Premier contact, première rencontre, premières paroles et premier entretien.
Et pourtant l’histoire avait déjà commencé, entre idées pré-conçues, représentations bien ancrées, sentiments mêlés et confiance à instaurer.
L’organisation des structures en question, entre respect du public, convivialité, qualité de l'accueil et... un peu, beaucoup, passionnément (?) froideur et logiques institutionnelles... Et nous, comment on s'en sort dans tout ça ?
Bonjour à tous,
Tout d'abord bravo au créateur (cip8?) pour le site!
Je suis une ex stagiaire CIP Afpa .
J'ai plein de choses à dire et je ne sais pas par quoi commencer, alors je livre en vrac comme ça me vient. Ce n'est peut-être pas le lieu pour, mais je me lance....
Vous allez sans doute me trouver négative, pessimiste, ........et tout ça.
Avant de suivre la formation CIP, j'avais déjà une certaine expérience de l'insertion et notamment auprès de publics dits très en difficulté. Là où je travaillais , on me confiait de nouvellles actions, alors que je n'avais que très peu d'expérience, et les bilans étaient à chaque fois positifs. J'étais ainsi enthousiaste, plein d'allant, heureuse d'apporter ma petite contribution à l'amélioration (ponctuelle , je suis et j'étais déjà réaliste) de la vie des personnes que j'accueillais, j'accompagnais.
Puis l'ambiance s'est dégradée au sein de la structure : de nombreux départs + ou - volontaires; des conditions de travail de + en + écoeurantes; un climat malsain; ...... enfin, comme cela se passe dans certaines?, nombreuses? structures.
Alors je suis partie, et je me suis engagée dans cette formation pleine d'illusions , en me disant que grâce à cette formation je trouverai la structure idéale où je pourrai enfin me stabiliser.....mettre en application mes acquis de formation ...et ne plus penser à ma propre recherche d'emploi ....et fini les galères....
Aujourdhui, après avoir travaillé une courte période à l'issue de la formation, j'ai une boule à l'estomac et les boules tout court ...
Voilà 1 an1/2 que je ne travaille pas, plus d'ARE, et le RMI qui pointe son nez , et j'ai beaucoup de mal à faire cette démarche... d'ailleurs je repousse le moment ......
Et pour faire le lien avec les commentaires précédents: entre temps (il y a quelque mois) j'ai sollicité les services de l'Anpe. J'ai demandé un accompagnement (je ne savais pas trop quoi, mais j'étais bloquée et je voulais que ma situation change).
Résultat : un accompagnement sans consistance ou plutôt "insidueusement conflictuel " , et à la suite , un entretien avec un conseiller anpe (où là , j'ai regretté d'avoir demandé un accompagnement) . Dans les 2 cas le sentiment d'être agréssée, le renvoi d'une image négative...... Super pour la reprise de confiance en soi et la remotivation...... et des propositions d'engagement dans des secteurs en tension ......
Mais en fait, Peintre en bâtiment......tiens je n' y avais pas pensé ... c'est peut-être ça mon futur métier ....c'est bien peintre en bâtiment, non?.......... je vais en parler au conseiller Anpe.....
Bon voilà, c'est un peu long, peut-être pas le lieu......mais si certains se reconnaissent dans ce type de situation, ou si vous avez des commentaires à me faire, n'hésitez pas.....
Signé : Une déçue de l'après formation CIP et une dégoûtée du milieu de l'insertion....
La Verdure
Je viens de lire ton histoire, et j'imagine à quel point tu dois être choquée et sonnée (au sens propre et figuré....!!!! ).
Pas facile d'être conseiller Anpe de nos jours ( vue les directives gouvernementales) , il doit y avoir une sacrée pression........Et il fait pas beau être chômeur non plus.... toute cette culpabilisation, cette pression,....ces radiations à tout va.....
Tu parles de communication, ou plutôt de violence des échanges......
Je ne vais pas parler de ton histoire en particulier car je te sens sincère quand tu dis "le recevoir humainement" et "expliquer objectivement" .Simplement je me fais la réflexion ( et surtout je me mets à la place de cette personne) comment réagir autrement lorsqu'on nous enlève ce qui nous sert à vivre au quotidien , cela ne peut engendrer qu'un sentiment de peur, d'injustice, d'agressivité ........la personne vit une situation violente où elle se sent impuissante ....seule face à cette grosse machine ANPE (et dans ton histoire l'Anpe c'est toi, pas de chance!) qui semble déployer tous les moyens pour débusquer "le faux chômeur"(et là je pense que tout chômeur se reconnaît) , et le punir.
Ton histoire me rappelle aussi celle que j'ai vécue il n'y pas longtemps. En tant que DE, j'ai eu un entretien avec une conseillère anpe. J' ai été sidérée par ces propos , surtout par sa manière . On ne m'avait jamais parlé comme ça....Il se trouve que je sais me contrôler , prendre du recul, ..... car sinon je me serais levée et je lui aurais mis mon poing sur la gueule..... Moi qui suis quelqu'un de calme.. C'est vraiment ce que j'ai ressenti....
En conclusion : EMPATHIE, la clé des échanges harmonieux.
Et puis j'ai découvert un site qui peut d'intéresser : lavievueparlafourmi.over-blog.com (journal d'une conseillère anpe qui raconte ses journées à l'agence, intéressant et sympathique).
Bon courage pour la suite, continue à échanger sur ce que tu as vécu et comment tu l'as vécu , et si tu as du mal à sortir de cette histoire, tu pourrais peut-être en parler à un psychothérapeute.
Bonjour Monsieur A., (impressionnant et drôle à la fois ton psoeudo! ).
Merci de t'intéresser à ma situation et de me proposer ton aide. Je perçois du scepticisme dans ta réponse. Je m'attendais un peu à cette réaction.......et en même temps, serais-je la seule à vivre ce type de situation?
Avant d'aller plus loin dans les échanges, j'aimerais te poser quelques questions: Avais-tu une expérience directe dans l'insertion avant la formation? As-tu trouvé du boulot rapidement après la formation? Es-tu satisfait de ton emploi (structure, conditions de travail, contrat, salaire,.....)? Tu as raison quand tu parles de général / particulier. Pour ma part le facteur "particulier" est très important........Je m' interroge (entre autre) sur mes réelles motivations à continuer à travailler dans l'insertion.......
Mais ce n'est sans doute pas par hasard si je suis arrivée sur ce blog ......... Alors tout commentaire et toute aide seront les bienvenus.
Bonjour,
Je suis conseiller ANPE de profession et suis tombée sur ce blog. Je recherchais quelques réflexions de profondeur sur l'approche de l'humain partagée avec des professionnels. Pour ceux qui ne seraient du secteur de l'insertion professionnelle, sachez que l'ANPE méconnaît l'humain, et les échanges de pratiques qu'il peut promouvoir ne sont justement qu'un échange sur les différentes voies (de garage le cas échéant) vers lesquelles on va orienter les chercheurs d'emploi, les types d'emploi, les formations.
Comme le soutenait un professionnel du domaine : Nous ne souhaitons pas de psychologues parmi nous, pas de supervision, car les psychologues manquent de pragmatisme.
Effectivement, le pragmatisme ne conduit qu'à s'interroger sur l'opportunité de la voie de peintre en bâtiment contre la voie de ... ?
C'est à ce niveau très bas que ce trouve le débat.
Qui a parlé à l'instant de "D.E". C'est quoi déjà ? Lâchez-nous les basket avec ce jargon !
Que le conseiller ANPE n'attende pas d'émouvoir les fameux "D.E.". Souhaite-t-il être consolé ?
Ce n'est pas parce que le logiciel ANPE crache des avertissements avant radiations suivis de radiations (sans l'initiative des conseillers), que les conseillers ne portent plus aucune responsabilité. En effet, ils connaissent le système et en exerçant leur fonction, acceptent ce fonctionnement.
Croquette
suite échange Mr A
Après plusieurs tentatives, je peux enfin envoyer un message. Tout d\\\'abord, je tiens à te remercier pour ce type de "réponse". J\\\'ai été impressionnée, je trouve courageux d\\\'exprimer ce que tu dis. Egotisme (j\\\'ai regardé la def. dans le dico) , quelque part je me reconnais bien là. "Mieux se connaître et s\\\'accepter", "désir d\\\'aider et relation de pouvoir" ça me semble effectivement des points de réflexion essentiels lorsqu\\\'on s\\\'engage dans ce type de métier. Pour parler de ma situation perso., et bien elle n\\\'a pas évolué. Depuis que j\\\'ai repris les démarches, je réponds à des offres et j\\\'obtiens des entretiens. Ma candidature intéresse. Après, je crois que je n\\\'ai plus l\\\'enthousiasme et l\\\'énergie necessaires pour convaincre. Est-dû au fait d\\\'être restée trop longtemps sans activité? Me suis-je trompée de "vocation" professionnelle? Est-ce le signal pour changer de cap professionnel? Que faire? Voilà où j\\\'en suis.
Mr A, et toute personne qui visite le site, vos commentaires et votre aide sont les bienvenus. A bientôt
A prendre les usagers pour des c…, ils nous le rendent bien, vous ne trouvez pas ?
Mais c’est ce que semblent ignorer démagogues et technocrates de l’insertion : Les gens, même du plus bas niveau, peuvent nous cacher des choses. C’est à la portée de n’importe qui.
Revenons à l’origine du «conseil » (même « subi » ou « sous - contrainte ») :
Quelqu’un qui vient chercher un conseil, c’est une personne est « en panne » ou « en arrêt sur image » parce qu’elle ne parvient plus à établir une passerelle entre son envie, ses talents d’une part, et son environnement, son marché d’autre part. Il y a pour elle de moins en moins d’interaction et de visibilité par rapport à ce marché.
Et qui rencontre - t’elle alors ?
Trois types de personnes :
- Des conseillers privilégiant le « psy », l’écoute. Mais ils rencontrent de telles fausses - barbes qu’ils y perdent vite illusions et énergie.
- D’autres, davantage dans l’énergie, se prévalant de méthodes et de contacts liés au recrutement et au placement. Eux, quand ils voient quelqu’un, c’est : « dans quelle case puis-je le mettre ? ». Ils sont cependant tellement reconnus par l’organisation qu’ils oublient totalement l’aspect coaching et accompagnement à la transition personnelle et professionnelle.
- D’autres enfin qui, pris dans l’idéologie et la cuirasse de métier, cachent leur jeu, se protègent des deux extrêmes. Ils perçoivent très bien les tentatives des usagers de surenchérir, de demander des formations. Bref, ils voient bien la langue de bois; les postures de victime, les prises en otage (liées à un projet professionnel irréalisable) opérées par des profils qui ont une faible attractivité concurrentielle, et qui veulent en faire porter la responsabilité aux institutions.
Mais ils se taisent, ils ouvrent les parapluies.
Car ils sont rentrés dans un processus où, à force de se protéger, ils se sont éloignés du cœur de l’affaire : La confrontation avec les usagers, avec leurs collègues mais aussi avec leur propre identité !
Ce n’est pas ça qu’on appelle un métier ?
Il faut dire que le « métier » de l’insertion (qui a une vingtaine d’années) est effectivement dur et insaisissable: Il ne faut être ni trop psy, ni trop commercial, ni trop gestionnaire, ni trop technique …
Alors il faut être quoi ? Etre rien ? Hurler avec les loups. Pleurer sur l’impuissance publique ?
Non, il faut être adulte, mon colonel !
Se trouver sa propre liberté d’action, au milieu de ce fatras de procédures qui justifient l’action de gens qui ont perdu depuis belle lurette toute vocation et tout militantisme. Car l’emploi est lié au politique. Et on ne se bat pas contre l’inertie d’un système qui profite à tout le monde (le chômeur en premier) sur lequel tant de gens sont assis.
Votre social, n’attendez pas une structure pour le porter à votre place, afin que vous vous sentiez contenus. Créez-le vous-même, ce « social ». Et ce, dans n’importe quel secteur.
Mais à partir de vos talents réels : Animateurs, débroussailleurs, administrateurs, organisateurs, concepteurs.
Vous l’avez bien vu : Les structures d’insertion portent les mêmes conflits humains qu’ailleurs car la nature des hommes n’y est en rien changée. Mais pire : Le but social empêche les gens de se dire les choses, se confronter et se positionner. Les conflits sont larvés. Tout le monde est pris dans une « bonne posture », bien pensante. Dans le privé, on se frite, on se dispute sur des méthodes, puis on se rabiboche car on a un objectif. Dans le social, c’est « idée contre idée », « personnalité contre personnalité ». Et cela inonde finalement tout le monde.
Vous aurez d’autant plus de force à imposer vos valeurs (même dans une petite boîte de recouvrement de créances) qu’elles seront portées par votre vrai talent (identifié).
Car le conseiller dans tout cela (vous l’avez compris, il n’y a que lui qui m’intéresse), comment se positionne – t’il, se ressource - t’il. Comment se représente t’il son identité et sa trajectoire ?
Pour les apparatchiks qui ont passé le concours ANPE comme un autre, ce n’est pas grave; ils ont depuis longtemps investi une autre sphère de motivation et attendent le barbecue du week-end.
Mais pour les autres, ceux qui ont la vocation, l’envie, le militantisme ? Comment s’épanouir ?
Qui leur fournira matière, méthodes et modèles afin de travailler dans les conditions de travail qui sont les leurs : C'est-à-dire des entretiens de moins de quinze minutes ?
Les réduira – t’on eux aussi à « magasiner » les gens dans tel ou tel module, faire de l’incantatoire, gérer l’impuissance publique, ouvrir des parapluies, nourrir des sentiments agressifs envers et souvent disqualifier les voisins ou partenaires; en un mot protéger leur caste et leurs emplois ?
Ou bien leur permettra - t’on de jouer pleinement leur rôle d’aide à la transition personnelle et professionnelle ?
Eh bien, là, je ne veux pas faire comme les conférenciers qui vous font de magnifiques constats, puis se dérobent lorsqu’il faut faire des propositions concrètes.
Il y a des solutions.
Applicables immédiatement et individuellement pour chaque conseiller, référent d’insertion, qui veut se ressourcer et se renouveler un tant soit peu dans son métier.
Connaissez-vous les cv « identitaires », « tout-terrain » ou « à géométrie variable » ?
Pour résumer; on peut, en jouant sur les compétences puis intitulés de postes mis en avant, faire passer un directeur de clinique à agent d’entretien (qui le demandrait).
Vous retrouverez la trace de ces cv dans les approches canadiennes. Comme un sonar qui envoie des ondes réfléchissantes, ils sont un outil de feed-back entre soi et son marché, un outil de recherche et de découverte de soi simultanée.
On peut les utiliser à fond, comme un méthode de coaching, permettant en fait de neutraliser les auto - censures et neutralisations fréquentes lors des entretiens. cCela assainit le rapport de conseil dés le départ, car le conseiller se pose d’emblée en tant qu’interface neutre entre la personne, son message et son marché. Il n’est pas dans le solutionnement (entraînant la passivité en face). Il « démine » le message du cv et engage ainsi le bénéficiaire sur un travail invariablement productif. Cela cadre la relation en la préservant de toute dérive et enlisement à la fois sur le versant personnel, mais aussi sur le versant employeur : La personne est interrogée sur son « métier » (zone transitionnelle entre identité et fonctions pour les employeurs) et son « vouloir ».
Puis elle est invitée à creuser ses talents et compétences, que le conseiller articulera en fonction de ses rencontres professionnelles et demandes ultérieures.
La personne repart avec un travail à faire, qu’elle ne pourra que réaliser, ou saboter.
Après, cela permettra de mieux jauger à qui on a affaire : Si la personne la joue victime, elle souffre cependant, et quelques encouragement la feront changer de posture. Si c’est une « touriste », elle n’aura rien fait. Et il s’agira de lui faire assumer son rapport à la contrainte.
Bien - sûr, le plus dur est de manier parfaitement les compétences des gens : Etre capable de déconstruire - reconstruire complètement les messages de candidats, en fonction de ce qui les mobilise aujourd’hui et demain. Sur - dimensionner, sous - dimensionner les profils, lisser les intitulés de postes, flouter les secteurs d’activités (stratégie par rapport aux employeurs). Tout cela à la demande des bénéficiaires bien – sûr. Et non – pas fonctionner (bien à la française) à l’étiquette de poste, perdant de vue l’individu qui est derrière.
Car ils respectent les visions des individus, et évitent de les enfermer dans des visions qui ne sont pas les leurs.
Loin d’être le simple support admis en fin de parcours d’accompagnement, ils permettent, tour à tour :
- Une approche centrée sur la personne (son fil conducteur) et non sur les fonctions des entreprises (mais toutefois lisibles par les deux),
- Un message à l’adresse de son marché du travail, qui lui permet d’obtenir un vrai feed-back, s’éprouver, se définir et se déterminer (y compris par rapport au « faux », si elle le souhaite et l’assume),
- Une manière de développer la capacité d’une personne à ne pas s’enfermer dans un objectif tronqué (« vision d’elle-même » opposée à « vision des employeurs »), à aller vers, à ouvrir sa capacité de rencontre et à reprendre une trajectoire.
- Une méthode (assimilée à du coaching) à l’adresse des conseillers emploi, afin de glisser sur les freins proposés par les candidats, qualifier non - seulement leur lien à l’emploi, à leur identité, mais aussi à l’accompagnement institutionnel, économiser son énergie.
Cela suppose enfin de se dégager de l’emprise qu’a l’ADVP sur tout le système d’orientation. Attention, je ne combats pas l’idée de l’ADVP (que j’ai toujours trouvé très juste), mais sa mauvaise application et coordination institutionnelle et partenariale … De nombreux référents PLIE et ANPE ont en effet depuis longtemps compris en quoi les bénéficiaires d’accompagnements s’étaient adaptés à ce discours, ce rythme et cette méthodologie, et engouffrés dans la brèche qui existe entre d’une part le temps du travail du projet, et d’autre part celui de la recherche active.
Le marketing personnel appliqué aux non - cadres et, concept assez récent, aux personnes en addiction par rapport aux dispositifs d’accompagnement, fournissent d’excellentes formules d’accompagnement, qui permettent d’accueillir, questionner, suivre et gérer différemment (de manière souple, interactive, autonomisante et rapide) les personnes en recherche de devenir.
Une démarche novatrice, mais qui dérange tout le système clientéliste (avec des gens bien au chaud) autour du PLIE et de l’ANPE.
Si cela intéresse, j’ai pas mal d’infos à passer.
Je pourrai aussi vous parler de la manière dont nos pontes, au lieu de tourner en rond dans leur vieux discours militants, peuvent interpeller et associer les politiques pour faire réellement avancer les gens.
Une simple question, comme ça : Pourquoi les syndicats nationaux ne désignent-ils pas des représentants locaux, dans des commissions d’ALE, des chambres de métiers, des CCI, pour co-gérer et arbitrer les propositions (positionnements à l’emploi) faites aux gens. Pour continuer à pleurer dans le dos et attendre l’alternance politique ?
Car, il ne faut pas se leurrer, aucune personne ne bouge si elle est certaine de n’avoir jamais aucun compte à rendre.
La seule dynamique saine sur laquelle tout le monde peut tomber d’accord, serait alors un système qui combinerait (effet de synergie) un accompagnement individualisé des individus, avec un système de positionnement systématique sur des offres.
Et là, fini les « victimes » et les « touristes » (toutes sortes de « faux-demandeurs », en fait), mais qu’il faudra réaccompagner vers une autonomisation et une reprise en charge de leur démarche de retour à l’emploi.
C’est là que
aura son rôle-clef, dans la durée, et fera sortir les gens de l’ornière.
Il ne manquerait plus que le marché ne soit pas ouvert aux changements de trajectoires des individus !
Qu’il y soit résistant, oui, c’est sûr!
Mais là est précisément notre boulot mon gars :
Outiller les gens pour qu’ils arrêtent de produire des messages « nécrologiques » (cimentés dans le passé), et neutraliser les représentations de ces connards d’employeurs, qui ont des préjugés sur les parcours (dans le jargon, on appelle cela la « médiation à l’emploi », non ?).
Ca, c’est la responsabilité réelle d’un accompagnant.
Et qu’on ne me parle pas de ces opérations de placement à l’emploi
Et que fait l’ANPE ?
Elle entend « cv » ?
Paf : Atelier de recherche d’emploi, ou objectif emploi. Avec des gens qui débitent des généralités qui ne répondent pas à la stratégie des intéressés.
L’institution, à force de s’organiser comme la poste en banlieue chaude, qui blinde ses vitres (mais avec le « sourire », et en suivant des stages sur « l’empathie »), ne se parle plus qu’à … elle-même.
Quel module, quel centre de formation, ne consacre pas au moins la moitié du temps à bassiner les gens, à « poser son cadre » ?
Le cadre, cela doit être celui du métier des gens !
On trouve tant de conseillers qui se masturbent intellectuellement devant les gens « polis ». Mais les écoutent – ils seulement ?
Les conseillers, des fainéants ?
Euh … Pour ne (toujours) pas utiliser de langue de bois … c’est malheureusement un peu tout comme.
En fait, ils sont désabusés.
Et ce n’est pas simple de leur faire remonter la pente.
Entre impuissance et toute-puissance, ils ont un mal fou à trouver la bonne distance, la bonne exigence.
Et ils se réfugient dans des idéologies de métier, critiquant le système.
Sauf que ce ne sont ni des sociologues, ni des journalistes, ni des hommes politiques.
Ce sont des acteurs à responsabilité !
Mais …
Quel conseiller est véritablement outillé pour aider à faire le lien entre l’identité professionnelle mouvante d’une personne, et les fonctions et exigences professionnelles elles – aussi mouvantes des entreprises ?
Quel conseiller est outillé pour neutraliser les « étiquettes » dans lesquelles se figent les individus, mais aussi celles dans lesquelles les entreprises figent les profils qu’elles souhaitent recevoir ?
Quel conseiller est outillé pour qualifier le lien à l’emploi des gens, observer la stratégie des gens avant d’en monter une ?
Je suis désolé, c’est le vide sidéral à l’agence.
Tout le monde aide à des petits projets, mais personne n’a une vision globale de ce que c’est qu’un repositionnement professionnel complet.
Démasquer le FAUX CHOMEUR ne veut pas dire le crucifier.
Je crois au contraire qu’il prend cette attitude spectatrice, parce que les gens ne savent pas y faire en face.
On a une vision manichéenne du bâton (cadre d’exigence pour rester indemnisé) et de la carotte (écoute de la singularité de la personne, et promotion de son message sur le marché), alors que les 2 fonctionnent en synergie (comme je l’ai écrit).
Mais le flicage, oui ! Il doit nécessairement faire partie du système. C’est au référent de pondérer les manettes …
Sinon, les touristes continueront à vous pourrir la vie, essouffler votre conviction et votre discours (qui englobe tout le monde). Le bon speech à la bonne personne (après avoir testé son attitude par rapport à l’accompagnement). Et stop aux procédure d’accueil et aux processus mécaniques !
Et les « victimes », quant à elles, très au fait des discours d’élus, continueront à venir s’asseoir en face de vous, vous dire merci avant même que vous ayiez ouvert la bouche, vous parler de « solution unique », vous défier de faire autre chose, et ne sont au final jamais « sauvées » comme elle le voudraient.
Ce que je fustige, c’est le fait de se plaindre (pour les conseillers) devant les gens du marché du travail.
Du point de vue de ces derniers, c’est totalement stérile. Cela ne les fait en rien avancer. Pire : Cela les conforte dans leur équation impossible, dans laquelle ils nous prennent en otage.
Mon approche est totalement psy. Derrière une démarche (cv) semblant anodine, « outil », ou « technique » ; il y a là une vraie approche de l’entretien express, qui est pragmatique.
Je regrette seulement que des mots comme coaching fassent encore aussi mal à la vue des conseillers ANPE. Tout comme d’ailleurs toutes les gadgets ou tentatives, dont ils ont été inondés depuis 20 ans. Ils ne voient plus rien.
Ou alors, si : Pour sembler novateurs, d’une agence à une autre, ils tentent de temps à autre une opération, en « faisant confiance » à un sous-traitant.
Mais comme une équipe éducative dont un des membres peut planter tout le travail ; ils ne respectent pas les protocoles et stratégies mis en place. Et ils phagocytent tout, comme s’ils voulaient rester les derniers combattants sur terre. Comment explique-tu cette agressivité latente en gens du social ?
Un conseiller doit savoir en premier lieu se taire : Lire le profil, écouter la demande, ne surtout pas y coller et tenter d’y répondre.
Si tu penses à ton boulot même le WE, c’est que celui-ci ne t’a pas encore transformé en robocop !
L’approche cv permet là encore de faire glisser et renégocier la demande initiale. Cela se voit si peu ?
Bonjour à tous,
A vous qui avez apprécié ma précédente publication, sachez que mon dernier ouvrage est actuellement en librairie.
Intitulé « La validation des acquis de l’expérience », il propose un bilan sur le dispositif de professionnalisation mis en forme dans la loi de modernisation sociale votée en 2002. Cet ouvrage examine le contexte du dispositif VAE visant à favoriser la création de viviers de compétences dans les entreprises et les organisations. Il étudie les pratiques des certificateurs, le fonctionnement du répertoire national des certifications professionnelles et analyse les enjeux individuels (accès à la certification des travailleurs les moins diplômés) et ceux des entreprises et des organisations.
message pour hello....
comme tu es bien dûre....
pourquoi écris-tu ça? où veux-tu en venir?
la question que je me pose après avoir lu tout ton panflet c'est au final à qui en veux-tu???au chômeur qui parfois vient pour la troisième fois dans ton bureau après opi, bilan, atelier... et qui au final n'a besoin parfois que d'écoute et de motivation.? mais à qui l'on fait croire qu'il a besoin d'aide (ça repousse...)
au conseiller qui c vrai des fois se retrouve confronté au fait de démontrer a des chômeurs "reveurs" (mais au fond on a le droit de rêver) que leur projet est trop gigantesque pour leur niveau? de se retrouver confronter a des fermetures de formation? des rejets ne serait-ce que pour des stages... (bref tous les pb quotidiens )? et puis d'y penser encore et toujours le soir et le we?
a la société qui ne fait pas en sorte de prendre en compte les personnes qui ne correspondent pas à la "norme"
comme tu le dis on est pas des sociologues... (encore que....???) alors où-es ta solution meme si ton analyse est pertinente?????
AFPA PAVA PARIS
En fait de synthèse je procède par le commencement...l'accueil des publics.
Donc, sur ce programme nous recevons, orientés par les Missions Locales, un public de 16-25 ans, par "vagues" de 50-60 (en ce moment).
La réflexion sur le pré accueil avant l'information collective sur le programme nous a amenéà l'organiser.
L'objet étant de gérer ce flux important avec le minimum de "bouchon", ainsi que de montrer l'attention que nous portons à ce public. "Sensibles" à cette approche, le public est ainsi supposé être en de meilleures dispositions pour "absorber" les informations de l'info col.
En effet, pour la plupart, ils ignorent complètement les tenants et aboutissants du programme sur lequel ils sont positionnés par les M.L..(M.L. qui sont sencées maitriser l'essence du programme PAVA) d'où l'info col...durant laquelle une partie du brouillard se dissiperait.
Pour ma part je ne suis pas certain que la dissipation du premier rideau de fumée mette en de meilleures dispositions les publics pour la suite. Je formule l'hypothèse, à ce jour (j+7 de mon intégration), que cette clarification/découverte génère des interrogations et autres questionnements inquiets.
Bonjour à tous!
Je suis actuellement en formation à l'AFPA et participe dans le cadre de ma formation au PAVA. D'ailleurs, c'est intéressant de voir les disparités entre régions puisqu'à Toulouse, l'âge minimum est fixé à 18 ans et il y aurait (nous l'avons récemment apprisà une tolérance de 20% concernant les personnes de plus de 25 ans...! Tout cela pour dire que, comme tu le soulignes, certains conseillers de M.L étant avares d'informations quant à ce programme en tout cas, l'info collective se révèle être efficace pour planter le décor, donner les infos basiques (finalité,rémunération, durée, statut, lieux,...). Quant au découpage en ateliers, le côté individualisé et tout le toutim, je pense que cela reste assez opaque pour eux effectivement. Pour avoir accueilli 4 jeunes après l'info coll, je dirais que l'essentiel était bien compris. En revanche, une chose me "chiffonne", la sélection des candidats. J'ai participé à 2 réunions et j'avoue que mes collègues et moi avons été plutôt décontenancés de voir un candidat dont le projet était clair et qui s'était renseigné sur les formations et le métier se voyait rejeté sous prétexte qu'il n'avait pas validé son projet au sein d'un sacro saint dispositif type CPF, OPI,...alors qu'une jeune femme dont la formatrice disait clairement qu'elle souhaitait être secrétaire médicale parce qu'elle avait vu la pub à la télé) était acceptée sans l'ombre d'une hésitation! Et je passe bien d'autres incohérences.
Qu'en est-il à Paris? Comment cela se passe-til avec ton groupe?
Bravo pour la création de ce providentiel espace d'échanges!
Donc en résumé, et si j'ai bien compris : Les missions locales orientent le public vers ton dispositif PAVA. Comme souvent dans les dispositifs d'insertion, les prescripteurs sont soit mal informés de la nature des actions et des objectifs de celles-ci (en l'occurrence PAVA) soit il faut coûte que coûte proposer quelque chose au public après une brève analyse de
Ensuite vous positionnez votre public jeune sur des offres d'emplois recueillies par "un chargé de relation entreprise" qui ne prend pas en compte dans sa prospection les compétences et les souhaits du public. Le système est donc descendant (faire correspondre des profils aux exigences des employeurs). De plus les facteurs exclusivement subjectifs et discriminatoires des recruteurs ne sont pas négociés et rediscutés en s'appuyant, par exemple, sur une analyse du poste à pourvoir mais "relayés" par le même chargé de relation entreprise.
Tu semble dire également que les problématiques individuelles n'ont pas été véritablement prise en compte (souhaits, désirs, urgences des situations, atouts, freins, etc.) par le prescripteur (M.L.) et que sur PAVA vous n'en avez pas les moyens ou cela ne correspond pas à vos missions.
Ce tableau peut-être un peu rapide et sans doute imprécis voire inexact, mais je compte sur toi pour apporter des éléments complémentaires, nous permet de comprendre les angoisses et les frustrations ressenties par les jeunes, que tu évoques, et les écarts entre leurs attentes et ce qui leur est proposé.
Je crois que tout ceci est assez caractéristique et symptomatique de la réalité des dispositifs d'insertion aujourd'hui (et peut-être aussi hier). Les logiques institutionnelles (traitement de masse, objectifs quantitatifs, pas de prise en compte des besoins du public) s'opposent aux situations vécues et aux stratégies d'insertion des personnes. Que reste-t-il alors de la volonté d'insérer (développement de l'autonomie dans la compréhension des systèmes sociaux et économiques et dans les stratégies de recherche d'emploi, approche éducative, prise en compte globale de la personne) ?
Ce que tu annonces de la relation que tu mets en place avec le public s'inscrit en tous les cas dans une position éthique. Malgré tout, informer les jeunes du réel du dispositif PAVA (organisation, missions et limites) pour leur permettre de comprendre, d'analyser, de développer un esprit critique et donc de faire des choix et d'adopter des stratégies adéquates.
Je crois que c'est comme cela que l'on peut rester CIP et continuer "à bien faire son boulot". Ne pas "tordre les gens" comme tu le dis par ailleurs... Quelles que soient les incohérences des dispositifs ou des structures d'insertion.
Pour finir, une question : quelles sont ces frustrations et ces angoisses dont parlent les jeunes ?
Bonjour tout le monde,
J'ai découvert ce blog au hasard de déambulation sur le net. Les échanges ont l'air interressants, notamment sur le dispositif PAVA mis en place hativement à la fin du second semestre 2006 par l'Etat.
La mise en application de ce dispositif est différent d'une région à l'autre (comme le note un commentaire entre Toulouse et Paris) mais il l'est également, différent, d'un département à l'autre voire même d'un centre AFPA à l'autre.
Les commentaires sur la prescription de ce dipositif par les conseillers des missions locales PAIO me font légèrement sourire...en effet j'y travaille ! Loin de moi pourtant de faire état d'un esprit de corps car le travail d'accompagnement des jeunes diffère selon la taille de la structure, sa localisation géographique....
Concernant le PAVA, l'objectif est clair à la base : permettre aux jeunes interressés de se former via un contrat en alternance. Selon l'avancée de son projet le jeune est orienté vers l'une des 5 actions du PAVA. Si des conseillers ML PAIO sont incapables de faire circuler ce genre d'information, c'est qu'il y a un souci !
Je tenais juste à nuancer car des jeunes vont avancer dans leur projet grâce à ce dispositif (qui n'est pas révolutionnaire certes)
A bientôt
AFPA PAVA PARIS
Sur le stress et l'angoisse des publics, j'évoque le groupe avec lequel j'étais sur le sas (Module d'Accueil de Positionnement et d'Intégration).
J'éviterai de généraliser tant que faire ce peut...
La manifestation la plus visible relève de l'effet de l'information initiale dispensée par le prescripteur (le plus souvent les M.L.). Le PAVA est un potentiel pourvoyeur d'organismes de formation et surtout d'employeurs. Peu ou pas d'information sur ce qu'implique le programme (et ce qu'il est dans les faits) à savoir un investissement personnel conséquent le tout en "dynamique" de groupe pour un public ayant effectué un travail de fond sur son employabilité et son choix/orientation métier...sur secteur en tension (batiment, hotellerie, restauration).
La déception est grande lorqu'ils découvrent que notre offre ne correspond pas, immédiatement, à leurs attentes : "mais alors qu'est ce qu'on va faire?", "à quoi ça peut servir?", "j'ai l'organisme de formation ce qu'il me faut c'est l'entreprise!", "je suis bluffé"..."c'est n'importe quoi".
Lors d'entretiens individuels j'ai eu souvent : "qu'est ce que je vais faire après si je n'ai pas mon contrat en alternance?" La demande de soutien, d'aide est implicitement formulé (note : certains sont positionnés après à peine...un seul entretien suivant l'inscription en M.L. de plus sur des métiers sur lesquels nous n'avons strictement aucune offre : par exemple "petite enfance", "mécanique auto-moto"). Les regards deviennent fuyant, les soupirs surgissent, l'agitation apparait, les corps se voutent ou se crispent, le dialogue se transforme en monologue du CIP qui tente de "récupérer" ce qui est récupérable.
Note : je tiens à faire part de la qualité de l'écoute et des échanges avec ma collègue sur les différentes problématiques des publics de ce groupe, sur son ouverture quant à des avis que j'ai émis sur l'intégration dans le PAVA de certains et le retour au prescripteur d'autres (2).
la suite...prochainement
Bonjour à tous et toutes
Tombee comme un papillon desequilibre sur un fil d'argent, dans ce chaudron inespéré, je respire un grand coup. Je ne suis plus seule à oser dire ou penser ce qui ne pas dans nos metiers.
Depuis des années je m'occupe des gens en difficulte. Je devrai dire que la societe rejette pour de multiples raisons et qui finissent par perdre tout confiance en eux.
Des entretiens toutes les vingt minutes, de 8h 45 a 12h45 puis de 13H45à 17H...épuisant; ça fait mal cette detresse que l'on soulage comment ? Avec la peur au ventre en venant nous voir ? Quels sont les moyens pour les aider ? Sommes nous formés suffisamment ?
Aujourd'hui, je dis non ! Comment peut on parler travail a des gens qui sont sous la menace d'une expulsion ? Il faudrait regler certains problèmes plus rapidement. La paperasserie devientvraiment encombrante et finit par etouffer toutes les energies. Les chiffres quantitatifs deviennent trop exigeants au detriment de notre travail etde la qualité à apporter pour aider vraiment ces personnes.
A tous et tous, je ne peux que vvous dire : courage !pour arriver à aider ces gens que les entreprises jettent dehors sans pitié, sans se preoccuper des consequences.
Marie
Bonjour à tous,
Je me prépare à rentrer en formation CIP (dans une MFR de Vendée) c'est moins reconnu que l'Afpa...
Je suis très motivée, mais je ne connais encore rien de ce métier (sauf ce qu'on en voit en tant que DE). J'aimerais bien qu'on me donne des titres de livres intéressants (sur les différentes structures d'insertion... ou tous ce que vous trouvez intéressant...).
Merci à tous
PS : super ce blog, mais quelques fois déprimant!!
salut à tous!
je viens de découvrir ce blog... je me trouve confrontée à des publics très différents et je suis en train de me poser les véritables questions quant à la cohérence entre ce ke les jeunes demandent et ce ke NOUS avons comme "solutions"...ben pas follichon! je sais ke je ne révolutionnerai pas le monde social...koike ;-) je me questionne aussi sur le juste milieu entre ce ke nos emplyeurs exigent de nous CIP et ce ke nous sommes en mesure de faire, de proposer. nos outils ne sont pas assez développés, la communication quelle qu'elle soit est très limitée, on nous demande de faire d'abord du CHIFFRE alors ke nous sommes dans des structures sociales et pour ma part associative! on nous éparpille dans notre boulot si bien qu'à certains moments, où donner de la tête? comment centraliser les infos, les offres, les urgences si tu es le seul à le faire?
je suis en fait en train de tenter de me spécialiser uniquement ds le domaine de la formation par le biais d'un cif mais je voudrais trouver la plus pertinente...au moins je pourrai m'adonner à ce ki me passionne réellement ds mon boulot mais il faut pour cela ke ce soit réalisable dans le temps (parce ke je n'ai pas envie d'évoluer dans 10ans) et ds le coût (parce qu'un cif est toujours compliqué à solliciter). mon but est de "terminer" en tant ke responsable de la formation...quelqu'un aurait-il des pistes pertinentes sur mes recherches ou aurait-il fait des démarches semblables??
merci d'avoir pris le temps de me lire et de pouvoir me répondre, bon courage à tous!
amél
bonjour à tous
cipette de formation, je recherche des ouvrages de TRE en vue d'animer des ateliers collectifs sur élaboration du cv....
si vous avez des références à communiquer cela m'intérresse
merci d'avance & longue vie au blog des CIP8
help
Je cherche une analyse d'une situation problématique lors d'une alternance en tant que cip.
Merci de vos réponses.
L'insertion... 12 ans que je baigne dedans, et 12 ans que je me demande ce que j'y fais, et 12 ans que, parce que je prends malgré tout un gros dans ce boulot, je cesse de me demander ce que j'y fait et je me remets au travail !
Parachuté dans le "milieu" en 1995 dans le cadre de mon Service National comme chargé de relations entreprises au sein d'un OF spécialisé en BCA, MAP et conduite externe de projets (ASI, OPG, OEI...), je n'ai depuis plus jamais voulu faire autrechose. J'ai change d'employeur 3 fois, pour X raisons. Je suis aujourd'hui chargé de recrutement "Insertion". En gros, j'aide les publics les plus en difficultés (mais néanmoins employables...) à réintégrer l'entreprise, et surtout à y rester ensuite.
Or, même si je m'éclate dans ce boulot, et ce malgré toutes les difficultés que nous rencontrons au quotidien lorsqu'on accompagne ces publics en précarité, je commence à me dire que dans ce secteur d'activité, on nous prend sacrément pour des idiots ! Pourquoi ??! Parce qu'on a pour mission d'aider les chomeurs à sortir de la galère, et que nous même y sommes en plein dedans ! L'insertion ? des tonnes de papiers à remplir, des objectifs de plus en plus élevés, des publics de plus en plus cassés, des entreprises qui crient "au secours" dès qu'on leur parle d'embaucher un RMiste, des gouvernements qui tour à tour nous pondent des lois improbables et tout ça pour quoi : des salaires de misère et des contrats précaires. C'est quoi le problème avec l'insertion ? C'est le mot qui n'est pas joli ? C'est qu'il faut admettre qu'en bossant dans le "social" on doit forcément être dans le caca nous aussi ? Faut il trouver normal de bosser comme formateur avec un BAC + 5 en psycho du travail pour 1500 € par mois et se dire qu'on a de la chance d'avoir du travail ? Non, franchement, désolé, autant j'aime ce que je fais et je suis très conscient de la nécessité et de l'utilité de notre job, autant le faire dans ces conditions là me pose sérieusement problème aujourd'hui....
Bonjour à tous,
conseillère Plie en Ale, je vous communique une info qui pourra vous intéresser (et je suis preneuse de toute infos pouvant aider mes bénéficiaires et collègues du Val de marne) :
l'ALE de Sucy-en-Brie recherche un conseiller pour cet été...
Contactez
ale .sucy-brie@anpe.fr
9 allée du pacifique
parc Affaires leader Club
94370 Sucy en brie
"Le pire ennemi des profits, c'est le plein emploi."
"Ce n'est pas un acquis social quand on a un minima social de ne pas être obligé d'exercer une activité pour justifier ce minima. C'est une lâcheté, un oubli, une faiblesse, une habitude."
Nicolas Sarkozy - 18/06/05
CELLES QUI SAUVENT
A écouter ICI en ayant une pensée pour le bonimenteur de "la France qui se lève tôt" et du "travailler plus pour gagner plus"...
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"Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles que nous n'osons pas, c'est parce que nous n'osons pas que les choses sont difficiles."
Sénèque - Il y a longtemps
"C'est comme ça que j'ai recommencé ma vie en seconde édition. Comme quoi la vie, pour vous remplir, commence toujours par en bas. J'ai eu les génitoires en action avant le cerveau.
Ceux qui voudraient repêcher des types à la dérive avec de la morale concentrée devraient bien se mettre ça dans le crâne."
Jean Meckert - Les coups - 1942
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Voilà 6 mois que je suis sorti de la formation et environ 3 mois que je reçois le public, et voilà qu'hier j'ai ressenti ma première lassitude à recevoir quelqu'un.... Déjà ! Je saturais à l'idée de découvrir un autre parcours, une autre problématique, une autre recherche de solutions à apporter, etc. Cette curiosité insatiable à découvrir l'autre, à vouloir l'aider intelligemment avait disparu (temporairement).
Pourquoi? J'ai bien sûr analysé cela: tout d'abord l'enchaînement des entretiens, sur un rythme relevant parfois des "Temps modernes" (eh oui il y a une productivité dans les métiers de l'insertion!); ceci ne laissant pas la place à la fameuse APP (analyse de pratique professionnelle). Elle est d'autant plus dure à respecter entre chaque entretien (ou tous les 2 entretiens), qu'elle est rarement pratiquée par les collègues. Toutefois, certains d'entre eux ressentent, intuitivement, le besoin d'échanger sur leurs pratiques. Dernier point, le fait de ne pas pouvoir accompagner les gens dans la durée a un côté frustrant (là c'est dû aussi à la structure dans laquelle je suis).
Eh puis bon, on nous avait prévenu que la phase d'enthousiasme allait s'estomper. C'est une alerte.
Comme je suis persuadé que je ne suis pas une exception, j'attends des témoignages sur vos façons de vous préserver de cette "lassitude professionnelle". Stratégies personelles, collectives ?