoir pu s'offrir la vie rêvée dans leur jeune temps: travailler (autant que possible) - manger à souhait - élever et inculquer les valeurs essentielles aux enfants... vivre modestement et raisonnablement.

Petite dédicace à la France qui les a accueilli (dans la douleur, certes), qui leur a donné un toit (hlm, certe), du travail (précaire, certe)...

Avec un tel programme, me voilà bien obligé de conclure que nous ne vivons pas dans la misère telle qu'on se complait à l'évoquer.

La France n'offre pas le même confort à toutes et à tous. La vie au quotidien nous est souvent pénible. Mais voyons les choses du bon côté. Nous ne mourons pas de faim! De froid, oui, et c'est scandaleux!

Travaillons! Quelles que soient les conditions, les moyens et les outils dont nous disposons, l'important est de dialoguer, échanger, témoigner, de maintenir le contact avec l'autre, continuellement...

Car ce qui nous manque le plus, finalement, c'est une oreille attentive, "empathique" (oups!).

Soyons indulgent envers l'autre, envers soi même, et remettons nous au travail, oust!

Ce que je peux être chi..., parfois.

Allez, courage, fuyons lol

commentaire n° : 49 posté par : PEELING le: 02/04/2008 14:59:00

Bonjour à tous,
conseillère Plie en Ale, je vous communique une info qui pourra vous intéresser  (et je suis preneuse de toute infos pouvant aider mes bénéficiaires et collègues du Val de marne) :


  l'ALE de Sucy-en-Brie recherche un conseiller pour cet été...

Contactez la DALE Mme Dominique Pichon...
ale .sucy-brie@anpe.fr
9 allée du pacifique
parc Affaires leader Club
 94370 Sucy en brie

Bonne journée à tous

commentaire n° : 50 posté par : Eliane le Ruyet le: 17/04/2008 09:03:04

Bibliothèque Idéale

POING... CONTREPOINT



  LES PHRASES QUI TUENT


"Le pire ennemi des profits, c'est le plein emploi."



(France Info - rubrique La Bourse)

"Ce n'est pas un acquis social quand on a un minima social de ne pas être obligé d'exercer une activité pour justifier ce minima. C'est une lâcheté, un oubli, une faiblesse, une habitude."

Nicolas Sarkozy - 18/06/05

 

    CELLES QUI SAUVENT


A écouter ICI en ayant une pensée pour le bonimenteur de "la France qui se lève tôt" et du "travailler plus pour gagner plus"...


°°°°°°°°


"Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles que nous n'osons pas, c'est parce que nous n'osons pas que les choses sont difficiles."

Sénèque - Il y a longtemps


"C'est comme ça que j'ai recommencé ma vie en seconde édition. Comme quoi la vie, pour vous remplir, commence toujours par en bas. J'ai eu les génitoires en action avant le cerveau.

Ceux qui voudraient repêcher des types à la dérive avec de la morale concentrée devraient bien se mettre ça dans le crâne."

Jean Meckert - Les coups - 1942

<